Enseigner le latin dans le supérieur

La filière littéraire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,
Je vous écris quant à quelques inquiétudes au sujet de la carrière que j’aimerais envisager. Je sais que j’aimerais enseigner la discipline qui est l’amour de ma vie, le latin, dans le supérieur (si je peux). (Être normalien donne-t-il encore un avantage concret ?). Or ma question est la suivante : il vaut mieux le faire à l’universite (MCF, PRAG ou AgPR) ou en CPGE? Le salaire est-il le même partout? La difficulté est la même pour parvenir à ces différents postes ? (les débouchés universitaires je les connais très très peu accessibles..). Une alternative au secondaire serait à mon sens l’enseignement en prépa économique ou scientifique, dans quelle mesure les LC ont des facilités pour ces postes-là? Dans quelle mesure le rang à l’agrèg est-il important?
Bref, un million de question. Je suis désolé de vous renverser ainsi par cette vague incongrue de questions, mais je m’inquiète beaucoup pour mon avenir.
Merci à tous =)
Bonjour,

Aucune question incongrue, mais il est difficile de répondre, puisqu'il n'y a pas de règles. Par contre, la première chose est de bien séparer les postes en prépa et les postes à la fac, ce ne sont pas du tout les mêmes corps. Au niveau du salaire, le prof de prépa est mieux payé que le MCF, c'est d'ailleurs je crois le mieux payé de tous (sauf en étant professeur des universités, mais on met des années à atteindre ce grade) à cause des khôlles qui sont des sortes d'heures supplémentaires très bien payées. Surtout, ce qui est bien différent c'est la place de la recherche ; pour être recruté en prépa c'est mieux d'avoir une thèse, mais tu n'es pas spécifiquement recruté sur la qualité de ta thèse, alors que pour être MCF on est avant tout recruté sur sa recherche, et on continue activement à en faire ensuite. Pour être recruté en prépa, il faut à la fois signaler aux inspecteurs qu'on en veut une et se faire remarquer quand on est prof dans le secondaire : avoir évidemment de très bonnes inspections, être volontaire pour faire partie de jurys, être prêt à prendre un premier poste dans une petite prépa loin de chez soi, etc. Dans les deux cas, être normalien est toujours un plus, mais jamais une garantie, loin de là ; idem pour le bon rang à l'agreg. Par contre, je ne suis pas en lettres classiques, donc pour ce qui est des débouchés en prépa éco ou scientifique je n'en sais rien. Mais il me semble que tu n'enseignerais que le français, et pas du tout ou presque pas le latin dans ces prépas.
Bonjour et merci de ta réponse.
En effet ma question porte davantage sur le latin, mais les postes en prépa scientifique et économique m’interessaient comme ultima ratio. Pour le reste, merci d’avoir quelque peu éclairci les choses. Toutefois il reste une question qui va au-delà de la dimension pécuniaire : il est mieux d’enseigner les LCA en CPGE ou à l’université ? Avec mieux j’entends où l’intérêt des étudiants est plus fort et où les conditions permettent de mieux transmettre la langue et la littérature (j’ai très peu fréquenté le premier cycle universitaire).
Il est plus simple d'intégrer le corps des MCF ou d’ensei en prépa ? Y a-t-il une possibilité de passage de l’un à l’autre? (De la CPGE à MCF, l’inverse étant impossible je crois car les MCF sont « désagrégés »). Et dulcis in fundo il est possible étant PRAG d’enseigner en prépa sans passer de nouveau par le secondaire ?
Merci de vos réponses et bonne fin des vacances !
Je pense que ça dépend complètement de la fac où vous enseignez, mais globalement ce sont plutôt les conditions de la prépa qui sont idéales pour transmettre, avec un vrai suivi des étudiants sur l'année, des étudiants très motivés, etc. Ensuite, je pense qu'il y a peut-être un tout petit peu plus de postes de prépas, mais c'est également très difficile d'y accéder, et cela suppose un passage de plusieurs années (voire plus) par le secondaire. Après, pour les MCF comme pour la prépa, ça dépend beaucoup des années : il peut y avoir telle année une "vague" de départs à la retraite de profs de prépas, et donc de recrutement, comme des années de fermeture ; du côté des MCF, un poste qui corresponde bien à ton profil telle année, puis pendant plusieurs années plus rien, etc.
Par contre le passage de l'un à l'autre est impossible, puisqu'en enseignant en prépa on est contraint d'abandonner (en tout cas en très grande partie) la recherche, or le recrutement de MCF se fait sur la qualité et la dynamique de la recherche. Pour ce qui est de PRAG à un poste de prépa, je ne saurais pas trop vous répondre. Je pense que c'est possible. Mais je pense qu'il faut se mettre en tête qu'il va de toute façon falloir passer par le secondaire ; à moins d'une excellente thèse, d'un excellent réseau et de beaucoup de chance qui amène à un recrutement de MCF directement après la thèse. Le passage par le secondaire n'est pas du tout un "moins" sur le CV ; c'est obligatoire pour être formé et crédible auprès des recruteurs, que ce soit en prépa ou en MCF.
Mais je pense qu'il faut se mettre en tête qu'il va de toute façon falloir passer par le secondaire ; à moins d'une excellente thèse, d'un excellent réseau et de beaucoup de chance qui amène à un recrutement de MCF directement après la thèse. Le passage par le secondaire n'est pas du tout un "moins" sur le CV ; c'est obligatoire pour être formé et crédible auprès des recruteurs, que ce soit en prépa ou en MCF.
Non, ce n'est pas obligatoire (mais c'est effectivement fréquent). Il arrive d'être recruté directement en CPGE, et il y a différents contrats qui permettent d'enseigner dans le supérieur ou de se consacrer à la recherche en fin de thèse ou après la thèse. Ce qui compte pour être recruté, c'est d'avoir une expérience d'enseignement, et si celle-ci a été accumulée dans le supérieur, c'est naturellement préférable.
Oui tout à fait Arthur, quand je parlais d'un recrutement directement après la thèse, c'est après un ou plusieurs ATER, pour avoir déjà une bonne expérience d'enseignement dans le supérieur, c'est nécessaire. Mais les recrutés qui ne sont pas passés du tout par le secondaire, que ce soit pour être prof en prépa ou MCF, c'est quand même rare, il faut avoir cette réalité en tête en commençant sa thèse.
Sohanelle a écrit : Au niveau du salaire, le prof de prépa est mieux payé que le MCF…
Non, pas vraiment.
C'est le MCF qui est un peu mieux payé à ancienneté égale. Consultez les grilles salariales en tenant compte de la durée des échelons, et vous le vérifierez facilement.
Cela n'est plus vrai, bien sûr, si on prend en compte les professeurs de Chaires supérieures, mais c'est une petite minorité, souvent à un stade avancé de carrière, qu'il faudrait comparer en réalité avec les professeurs d'université.

Il est vrai en revanche que le prof de prépa PEUT gagner davantage en faisant des colles, mais c'est bien sûr du travail en plus (et souvent assez ingrat).
La réalité est que, si on laisse les colles de côté, alors, à échelon égal, un professeur de prépa ne gagne pas plus qu'un agrégé du secondaire.

Il faut savoir qu'il existe (je ne parle bien sûr pas pour vous, Sohanelle) toute une mythologie sur les revenus des professeurs de prépa, mythologie entretenue par la convergence entre le ressentiment de personnes aigries et la démagogie égalitariste de certains syndicats (et d'une certaine presse).
j’aimerais enseigner la discipline qui est l’amour de ma vie, le latin, dans le supérieur (si je peux).
Bonjour,
Je vais peut-être sembler un peu terre à terre face à un tel enthousiasme auquel je ne voudrais pas infliger une douche glacée ; mais l'amour de ta vie confronté à de basses considérations de salaires et de catégories, plus les réponses qu'on te donne, tout cela sonne de façon discordante à mes oreilles.
Tu adores le latin, soit. Mais entre adorer une chose et l'enseigner, il y a un grand pas. Déjà, il faut aimer enseigner, et enseigner suppose aussi que l'on aime un tant soit peu ceux à qui l'on enseigne.
Enseigner à différents niveaux, du secondaire au supérieur n'a rien de dégradant, ni pour un agrégé, ni pour un agrégé normalien. Cela est au contraire formateur. C'est feuilleter un livre dans son entier et ne pas seulement s'en tenir à une page ou à une ligne.
Je vous remercie pour ces précisions qui sont très utiles.
Pour répondre à Laoshi, le sens de l’amour que j’éprouve envers le latin est le suivant : je me plais à écrire des poésies en latin, à lire des ouvrages modernes traduits en latin (Hobbitus Ille ou Harrius Potter) ainsi que les textes fondateurs de la latinité (archaïque, républicaine, tardive, renaissante ou contemporaine). C’est en ce sens que j’aime le latin et que j’aimerais transmettre un tant soit peu de cet amour. La raison de mon souhait d’enseigner dans le supérieur est extrêmement simple : je ne suis pas français, j’ai fait ma scolarité en Italie et le lycée Classique chez nous porte un intérêt tout à fait différent aux langues anciennes (5h de latin et 4h de grec pendant deux ans et 4h de chaque matière pendant 3 ans). C’est la façon dont je voudrais enseigner les langues anciennes : permettre à ceux qui sont en face de moi de lire, comprendre et commenter un texte littéraire en langues anciennes de manière autonome. Je le ferais même pour 800€ par mois.
Or, les considérations vénales que j’ai faites sont liées au fait que, ayant la possibilité de choisir le niveau, il me semble judicieux de choisir les conditions les plus intéressantes, même d’un point de vue matériel.
Je ne trouve rien de dégradant dans le fait d’enseigner dans le secondaire, même étant normalien, comme tu le soulignes : je ne pense tout simplement pas avoir la vocation de le faire. Je le ferai le nombre d’années nécessaire à trouver un poste dans le supérieur (2,5,10?) mais je pense avoir vocation à enseigner autre chose que ce que, à ce que l’on m’a dit, on enseigne en France, dans le secondaire, sous le nom de LCA
Bonjour,

Il ne faut pas se faire d'illusion : vous n'allez pas choisir entre CPGE, secondaire et université ! Il y a peu de postes, donc c'est l'Inspection Generale (CPGE) ou la commission de recrutement (MCF/PRAG) qui va vous choisir, et vous irez là où on veut bien de vous, quand on veut bien de vous… (comment dit-on "rabat-joie" en latin ?)

Je ne sais pas où vous en êtes de vos études, mais pour mettre toutes les chances de votre côté, vous pouvez d'abord tenter l'ENS à l'issue d'une CPGE. Si vous intégrez, c'est très bien, ça facilite tout de même les choses (ne serait-ce que parce que votre traitement d'élève-fonctionnaire vous évitera d'avoir à trouver un petit job étudiant fatigant et mal payé). Mais si vous n'intégrez pas, ce n'est pas un drame, les formations universitaires sont très bien aussi. D'ailleurs les normaliens en suivent une partie ! Il y a la possibilité de suivre la formation de l'ENS en auditeur libre, admission sur dossier et places pour candidats étrangers, me semble-t-il.
Ensuite il faut passer l'agrégation (ce qui est possible pour les ressortissants de l'UE) pour la possibilité d'enseigner dans le secondaire ou en CPGE, puis préparer une thèse de doctorat, officiellement en 3 ans, mais dans la réalité la moyenne en Lettres, Langes et Arts en France est plutôt 5 ou 6 ans. Avoir une expérience dans l'enseignement est nécessaire, le mieux est d'obtenir un contrat doctoral et/ou un poste d'ATER, deux possibilités qui intègrent pleinement le travail de recherche dans votre rémunération, tout en vous donnant une bonne idée des conditions de travail dans le supérieur.

La situation des PRAG est très variable d'une université à l'autre mais pour synthétiser elle n'est guère enviable. Dans les grandes universités, les PRAG sont la 5e roue du carosse en ne peuvent pas vraiment faire entendre leur voix face aux MCF et PR. On vous refile les cours que personne ne veut (synthèse de texte en L1 psycho en amphi de 500 personnes, Méthodologie du Travail Universitaire en L1 LEA avec 10 % des effectifs qui viennent de bac pro, remise à niveau en français pour étudiants étrangers passant le DAEU… Tout le monde s'en fiche si vous n'êtes pas formé à faire ça, à vous de vous former vous-même), quant aux petites universités qui peinent à avoir des postes de MCF et PR, elles font parfois reposer leurs petits départements sur une poignée de PRAG/PRCE bien gentils qui font tout le boulot. Donc les cours que personne ne veut, vous vous les refilez vous-même parce que vous n'arrivez pas à trouver de vacataires pour les faire. Il y a certainement des universités où la situation n'est pas si affreuse ! Une différence importante entre le supérieur et le secondaire : beaucoup de tâches administratives incombent aux enseignants et enseignants-chercheurs. Donc la direction des départements et UFR, la gestion et coordination des vacataires, la réalisation des emplois du temps, valorisation de la recherche, organisation des examens, etc… Comme il n'y a plus de recrutement de secrétaires, ce sont les profs qui se collent souvent aux tâches les moins gratifiantes… Une vraie plaie ! Certains aiment ça paraît-il…
Pour les MCF et PR, là ça commence à être intéressant car vous faites de la recherche, participez/organisez des colloques, etc (tout en assumant des tâches administratives !) mais encore faut-il aimer la recherche. Vos années de thèse vous permettront de vous en assurer.

Personnellement, après 12 ans dans le supérieur à enseigner l'anglais (vacataire, ATER, puis PRAG), pendant lesquelles j'ai fait des choses formidables, rencontré des gens extraordinaires, soutenu ma thèse et candidaté en vain à des postes de MCF, je me suis rendue compte que je préférais vraiment l'enseigement et que je n'arrivais pas à gérer la recherche, l'administratif et l'enseignement. J'ai donc postulé en CPGE, et obtenu un poste. J'ai quitté l'université sans regrets ! Les conditions d'enseignement sont vraiment excellentes en CPGE. Je suis passée directement de PRAG à la CPGE, mais les circonstances étaient assez particulières, nous pouvons en parler en MP si vous le souhaitez.
UmbertoV96 est en khâgne à LLG en spé LC
Ah merci, c'est un bon départ alors !
Bonjour CCCC,
Je te réponds en même temps qu’à Anne 345 : je ne suis plus en khâgne en spécial LC, mais en M1 de LC à La Sorbonne et j’ai intégré l’ENS par le concours A/L. CCCC, je ne crois pas qu’être normalien aujourd’hui compte plus beaucoup dans les recrutements (mais en revanche beaucoup dans la formation), pour le reste ton témoignage est très instructif et je t’en remercie. Les postes en prépa sont donc aussi chers que ceux de MCF?
Cher UmbertoV96,
Je ne pourrais pas te répondre concernant la rareté des postes, car cela est très variable d'une discipline à une autre. Dans le supérieur ça peut être compliqué car les postes sont regroupés dans des "section", dans ton cas la section 8, langues anciennes. Cela inclut donc toutes les langues anciennes se retrouvent donc dans Le même bateau les enseignants-chercheurs en latin, grec et autres (je ne sais pas lesquelles…). Donc qui sait si un poste occupé par un latiniste aujourd'hui ne sera pas remplacé à son départ par un helleniste en fonction des besoins ?
Le ministère publie annuellement des statistiques cela peut tout de même te donner une idée : https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid85019/fiches-demographiques-des-sections-du-cnu.html

Je trouve quand même qu'être normalien est une très bonne préparation à la recherche !

J'oubliais un élément de comparaison, les obligations de service :

PRAG : 100% enseignement = 384h équivalent TD par an (soit 16h/semaine sur 24 semaines + orga et correction des examens)

MCF et PR : 50% recherche, 50% enseignement = 192h équivalent TD par an (soit 8h/semaine sur 24 semaines + orga et correction des examens)

Professeur en CPGE : les "ORS" (Obligations règlementaires de service) sont hebdomadaires et non annuelles, et varient en fonction de l'effectif et de l'année, entre 8 et 11h. Il n'y a pas d'obligation de recherche (dans le sens de publication ou organisation de colloque) et l'année dure officiellement 36 semaines.
Être normalien n'est pas requis pour être nommé en prépa, mais c'est quand même un atout maître, puisqu'il s'agira ensuite d'enseigner justement à des élèves qui postulent à cette même école!
Être docteur est tout aussi utile.
Avoir les deux titres m'a permis d'évoluer beaucoup plus rapidement: quand le professeur de lettres de la khâgne du lycée où l'on m'avait confié un premier service (partiel) en prépa scientifique a pris sa retraite, l'Inspection générale m'a promu - j'avais juste trente ans - de préférence à tous les autres professeurs de LC de l'établissement, qui pour certains convoitaient ce poste depuis des années.

Par ailleurs, il n'y a rien d'immoral à souhaiter un salaire convenable pour une mission qui requiert un niveau très élevé de qualification. Ne dites pas que vous enseigneriez le latin pour 800€: d'abord parce que vous changerez d'idée quand vous commencerez à avoir vraiment besoin d'argent (pour fonder une famille, par exemple), ensuite parce que les gouvernements successifs n'ont déjà que trop tendance à trouver que les profs sont encore trop bien payés!
Merci pour ce soutien Jean-Luc Picard. Je pensais qu’être normalien ne comptait plus tant que cela dans les recrutement, tant mieux. Vous préférez l’enseignement en khâgne plutôt qu’en fac? Je pense qu’il n’est pas possible d’enseigner à la fois le latin et le grec à l’universite, alors qu’il me semble qu’en prépa cela est possible, je me trompe?
J'ai toujours aimé enseigner, et, à l'inverse, absolument détesté mon expérience de la recherche, qui en lettres n'est d'ailleurs souvent guère plus qu'un flot de rhétorique.

Si vous choisissez la Fac, enseigner ne constituera que la moitié de votre activité, le reste étant pris par la recherche, mais aussi, comme on vous l'a signalé à juste titre plus haut, par des tâches administratives dont le ministère se décharge de plus en plus sur les professeurs. À bon entendeur!
Je n'ai évidemment pas d'outils statistiques à ma disposition, mais j'ai beaucoup d'ex-camarades dans les deux filières (fac et prépa), et, dans l'ensemble, lors des réunions "d'anciens", il me semble que les profs de prépa se plaignent moins de leur sort que leurs collègues MCF.

Par ailleurs, la prépa permet en effet d'enseigner les deux langues anciennes, même si, pour des raisons d'organisation pratique ou de cohérence pédagogique, les matières sont souvent regroupées (en d'autres termes, un professeur fait souvent tout le latin sur les deux niveaux et un autre tout le grec).

Attention cependant, la raréfaction des langues anciennes contraint les professeurs littéraires, même ceux de LC, à donner souvent plus d'heures de français que de langues anciennes. En ce qui me concerne, j'ai eu très peu d'heures de grec au cours de mes 20 ans de carrière en prépa. Chose ironique, car c'est la matière que je voulais le plus enseigner au départ! :/
Umberto !
Il fallait tout de suite le dire, que tu étais normalien.
Cela va te faciliter grandement les choses.
L’endroit où tu trouveras les étudiants les plus motivés, si tu as envie d’enseigner évidemment ce sont les classes préparatoires !
Mais tu devrais le savoir puisque tu es passé par là.
Quant à savoir si tu y obtiendras tout de suite un poste après avoir obtenu l’agrégation, c’est un peu difficile à dire, mais le fait d’être normalien et classé dans les premiers à l’agrégation donne quand même quelques privilèges.
La tendance, depuis une dizaine d'années, semble être de ne plus laisser les jeunes professeurs brillants mariner trop longtemps dans des établissements secondaires difficiles. Je vois plus souvent qu'autrefois de jeunes collègues être nommés en hypo ou en khâgne sans passer par le secondaire ou après n'y avoir fait que de très courts séjours.
Merci à tous ! Vos réponses me donnent des grands espoirs même si l’inquiétude reste. Je pense tout de même qu’un passage dans le secondaire après la thèse soit nécessaire et formateur, je serai content de goûter à ce pain là aussi. Le problème est que j’aimerais que ce séjour ne soit pas trop long (3 ou 5 ans au maximum me paraissent une durée convenable), d’où mon questionnement. Vos réponses ont été très précieuses et je vous en remercie encore, espérant que cela soit utile à quelqu’un d’autre aussi.