bonjour, je dois faire un commentaire sur le notaire du livre incendies,
je dois rédiger la deuxième partie :
dans un second temps nous allons nous interesser au personnage du notaire.il se trouve dans une situation embarrassante, la lecture d'un testament, et on sent sa gêne dans une répitition de mots : "c'est sûr, c'est sûr, c'est sûr", il y a aussi le verbe "dire" qu'il emploie sans arrêt (exemples), il déforme des expressions comme"l'enfer est pavé de bonnes circonstances", à la place de "l'enfer est pavé de bonnes intentions"…. avant de continuer je voudrais savoir si le début est bon où si je dois changer, merci
Tu ne donnes pas beaucoup de précisions.
S'agit-il de l'incipit ?
Quel était le sujet exact ? Quelle était ta problématique et qu'as-tu développé dans l'axe I ?
Notaire
Jour. Été. Bureau de notaire.
HERMILE LEBEL. C’est sûr, c’est sûr, c’est sûr, je préfère regarder le vol des oiseaux. Maintenant faut pas se raconter de racontars : d’ici, à défaut d’oiseaux, on voit les voitures et le centre d’achats. Avant, quand j’étais de l’autre côté du bâtiment, mon bureau donnait sur l’autoroute. C’était pas la mer à voir, mais j’avais fini par accrocher une pancarte à ma fenêtre : Hermile Lebel, notaire. A l’heure de pointe ça me faisait une méchante publicité. Là, je suis de ce côté-ci et j’ai une vue sur le centre d’achats. Un centre d’achats ce n’est pas un oiseau. Avant, je disais un zoiseau. C’est votre mère qui m’a appris qu’il fallait dire un oiseau. Excusez-moi. Je ne veux pas vous parler de votre mère à cause du malheur qui vient de frapper, mais il va bien falloir agir. Continuer à vivre comme on dit. C’est comme ça. Entrez, entrez, entrez, ne restez pas dans le passage. C’est mon nouveau bureau. J’emménage. Les autres notaires sont partis. Je suis tout seul dans le bloc. Ici, c’est beaucoup plus agréable parce qu’il y a moins de bruit, l’autoroute est de l’autre côté. J’ai perdu la possibilité de faire de la publicité à l’heure de pointe, mais au moins je peux garder ma fenêtre ouverte, et comme je n’ai pas encore l’air conditionné, ça tombe bien.
Oui. Bon.
C’est sûr, c’est pas facile.
Entrez, entrez, entrez ! Ne restez pas dans le passage enfin, c’est un passage !
Je comprends, en même temps, je comprends qu’on ne veuille pas entrer.
Moi, je n’entrerais pas.
Oui. Bon.
C’est sûr, c’est sûr, c’est sûr, j’aurais bien mieux aimé vous rencontrer dans une autre circonstance mais l’enfer est pavé de bonnes circonstances, alors c’est plutôt difficile de prévoir. La mort, ça ne se prévoit pas. La mort, ça n’a pas de parole. Elle détruit toutes ses promesses. On pense qu’elle viendra plus tard, puis elle vient quand elle veut. J’aimais votre mère. Je vous dis ça comme ça, de long en large : j’aimais votre mère. Elle m’a souvent parlé de vous. En fait pas souvent, mais elle m’a déjà parlé de vous. Un peu. Parfois. Comme ça. Elle disait : les jumeaux. Elle disait la jumelle, souvent aussi le jumeau. Vous savez comment elle était, elle ne disait jamais rien à personne. Je veux dire bien avant qu’elle se soit mise à plus rien dire du tout, déjà elle ne disait rien et elle ne me disait rien sur vous. Elle était comme ça. Quand elle est morte, il pleuvait. Je ne sais pas. Ça m’a fait beaucoup de peine qu’il pleuve. Dans son pays il ne pleut jamais, alors un testament, je ne vous raconte pas le mauvais temps que ça représente. C’est pas comme les oiseaux, un testament, c’est sûr, c’est autre chose. C’est étrange et bizarre mais c’est nécessaire. Je veux dire que ça reste un mal nécessaire. Excusez-moi.
Il éclate en sanglots.
je ne dois pas faire la première partie, c'est le prof qui l'a faite et nous l'a donné en exemple, le sujet est : je construis et rédige la 2 éme partie du commentaire du texte qui montre que "le personnage du notaire est peu ordinaire" et ne faire ni l'introduction, ni la conclusion
Je comprends mais pour ne pas se répéter, quel était l'axe I ?
Le notaire en effet n'est pas "ordinaire". Il ne correspond pas à l'image que l'on s'en fait.
- Son environnement n'est pas agréable. Il doit insister pour que l'on entre dans son étude.
- Il parle beaucoup et son discours est quasi "verbeux". Il ne va pas à l'essentiel, n'a pas d'esprit de synthèse. (On pourrait relever le vrac des sujets qu'il aborde)
- Il est émotif. Il montre sa sensibilité qui va crescendo et à la fin il pleure. Inversion des rôles.
R : dans cette scène d'exposition, il s'dresse à ses interlocuteurs (parle de leur mère, du jour de sa mort, de son pays où il ne pleut pas …) mais donne au public des indications (double énonciation) et le "entrez, entrez …" est aussi à l'adresse du public qui "rentre" dans la pièce.
l'axe 1 expose une situation mystérieuse, mystère autour de la mère, on ne comprend pas tout de suite à qui s'adresse le notaire, silence des interlocuteurs du notaire, le notaire s'adresse aux spectateurs
Je t'ai suggéré trois idées à développer pour ton axe II.
est ce que mon début est correct ou mal dit? merci
Tu peux garder la première phrase, ensuite, il faut aller du général au particulier, organiser et montrer les trois aspects que tu as relevés. Chacun de ses aspects sera illustré d'exemples.
Dans un second temps, nous allons nous intéresser au personnage du notaire. Il se trouve dans une situation qu'il a déjà rencontrée, la lecture d'un testament,
or, son attitude et son discours surprennent et ne correspondent pas à l'idée que l'on se fait d'un homme de loi.
- Il paraît peu sûr de lui, hésite, se répète …
- il parle pourtant beaucoup, de tout et de rien. Discours verbeux. Vrac …
- Il est émotif
merci beaucoup pour le temps que vous me consacrez
Organise-toi dans ton axe, n’enchaîne pas tout comme ça. Par exemple le fait qu'il déforme les expressions c'est autre chose. Réunis d'abord tout ce qui montre sa gêne, puisque c'était ta première idée.