Bazin, Vipère au poing - Ne fais pas cette tête de conquérant…

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour je dois réaliser un commentaire de texte (uniquement le dévelloppement) à rendre dans les jours à venir sur "Vipère au poing". Voici le texte:
«Ne fais pas cette tête de conquérant, mon petit ami. Je te prédis, moi ta mère, un avenir dont tu n'auras pas le droit d'être fier. Tu ne m'as pas pris en flagrant délit, mais ce don de seconde vue que tu possèdes à certain moments, cette prescience, qui n'est donnée qu'aux anges et aux démons, te permet de bier augurer de mon avenir. Tu as forgé l'arme qui te criblera de coups, mais qui finira par se retourne contre moi-même. Toi qui as déjà tant souffert pour nous faire souffrir, tu te moques de ce que je te réserve, pourvu que mûrisse ce que je réserve à moi-même. La mentalité que j'arbore, hissé haut par le drapeau noir, tu en as cousu tous les plis, tu les as teints et reteints dans le meilleur ju de pieuvre. J'entre à peine dans la vie et, grâce à toi, je ne crois plus à rien, ni à personne. Celui qui n'a pas cru en mon Père, celui-là n'entrera pas dans le royaume des cieux. Celui qui n'a pas cru en sa mère, celui-là qui n'entrera pas dans le royaume de la terre. Toute foi me semble une duperie, toute autorité un fléau, toute tendresse un calcul. Les plus sincères amitiés, les bonnes volontés, les tendresses à venir, je les soupçonnerai, je les découragerai, je les renierai. L'homme doit vivre seul. Aimer, c'est s'abdiquer. Haïr, c'est s'affirmer. Je suis, je vis, j'attaque, je détruis. Je pense, donc je contredis. Toute autre vie menace un peu la mienne, ne serait-ce qu'en respirant une part de mon oxygène. Je ne suis solidaire que de moi-même. Donner la vie n'a aucun sens si l'on ne donne pas aussi la mort: Dieu l'a parfaitement compris, qui a fait toute créature périssable. Ni au commencement, ni à la fin de ma vie, je n'ai l'occasion de donner mon consentement. On me fait naître et mourir. A moi, seulement, ce qui se trouve entre les deux, ce qui s'appelle pompeusement le destin. Mais ce destin lui-même, des Folcoche le préfacent, l'engagent, l'escroquent: cette escroquerie s'appelle l'éducation. Je dois dire à toute cette éducation, à tout ce qui m'a engage sur une voie choisie par d'autres que moi et dont je ne puis que détester le sens, puisque je déteste les guides. Le bien, c'est moi. Le mal, c'est vous. Les principes sont des préjugés de grande taille c'est tout. L'honorabilité n'est que la réussite sociale de l'hypocrisie. La spontanéité du coeur est un réflexe malheureux. La vertu, la seule vertu, la grande vertu, nous ne l'appellerons pas orgueil, nous ne l'appellerons pas force. Il n'y a pas de mot qui la définisse exactement. Elle est ceci et cela, orgueil et force, avec quelque chose de solitaire qui la hisse en tour d'ivoire (taxaudier) et quelque chose de public qui la jette parmi la foule pour se faire les poings. Puissance de moi. La véritable puissance de 1 contre 1, contre la puissance de 2 (l'amour) et la puissance 3 (Dieu défini par le trois directions de l'espace ou par ses trois personnes). Puissance qui n'a pas besoin d'être plusieurs pour être quelque chose. Je répète : puissance de moi. Tel est l'archange qui terrasse le serpent. Tous les serpents. Un serpent, m'a-t-on rabâché, siffla pour notre mère Eve. Une belle Folcohe celle-là! Une belle Folcoche qui a empoisonné pour toujours toute l'humanité. Mais la vrai Folcoche siffle mieux. […] Entre tous les reptiles, à moi, la vipère, à moi ! Te souviens-tu, Folcoche de celle à propos de qui tu disais, avec l'air de si fort le regretter : « Cet enfant a été l'objet d'un grande grâce!» Cette vipère, ma vipère, dûment étranglée, mais partout renaissante, je le brandis encore et je l brandirai toujours, quel que soit le nom qu'il te plaise de lui donner haine, politique du pire désespoir ou goût du malheur ! Cette vipère, ta vipère, je la brandis, je la secoue, je m'avance dans la vie avec ce trophée, effarouchant mon public, faisant le vide autour de moi. Merci, mère ! Je sui celui qui marche, une vipère au poing.

Hervé Bazin, Vipère au poing [1948]
J'ai du mal à bien comprendre le texte et donc à trouver un plan adéquat. En auriez vous à me suggérer? Merci d'avance.
Il faudrait replacer dans la situation de l'énonciation pour comprendre qui parle et à qui.
Il manquerait une phrase avant le discours direct : "Ne fais pas cette tête … fier"
Ensuite c'est Brasse-Bouillon qui s'exprime comme s'il s'adressait à Folcoche, sa mère. Là encore il manque une phrase du texte.

Un acte d'accusation :
- récurrence du tu
- les champs lexicaux
- les reproches

Un portrait en creux, celui de l'enfant
- la violence et la haine
- une éducation coupable
- la vipère au poing