Analyse de "cela" et de "que" dans la phrase "c’est pour cela qu’on la surnommait le petit chaperon
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Cela, pronom démonstratif, remplace simplement "toutes les raisons énumérées pour lesquelles on la dénomme PCR"
C'est parce que sa mère lui avait fait ce petit chaperon rouge, etc
Cela est CC de cause de être (c'est pourquoi ? pour CELA, pour toutes ces raisons) (déjà dit, page 1 😂
ooops…
merci!!!
Cette particule encadrante n'est-elle pas ce que l'on nommait autrefois:
"explétif"?
Bonsoir, Lebeau !
A ma connaissance, le mot "explétif" n'est utilisé que pour les termes qui, dans un énoncé, sont vides de sens :
* Je crains qu'il NE pleuve.
* La ville DE Bruxelles.
Ce n'est pas le cas pour l'introducteur "c'est… qui / que" : dans sa globalité, il signifie la mise en emphase (par extraction) d'un des termes de l'énoncé. Sans lui, cette manipulation syntaxique n'est pas possible ; il est donc porteur de sens ; par conséquent, il n'est pas explétif.
Merci pour toute clarification sur la fonction des termes soulignés + itallique:
- un vaste programme = [épithète]
- je trouve ce programme vaste = [attribut du COD "programme"]
- ce programme vaste = [épithète] ?
Si oui, pourquoi? si non, pourquoi?
Bonjour Bismart…
Un adjetif qualificatif directement mis en relation avec le substantif qu'il qualifie est appelé épithète. Aucun problème.
- je trouve ce programme vaste = [attribut du COD "programme"]
Tout-à-fait d'accord. Pour moi, cette phrase est une réduction d'une tournure utilisant une proposition infinitive: si on tourne "à la latine", cela donne: "Je trouve ("pense") ce programme être vaste.", où vaste est attribut du sujet "programme", relié par la copule ("être").
Quand on "réduit" en utilisant la forme très synthétique "Je trouve ce programme vaste.", on ne ressent plus vraiment la proposition infinitive elliptique comme telle, mais elle existe toujours, je pense. L'ellipse de la copule ne la supprime pas pour autant, et c'est pour cela que l'adjectif et le nom ne sont pas directement mis en relation; on ne peut pas parler d'épithète ici.
À bientôt…
On peut aussi formuler
Je trouve que ce programme est vaste
En effet, mais je ne pense pas qu'on passe vraiment de "Je pense qu'il est vaste." à "Je le pense être vaste.". (Mais c'est bien le stricte équivalent, sous forme de conjonctive.)
Pour illustrer, on pourrait dire: "Certes, je savais le programme de première "L" être vaste, mais pas à ce point!". La phrase n'est peut-être pas un modèle d'élégance, mais - Bof! - après tout, elle ne choque pas, je crois. C'est une véritable tournure "à la latine", traduisible mot-à-mot.
À noter qu'il existait déjà, en latin, de telles formes avec ellipse de la copule, comme chacun le sait: sujet + verbe de phrase exprimant déclaration ou opinion ou connaissance + nom à l'accusatif + adjectif à l'accusatif.
Oui la phrase à l'infinitif est un peu longuette, mais rend bien compte de "je trouve ce programme vaste"
Lorsque l'attribut du COD est nettement plus court que le COD, une inversion est au minimum souhaitable :
* On appelle DANSE (attribut) l'ensemble des mouvements qu'exécutent l'un vis-à-vis de l'autre deux anthropophages de sexe différent pour exprimer qu'ils voudraient bien goûter l'un à l'autre. (Marcel Achard)
L'inversion permet aussi de lever une équivoque :
* J'ai trouvé ce gadget bidonnant. (Epithète ou attribut ?)
* J'ai trouvé bidonnant ce gadget. (Attribut)
Merci beaucoup!
Phrase à analyser et à interpréter pour sa valeur sémantique :
Je trouve que ce site excellent!
Nouvelle interrogation : d'où vient la distinction pronom "conjoint" versus pronom "disjoint"? Grammaire méthodique sans doute mais quelle est l'étymologie de cette distinction? et dans quel but?
Bonjour !
Si vous avez Grevisse, la réponse est au n°633.
Je / Moi
JE est une forme conjointe, parce qu'il est joint directement au verbe. MOI est une forme disjointe parce qu'il en est séparé (par une pause ou par une préposition).
Grevisse explique que les termes atones et toniques ne correspondent pas ou plus à la réalité.
Il signale aussi que :
- Wagner et Pinchon parlent de formes réduites / pleines.
- Le Bidois parle de formes faibles / fortes.
J'ai consulté d'autres grammaires :
- Bescherelle ne nomme que les secondes formes : pleines ou accentuées.
- Grevisse : formes conjointes / disjointes.
- Arrivé : idem.
- Riegel : idem.
- Baylon : soit toniques / atones, soit conjointes / disjointes (une double distinction, selon les cas).
- Gobbe : comme Grevisse.
- Chevalier (Larousse) : idem.
- Gardes-Tamines : idem.
- Bonnard : idem.
- Denis et Sancier : conjointes (ou clitiques) / disjointes.
J'arrête : la cause me paraît entendue.
C'est un vrai plaisir que de travailler avec vous! Merci, ma grammaire est loin d'être endormie avec tout ça, elle est plus que jamais restimulée! Merci!
Nouvelle problématique : distinction adverbe/préposition
"Il les comptait, comme les bouchers comptent les bêtes, […]."
Pourquoi ne pouvons-nous dire que le mot "comme" est un adverbe de comparaison?
En quoi la fonction diffère-t-elle de celle du mot "même" dans la phrase suivante:
"[…] il ne prévoyait pas, même dans son pessimisme, que ce nombre de lâches pût être si grand."
Extraits de Zola, 1986.
🙂
Bonsoir !
* Il les comptait, comme les bouchers comptent les bêtes, […].
Conjonction de subordination qui introduit une proposition subordonnée de manière et qui indique une comparaison ou une conformité.
Autres conjonctions de même sens :
* …ainsi que les bouchers comptent leurs bêtes.
* …de même que les bouchers…
* Il ne prévoyait pas, même dans son pessimisme, que ce nombre de lâches pût être si grand.
Même est un adverbe qui porte sur le CC un sens d'intensité, et plus spécialement de gradation, de renchérissement.
La prochaine fois, donnez-nous également le fruit de vos cogitations. C'est la règle du forum.
Ainsi elles nous profiteront !
Oui, Francyne, mais elles profiteront d'abord à ceux qui auront fait l'effort.
Peut-être à moi aussi, car c'est dans vos cogitations que je fouille pour trouver mes solutions ! 🙂
Tout d'abord, merci encore!
Quant aux "cogitations", je crains en avoir que sous forme de "questions" (cf. dernier message)… en l'occurrence, j'avais du mal à distinguer (et à expliciter) pourquoi "comme" n'était pas un adverbe de comparaison alors que dans une autre phrase, le mot "même" semblait jouer un rôle comparable… Je pensais, "il comptait comme […]" où "comme" précise que la façon de compter et comparable à celle d'un autre…
En fait, j'avais du mal à trouver le raisonnement derrière la règle.