Bonjour,
J'ai un devoir en français dans laquelle il faut préparer une introduction rédigée et un plan détaillé pour le commentaire de l'extrait p.34-35 de "Vers la fin de la séance…" l.3 à "….regardé Virginie." l.50
Lien du texte en question :
J'ai un devoir en français dans laquelle il faut préparer une introduction rédigée et un plan détaillé pour le commentaire de l'extrait p.34-35 de "Vers la fin de la séance…" l.3 à "….regardé Virginie." l.50
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Vers la fin de la séance, l’escalier fut agité, la porte fut brutalement ouverte, et entra Joseph Bridau : il était à la tempête, il avait les cheveux au vent ; il montra sa grande figure ravagée, jeta partout les éclairs de son regard, tourna tout autour de l’atelier et revint à Grassou brusquement, en ramassant sa redingote sur la région gastrique, et tâchant, mais en vain, de la boutonner, le bouton s’étant évadé de sa capsule de drap.Merci d'avance pour votre aide
— Le bois est cher, dit-il à Grassou.
— Ah !
— Les Anglais sont après moi. Tiens, tu peins ces choses-là ?
— Tais-toi donc !
— Ah ! oui !
La famille Vervelle, superlativement choquée par cette étrange apparition, passa de son rouge ordinaire au rouge-cerise des feux violents.
— Ça rapporte ! reprit Joseph. Y a-t-il aubert en fouillouse ?
— Te faut-il beaucoup ?
— Un billet de cinq cents… J’ai après moi un de ces négociants de la nature des dogues, qui, une fois qu’ils ont mordu, ne lâchent plus qu’il n’aient le morceau. Quelle race !
— Je vais t’écrire un mot pour mon notaire…
— Tu as donc un notaire ?
— Oui.
— Ca m’explique alors pourquoi tu fais encore les joues avec des tons roses, excellents pour des enseignes de parfumeur !
Grassou ne put s’empêcher de rougir, Virginie posait.
— Aborde donc la Nature comme elle est ? dit le grand peintre en continuant. Mademoiselle est rousse. Eh ! bien, est-ce un péché mortel ? Tout est magnifique en peinture. Mets-moi du cinabre sur ta palette, réchauffe-moi ces joues-là, piques-y leurs petites taches brunes, beurre-moi cela ? Veux-tu avoir plus d’esprit que la Nature ?
— Tiens, dit Fougères, prends ma place pendant que je vais écrire.
Vervelle roula jusqu’à la table et s’approcha de l’oreille de Grassou. — Mais ce pacant-là va tout gâter, dit le marchand.— S’il voulait faire le portrait de votre Virginie, il vaudrait mille fois le mien, répondit Fougères indigné.
En entendant ce mot, le bourgeois opéra doucement sa retraite vers sa femme stupéfaite de l’invasion de la bête féroce, et assez peu rassurée de la voir coopérant au portrait de sa fille.
— Tiens, suis ces indications, dit Bridau en rendant la palette et prenant le billet. Je ne te remercie pas ! je puis retourner au château de d’Arthez à qui je peins une salle à manger et où Léon de Lora fait les dessus de porte, des chefs-d’œuvre. Viens nous voir ?
Il s’en alla sans saluer, tant il en avait assez d’avoir regardé Virginie.



