Bac de français 2018, séries S et ES - Dissertation
124 réponses · Page 2 / 7
Bonjour, voici mon plan:
Problematique: en quoi la litterature est elle un moyen efficace d'émouvoir le lecteur et dénoncer les cruautés commises par l'homme.
1/ emouvoir
a) comportement sociaux
- bouc émissaire dans "les animaux malades de la peste"
- l'homme qui se croit supérieur aux animaux dans "betes"
b) la violence
- les victimes de la guerre chez jean giono
- le texte de montaigne ou les hommes poursuivent et tuent les animaux
2/ denoncer les cruautés
a) contexte politique
- j'accuse de zola (cruauté envers dreyfus, bouc emissaire)
- "la cour du lion" cruauté de louis xiv
b) des hommes en general
- micromegas de voltaire: les hommes aiment faire la guerre qui est inutile..
- texte B
- texte D
En ouverture j'ai rajouté que meme si c'était un moyen efficace, ce n'était pas forcement LE plus efficace et j'ai parlé des oeuvres d'art car on voit vraiment etc..
Qu'en pensez-vous?
Bonjour à vous,
Voici mon plan de dissertation, pourriez-vous me dire ce que vous en pensez et si vous le trouvez pertinent ?
Les différentes corrections disponibles sur Internet sont tellement différentes les unes des autres, elles se contredisent même, alors je ne sais plus quoi penser !
I - Les outils dont dispose l'écrivain pour dénoncer tout en émouvant
A) Le théâtre et la représentation de la violence ammène à la réflexion
B) L'argumentation directe peut dénoncer en persuadant
C) La poésie engagée s'adresse directement aux émotions du lecteur
II - Les limites de l'efficacité de la littérature
A) La littérature existe depuis des millénaires mais pourtant ce qu'elle dénonce est toujours d'actualité, est-elle donc vraiment efficace ?
B) La représentation de la violence, au théâtre notamment peut également être contre-productive et peut satisfaire un plaisir malsain
C) D'après Rostand c'est avant tout les jeunes qui peuvent faire évoluer la société et ces jeunes se désintéressent de la littérature, son efficacité peut donc être remise en cause
III - Finalement, le but de la littérature ne serait-il pas d'immortaliser cette cruauté ?
A) La guerre
B) La cruauté envers les animaux
C) La violence de certains milieux sociaux
Merci beaucoup 🙂
Je ne tiens en aucun cas à donner des leçons ou quelconque démonstrations de maitrise littéraire. J'ai moi aussi passé mon bac de français cette année et choisi la dissertation. Et moi aussi il m'a semblé avoir fait un hors sujet en sortant de l'épreuve.
C'est sûrement le cas lorsque j'y repense aujourd'hui. Mais cette dissertation était un sujet très ouvert que l'on pouvait aborder de différentes manières, c'est l'exemple parfait qui montre qu'il n'y a pas de plans types à respecter. Une chose est sûre, le sujet était "émouvoir et dénoncer", et il ne fallait en aucun cas dissocier les deux termes du sujet, la conjonction de coordination était bien "et" et non pas "ou".
Plusieurs thèses/antithèse étaient possibles il me semble.
I/ Emouvoir pour dénoncer
II/ Emouvoir pour autre visée (littérature elle-même, plaisir, faire rire…)
III/ Interroger le lecteur et dépasser sa condition
ou
I/ Emouvoir pour dénoncer
II/ D'autres manières de dénoncer que par l'émotion
III/ Dépassement sur le rapport public/écrivain
ou
I/Emouvoir pour dénoncer
II/Les limites de l'émotion pour dénoncer et ses failles
III/ Dépassements multiples
Merci
0912 a écrit :Bonjour, voici mon plan:
Problematique: en quoi la litterature est elle un moyen efficace d'émouvoir le lecteur et dénoncer les cruautés commises par l'homme.
Vous vous trompez dès le départ en transformant le sujet en "exposé"…
Seule votre ouverture laisse entrevoir une discussion possible.
Mais rassurez-vous, on sera tolérants vu la difficulté du sujet.
Il y a trop de plans pour que je puisse répondre à chacun.
On attendait au moins un semblant de discussion ; c'est le cas dans certains plans (louvi, rbnw).
Pour discuter la question, il fallait se demander si le message littéraire était si clair que cela, même dans la littérature engagée ; devant la plurivocité de certaines œuvres (chez Aragon, par exemple), on peut être sceptique sur la réception parfaite de ce "message" par le lecteur. C'est du reste la raison pour laquelle il ne faut pas parler de "message", comme je le fais, mais pour être plus clair ! Toutes sortes d'éléments viennent "brouiller" les pistes dans la la littérature, et c'est justement ce qui la rend spécifique. Seule l'émotion reste, et c'est elle qui nous fait accéder à une révélation jubilatoire, mais parfois assez éloignée de l' "idée" qui y est contenue, et
qui risque de s'y perdre, au moins de s'y diluer.
Mais pas de panique ! 😉
Bonjour louvi qu'entendez vous par " argumentation dans on aspect plus rationnel"?
Il est vrai que j'ai utilisé des exemples venant la fois de la poésie, du roman, du théâtre,… et de l'argumentation…
Mais je ne comprend pas bien ce que vous voulez dire par argumentation "rationnelle"
Bonjour,
Est-ce que s'il y avait un prof de français dans ce forum qui connaîtrait à peu près les attentes liées à cette dissertation, au vu de la difficulté du sujet et du fait que beaucou pd'élèves seront passé à côté, qu'elle sera la note obtenue pour un élève qui a fait un "hors-sujet partiel" en ne questionnant pas les limites de l'émotion mais plutôt ses autres fonctions.
Merci d'avance
J'ai un peu expliqué la chose dans le message 24. Je ne peux pas entrer dans les détails, mais oui, le sujet était difficile au point qu'il y a beaucoup de hors-sujet. Le plus grave est d'avoir traité des fonctions de la littérature sans rien discuter. Or on demandait clairement d'évaluer l'efficacité de cette dernière. Le fait aussi d'avoir groupé émotions et dénonciation a beaucoup perturbé les candidats.
Nécessairement, il y aura des tolérances.
Attention, ce que j'ai dit - rapidement - dans le message 24 n'engage que moi. Ce n'est en rien une consigne officielle.
Par rapport à mon plan qui peut être partiellement hors sujet mais qui regorge de nombreux exemples et citations,
Un professeur de français pourrait t-il me dire la valeur de cette dissertation ? (vaut elle au moins la moyenne voire un 10/16?)
Merci d'avance !
Re-bonjour,
Les corrigé de studyrama ou de l'étudiant mettent en avant des plans de la manière suivante:
I/ Emouvoir pour dénoncer
II/ Mais l'émotion n'a pas toujours une fin rhétorique, elle peut servir à autre chose
III/ Dépassement
ou
I/Emouvoir pour dénoncer
II/Les autres fonctions de l'émotion (parler d'elle-même, juste pour le plaisir et le divertissement…)
III/ Dépassement
Pensez vous que ces deuxièmes parties sont hors sujets dans la mesure où elles questionnent les fonctions de l'émotion, non pas l'efficacité elle-même, même si ces deuxièmes parties utilisent "l'efficacité" de cette émotion pour autre chose…
J'ai moi même fait ce type de plan, j'aimerais savoir qu'elle note je peux espérer au niveau "cohérence" et "construction" du plan, bien sûr en faisant abstraction de la pertinence des exemples et du style.
J'ai conscience que votre réponse n'engage que votre propre avis et la subjectivité avec laquelle vous avez perçu le sujet.
Merci d'avance.
C'est assez "bateau", et le sujet ne comporte pas que la notion d'émotion. Même dans le cas d'une dénonciation, tout n'est pas si lucide ni si limpide dans l'œuvre. C'est la réflexion qu'il fallait esquisser.
Le III "Dépassement" est purement rhétorique : que met-on derrière ce mot ? On peut au moins s'interroger sur la nature exacte de l'émotion communiquée au lecteur (non nécessairement consciemment chez l'auteur).
Ne jamais oublier que dans l'acte de lecture, le lecteur fait une partie notable du chemin.e
I- Certes, la litterature est un moyen efficace pour emouvoir le lecteur et denoncer les cruautés commises par l'Homme
1- L'émotion dans les oeuvres (pitié+terreur ressenties au théatre // ressent des émptions avec Bardamu (Celine)//…..)
2- la dnonciation de la cruauté (textes du corpus)
3- la conciliation entre emotion et dneonciation de la cruauté (poesie: ce coeur qui haissait la guerre// texte du corups de voltaire// supplement au voyage de bougainville……)
II- Mais, la liiterature ses limites ( comme on par le VOUS semble t elle ---> je me suis uniquement concentré sur les limites pour le lecteur --- pubilc non aguerri…)
1- le lecteur peut ne pas ressentir l'émotion que veut nous transmettre l'auteur (theatre de l'absurde + poesie hermetique de mallarmé)
2- Il peut ne pas comprendre les dénonciations de la cruauté faites (fables de la fontaine -- le loup et l'agneau: cruauté de l'Homme a exerccer son pouvoir sur le peuple + les caractères de la bruyère…)
3- le lecteur à force de ressentir les meme émotion et retrouver les meme dénonciations peut s'ennuyer (Houellbecq….)
III- Comment controurner ses limites pour rendre a liiterature encore plus efficace pour remplire ces 2 fonctions?
1- les ecrivains peuvent renouveller leurs intrigues ----> nouvelles émotions pour le lecteur (le nouveau roman de Robbe Grillet et Germain: le fait de ne pas avoir de personnage permet de ressentir de nouvelles émotions dans l'intrigue elle meme)
2- Traiter des sujets universels pour mieux dénoncer la cruauté de l'Homme ( traité sur la tolerance voltaire-- sujet qui reste d'actualié avec le terrorisme actuel)
Ouverture: d'autres arts plus efficaces??
Bonjour mr Jacques,
selon vous pensez vous que mon plan puisse être valable (c'est a dire peut-il repondre à la problématique de dissertation?)
A votre avis, Mon grand trois est-il acceptable ou me suis-je trop élargi par rapport au sujet??
Merci pour le temps consacré ici sur ce forum
Dans l'ensemble, ce n'est pas mal ; vous avez le mérite d'avoir fait une discussion.
En II, vous pouviez évoquer le pb de l'ironie, du détournement par la fable : s'agit-il d'enrober le "message"ou d'opérer un détournement pour manifester plus ou moins consciemment autre chose ?
Le III est un peu surprenant : le Nouveau Roman est-il le plus qualifié pour "contourner ces limites et rendre la littérature plus efficace pour remplir ces deux fonctions" ??
En II, Mallarmé est un peu surprenant aussi.
Vous rendez trop les auteurs conscients de ce qu'ils veulent faire, mais c'est normal en 1ère ES/S.
Vous comprendrez que je ne puisse pas en dire plus ; il faut voir aussi comment tout cela est mis en forme.
flo1311 a écrit :Salut efo et Matthieu,
J'ai fait le même plan que Matthieu :
I) sert à émouvoir le lecteur
1) l’émotion tragique (prise de millet)
2) la pitié (demain des l'aube, consolation à Mr du Périer)
3) sentiment par procuration (les consolations, la princesse de Cleves)
II) sert à dénoncer la cruauté de l'Homme
1) les actes cruels de l'homme(à l'ouest rien de nouveau, épître à Félix guillemardet, melancholia, contre les bûcherons de la forêt de gâtine)
2) les actes immoraux (le Cid, phedre, polyeucte)
3) l'homme cruel de nature (un roi sans divertissement, l' huître de ponge)
III) d'autres fonctions
1) divertir (dracula, Harry Potter, le seigneur des anneaux)
2) didactique (candide, La Fontaine)
3) esthétique (parnasse, oulipo)
Monsieur Jacques, pensez vous que ce plan bien qu'il n'est pas celui attendu vaut il la moyenne voire un 10/16? (selon vous bien sûr et je sais que même si ma note est totalement différente de votre avis c'est normal car vous n'aurez pas lu ma copie, j'en ai conscience)
Il n'y a pas de plan attendu, "officiel" en quelque sorte. Si c'était le cas, on courrait un sacré danger de dictature intellectuelle.
En revanche, ce sujet invitait à la discussion, puisque son libellé se présente sous la forme d'une interrogation totale (la réponse peut être oui, non ou "ça dépend de la façon dont on envisage les choses".
On peut concevoir qu'on réponde uniquement "oui", ou "non", en argumentant, bien sûr ; ce n'est pas conseillé, mais on montre qu'on a compris le sujet, même si on ne l'a pas discuté.
Dans votre cas, hélas, vous ne répondez ni oui ni non à la question, vous remplacez le sujet par un autre qu'on pourrait intituler : "Quelles sont les fonctions de la littérature ?".
C'est donc malheureusement un hors-sujet… Heureusement, vous avez repris les mots "émotions" et "dénonciation", mais ce n'est pas suffisant pour vous assurer une bonne note.
De plus, que vient faire l'huître de Ponge dans la cruauté ???
Une dernière remarque : la notion d'efficacité invite à se placer du côté du lecteur : ce dernier va-t-il être automatiquement sensible à ce que l'auteur veut lui (dé)montrer ? Ne va-t-il pas s'intéresser à tout autre chose, à ce que l'auteur peut même juger accessoire ? C'est souvent le cas dans nombre de romans de XIXème.
Penser aussi à l'ambiguïté de certaines œuvres : est-il bien sûr qu'on plaigne Don Juan chez Molière ?
etc… etc…
J'ai un peu expliqué la chose dans le message 24. Je ne peux pas entrer dans les détails, mais oui, le sujet était difficile au point qu'il y a beaucoup de hors-sujet. Le plus grave est d'avoir traité des fonctions de la littérature sans rien discuter. Or on demandait clairement d'évaluer l'efficacité de cette dernière. Le fait aussi d'avoir groupé émotions et dénonciation a beaucoup perturbé les candidats.
Nécessairement, il y aura des tolérances.
Attention, ce que j'ai dit - rapidement - dans le message 24 n'engage que moi. Ce n'est en rien une consigne officielle.
Ce qui est complètement fou c'est bien le fait que des organismes tels que "les bons profs" prétendent donner une correction de ce sujet en ayant transformé la question afin de faire un exposé thématique où l'on n'invite personne à débattre !
Bonjour, avez vous une idée de la note maximale que l'on peut avoir en dissertation si l'on a fait un hors sujet? Merci beaucoup
Difficile à évaluer : d'une part, il y a plusieurs types de hors-sujet, d'autre part, il faut aussi tenir compte de la qualité de la langue.
Un hors-sujet franc, du type 1° La littérature émeut, 2° La littérature dénonce, peut être noté 4 - 5/20.
Mais attention : cela dépend des correcteurs, seuls devant la copie même s'il existe des consignes générales, et les notes peuvent être globalement relevées lors des délibérations (jamais baissées).
J'en profite pour signaler qu'on a le droit de réclamer une photocopie de sa copie d'examen, mais que la note ne peut être modifiée que dans le cas d'une erreur matérielle (dans le décompte des points, par exemple). Autrement, la décision des jurys est souveraine et sans appel.
Difficile de donner une note sans copie sous les yeux. Même avec un plan hors-sujet a priori, on peut trouver des passages du devoir qui finalement portent bien sur le sujet ("l'efficacité" de la littérature) et donc la copie mérite plus que 4 ou 5. L'inverse est vrai aussi : le plan annoncé peut paraître très bien choisi, et puis finalement le contenu peut être décevant et s'éloigner du sujet. Bien sûr la qualité de l'expression, le nombre et le choix des exemples,… entrent aussi en compte pour une grande part.
@Jacques
Bonjour, j’ai également pris la dissertation au bac de français mais j’ai peur d’avoir fait un hors sujet au regard des plans qui ont été proposés précédemment sur cette discussion… Pourrais-je avoir votre avis ?
Problématique: Pour dénoncer les cruautés commises par les hommes, est-il plus judicieux de convaincre ou de persuader le lecteur ?
Plan:
https://www.etudes-litteraires.com/506094.html#p506094Je reprendrai les propos d’Ammy.
Pour moi, un plan n’est qu’un squelette.
Je ne saurais noter un plan.
Bien d’autres choses entrent en ligne de compte.
Le développement de ce plan, la rédaction, l’introduction de références pertinentes et correctement exploitées …
Un plan peut être intéressant ; si l’on écrit comme un cochon, le devoir ne sera pas bon.
Personnellement je lis des « compositions françaises », pas des plans.
Tous les plans que nous exposent certains élèves (par forcément sur ce fil) sur lesquels ils s'inquiètent, ou pour lesquels ils se congratulent entre eux comme s’ils avaient déjà les compétences des professeurs qui vont les corriger, pour lesquels ils nous demandent quelquefois notre avis tout de même, comme si l’on n’avait pas suffisamment à faire avec de « vraies » copies à corriger…tout cela est tellement vain.
Ce qui est fait est fait. Un peu de patience et vous obtiendrez votre note, sûrement supérieure à celle que mérite le devoir, car les professeurs sont naturellement « bienveillants », et on les invite à l'être.