Bonjour à tous, voila je viens de finir la lecture d'Antigone et j'ai un petit essai à faire sur une question choisi par avance et qui me parait assez mal posé: Que faut-il attribuer à la solitude d'Antigone?
En effet, excepté dans les premières scènes ou Antigone semble seul à s'opposer à la toute-puissance de Créon, je vois pas en quoi on peut parler de solitude, elle a le soutient timide du peuple et même dans la mort elle ne finit pas seul.
Ca serait plutôt Créon qui finit seul… du moins cet aspect la me parait beaucoup intéressant….
Alors avant de me révolter contre mon professeur je m'adresse à vous pour savoir ce que vous en pensez, si cette question est bien légitime ou si il faudrait la modifiée…
Cyran.
Relis attentivement la question……….. et es-tu bien sûr de l'avoir recopié correctement ?
Toutefois, cette question me paraît légitime dans le sens où je la comprends (tu as de la chance, je viens de lire une traduc inédite d'Antigone)
Bonsoir Cyran,
Oui, elle est seule Antigone, très seule ! Elle est seule devant tout le monde, devant la loi des humains, devant la loi des dieux… Elle agit toute seule Antigone. C'est la première des anarchistes. Elle n'agit que par sa propre morale, bien avant d'agir par rapport à la loi des dieux, après avoir rejeté celle des humains. Elle agit par elle-même ! Par le sentiment de noblesse (ce haut sentiment) qu'elle possède sans le savoir. Elle croit suivre la loi des dieux. Mais non, Antigone agit noblement (humainement noblement !). Mais cela revient un peu au même.
Muriel
Merci pour vos réponses,
Oui je suis d'accord avec ce que tu dis Muriel, mais c'est vraiment la 2eme partie du livre qui m'a surpris ou Antigone n'est quasiment plus présente… on retrouve un Créon qui reste terriblement seul, face à la loi divine, et face à la vie aussi…. et à partir de ce moment on aperçoit comme une sorte de renversement des personnages d'Antigone et de Créon par rapport au début du livre ou Créon incarnait la stabilité et la constance: la stabilité des lois humaines et leurs intangibilités; tandis qu'à la fin du livre il perd complètement la tête et se laisse guider par ses sentiments avec un discours assez pathétique et on peut faire ainsi un rapprochement avec l'Antigone du début qui comme tu le dis est "très seule" mais qui à la fin obtient sa victoire sur Créon, elle le laisse seul dans le monde des vivants en happant littéralement tout son entourage à travers la mort…bon je vais peut-être un peu loin c'est vrai mais finalement en essayant de te démontrer que la question était mal posée je crois que je viens de faire l'inverse 🙂
Voila sinon, comme c'est de la littérature comparée , j'avais pensé rapprocher le personnage d'Antigone à celui de Jésus-Christ (c'est peut-être un peu fort c'est sûr)dans la mesure ou il reste incompris par tous jusqu'à sa mort et se place contre les lois humaines , les lois divines également (du moins celles en pratiques a l'époque) et comme Antigone il sait qu'il doit passer par la mort, se sacrifier lui-même pour entrer dans la "légende", puisque finalement c'est ce que fait Antigone avec toute les réécritures faites (Anouilh, Cocteau,…)
Voila, c'est une idée que je trouvais intéressante, pensez-vous que ça tienne la route ?
Oui mais reprends la question Que faut-il attribuer à sa solitude ?
Sa solitude ne fait pas de doute, dès le début puisqu'Ismène la désapprouve et le peuple entier (je n'ai pas vu de soutien de ce peuple ?) Seul Hémon la rejoindra, mais il est complètement absent au début, et ne dialogue jamais avec Antigone sur la scène -et c'est ce qui nous importe-
Un seul viatique pour être moins seule face à son destin, la timide approbation d'Ismène, (laquelle préfère attribuer la conduite de sa sœur à la perte de raison)
Tu as raison d'aimer ceux que tu aimes
Merci Léah,
Oui je suis bête !!
Pourtant on nous le rabâche depuis qu'on est tout petit: surtout lisez bien la question!!
Sinon quand je parlais du soutien du peuple, je me suis mal exprimé, c'était en référence à une tirade d'Hémon adressée à son père qui lui fait remarqué avec beaucoup de tact ,"combien la ville plaint cette jeune fille" ( soutiens indirect à Antigone mais comme tu le dis il ne dialogue jamais avec elle… du moins dans la version de Sophocle)
Donc je vais poser une nouvelle question, pensez-vous que la solitude d'Antigone reste également présente chez les auteurs contemporains qui ont réécrit cette pièce?
Et en faisant une petite analyse de la 2eme partie, j'en était arrivé à la conclusion suivante: Antigone: seule dans la vie et entourée dans la mort….(cf.poste précédent)
Voila ce que j'avais cru comprendre …. fausse route ?
Antigone: seule dans la vie et entourée dans la mort….
C'est interessant ça !
Bonjour,
Je suis en train de rédiger mon mémoire, et je ne parviens pas à trouver une information très précise mais qui m'est vraiment utile si je ne veux pas faire ce type d'erreur (surtout en master ça la fou mal ahah).
Enfin voilà, n'étant pas sûr à 100% et ne voulant pas paraître bête, je pose la question.
Sauriez-vous si au Moyen-Âge, aux alentours du XIIe-XIIIe siècle, il était possible pour un érudit de lire Antigone de Sophocle ? Je sais qu'ils avaient accès à Aristote; en atteste la scolastique. Mais je préfère être minutieuse, comme ils avaient un siècle d'écart…
Merci à vous