Les artistes doivent-ils seulement traiter des belles choses ?
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Bonjour,
J'ai une dissertation à faire sur ce sujet et j'ai quelques difficultés à établir mon plan.
J'ai pour l'instant deux parties avec un début de troisième partie mais j'ai du mal à délimiter clairement mes sous-parties.
Voici mon début de plan:
I/ L'art est fait pour être contemplé
1) ?
II/ Mais il peut également dénoncer
1) Poésie engagée ?
III/ La beauté d'une oeuvre est subjective
Si vous pouviez m'apporter votre aide, je vous en serais reconnaissant.
Bonjour,
La question posée est de savoir si la beauté artistique est intrinsèque à l'objet (ou la personne) ou si elle est rajoutée par l'artiste.
Comment expliquer le fameux vers de Baudelaire : "Tu m'as donné ta boue et j'en ai fait de l'or" ?
Bonjour.
Merci pour votre réponse.
J'ai réussi à compléter mon plan partiellement. Pourriez vous me donner votre avis sur ce dernier ?
I/ L'art est esthétique et doit par définition parler de belles choses
1) Beauté du monde
2) Sentiments
3) ?
II/ Mais il peut également parler d'autres choses
1) Dénonciation
2) ?
III/ L'artiste est celui qui relève la beauté des choses
1) La beauté est subjective
2) ?
Peut-on quand même employer un plan dialectique pour cette dissertation ? Je pourrais ensuite aborder le fait que la beauté est en réalité relevée par le poète dans une troisième partie.
Bonjour,
Je ne crois pas que tu répondes bien au sujet et que tu aies tenu compte de mon précédent message.
Nous pensons
habituellement que l'art est la
copie de beaux objets ou de belles personnes.
Or la copie de beaux spectacles ne donne pas forcément une oeuvre d'art : exemple la photo d'un tableau, un poème sur une belle femme qui peut être convenu, sans originalité…
De même la laideur peut recevoir un traitement esthétique : voir "Une Charogne" de Baudelaire ou "Mortel Sonnet" de Chassignet
https://www.etudes-litteraires.com/chassignet/mortel-sonnet ou "Vénus anadyomène" de Rimbaud…
Donc ce qui peut rendre une chose belle est le regard de l'artiste qui, par son art, inverse les valeurs ou du moins nous livre un point de vue original…
Cherche la définition de
l'autotélisme.
Il faudrait également définir le terme "belles choses".
Les canons de la beauté sont fluctuants : la beauté classique n'est pas la beauté baroque, encore moins le beau "bizarre" que revendiquait Baudelaire.
De plus il peut s'agir de choses belles, mais aussi par connotation de choses grandes, émouvantes, fortes… En ce sens la poésie engagée serait une belle chose puisqu'elle défend un idéal ou des valeurs nobles.
Merci encore pour votre réponse.
Si j'ai bien compris, je devrais plutôt opposer le fait que l'art ne soit que la description de choses qui sont par nature belles et le fait que ce soit avant tout les artistes qui rendent ces choses belles (comme dans le poème Une charogne de Baudelaire).
La théorie de l'art pour l'art est-elle en lien avec le sujet ?
L'art engagé peut également parler de choses qui n'ont aucune beauté pour les dénoncer (je pense notamment à la guerre et ses horreurs). Il ne peut donc pas rentrer dans les belles choses que l'art doit traiter, non ?
Oui, c'est dans cette direction qu'il faut s'engager.
Pour en arriver à ta propre définition de la beauté : ce qui te touche, ce qui te fait regarder plus attentivement, etc.
Ne pas oublier que la beauté produite est le fruit d'une transposition, d'une technique : par des mots, des couleurs, des sons…
Même si je pense avoir compris les notions que je dois aborder, j'ai beaucoup de mal à les faire transparaître à travers un plan.
Mon plan d'origine peut-il s'appliquer à ce sujet ?
Un plan dialectique serait une bonne chose à faire, non ?
Que puis-je faire comme sous-parties pour le I/ L'art doit parler de belles choses par nature ?
Est-ce un sujet de philo ?
Le beau artistique est supérieur au beau naturel parce qu’il est un produit de l’esprit. … Le beau artistique tient sa supériorité du fait qu’il participe de l’esprit et, par conséquent, de la vérité.
Hegel
Non, c'est un sujet de français.
Je bloque complètement sur mon plan…
J'ai trouvé mes 3 grandes parties mais bloque sur mes sous-parties et exemples, n'ayant pas une grande culture littéraire…
Du sujet laid à la beauté d'une œuvre.
(Les Vieilles de Goya) (Les sculptures de Botero)(Gwynplaine, Quasimodo, les héros de Victor Hugo)
Désolé, mais je ne comprend pas votre message précédent.
D'un sujet laid (apparence physique, monstruosité ou un thème repoussant) l'artiste est capable de le transformer, de changer notre regard.
Merci pour votre réponse.
Je placerais cela dans ma troisième partie mais j'ai du mal à établir le contenu des deux premières
I/ L'art doit parler de belles choses
1) Beauté du monde
2) ?
II/ Mais pas nécessairement
1) Art engagé
2) La laideur ?
…
C'est toujours la beauté que l'artiste cultive.
Merci pour votre réponse.
J'ai beau réfléchir même si je pense avoir les clés du sujet, je n'arrive pas à établir un plan qui soit en harmonie avec.
Voici tout ce que j'ai pour le moment.
I/ L'art doit aborder la beauté des choses
Je ne sais pas du tout comment illustrer cette partie-
Peut être faut il aborder la théorie de l'art pour l'art ?
II/ Mais pas nécessairement
Poème qui aborde la laideur ("Le Crapeau" de Corbière, "Vénus Anadyomène" de Rimbaud, "Le pou" de Lautréamont)
Art engagé qui montre l'horreur des choses pour mieux les dénoncer
III/ C'est l'artiste qui révèle la beauté des choses
La beauté n'est pas intrinsèque à l'objet (Je pense à "La charogne" de Baudelaire ou à "Zone" d'Apollinaire)
Notion de poète voyant de Rimbaud qui révèle le sens caché des choses
C'est ma première dissertation et je ne sais pas vraiment ce que je devrais faire pour avancer.
Tu ne peux pas commencer par dire "L'art doit aborder la beauté des choses" sans avoir défini la beauté, dont la définition et les critères ont varié suivant les époques. La beauté des Classiques n'est pas celle des Romantiques, encore moins celle des Surréalistes.
Il faut savoir aussi que la laideur, c'est à dire ce qu'on trouve laid peut être considéré comme beau sous d'autres rapports. C'est le cas d'Hugo qui introduit dans son œuvre des créatures monstrueuses comme Quasimodo ou Gwynplaine (dans l'Homme qui rit), mais qui sont "belles" moralement, ou des monstres comme la pieuvre dans les Travailleurs de la mer qui, en inspirant de l'effroi au lecteur, suscitent en lui une impression dont la force s'oppose à l'équilibre de la beauté classique et instaure une autre beauté, celle de l'horrible.
Baudelaire essaiera aussi d'extraire la "beauté" de la laideur physique, mais surtout morale. Le mal, associé à la laideur qui est celle du démon dans l'univers classique (et médiéval) est lui aussi digne de déclencher en nous un mouvement de l'âme, proche de la perversion (cf. Poe) qui ouvre en elle des continents inconnus. La beauté est ici fascination devant l'interdit.
Le Surréalisme enfin s'en prend vigoureusement à la beauté statique, faite d'équilibre et de paix, d'harmonie entre les éléments, de pérennité, rassurante parce qu'elle est à la mesure de l'homme, ou de ce qu'on croit être la nature humaine. Il entend déterrer en nous les forces obscures, le chaos primordial, et cultive non le laid, mais le bizarre, le convulsif et l'éphémère. L'œuvre n'est plus faite pour durer mais pour passer. La beauté n'est plus saisissable, elle est entrevue comme dans un éclair. C'est la porte qui s'ouvre sur l'ailleurs, sur la vie, sur l'Homme nouveau, vision comparable à la grâce, mais qui nous est aussitôt dérobée avant de reparaître sous d'autres forme, jamais prévues, jamais prédites.
C'est la beauté convulsive dont parle Breton à la fin de Nadja.
Il faudra essayer de faire une synthèse entre toutes ces conceptions de la beautépour répondre au sujet et en venir à la phrase de mon message précédent (d'après moi).
Mais attends d'autres avis.
Merci pour votre réponse.
Je comprend votre raisonnement, mais cela me parait bien compliqué à mettre en oeuvre avec mes faibles connaissances (je ne suis qu'en 1ere). Je pensais ainsi partir sur une conception toute faite de la beauté en l'illustrant avec différents exemple (beauté du monde, des sentiments…) avant de réellement m'interroger sur le concept de beauté dans une troisième partie en évoquant le fait que cette dernière soit subjective et révélée avant tout par les artistes.
Je suis totalement perdue sachant que je n'ai plus beaucoup de temps pour la faire…
J'espère que d'autres personnes pourront m'apporter leur aide.
« La beauté n’est pas une qualité inhérente aux choses elles-mêmes, elle existe seulement dans l’esprit qui la contemple, et chaque esprit perçoit une beauté différente ». Hume
L’art est la belle représentation d’une chose et non la représentation d’une belle chose.
Emmanuel Kant
L’art ne reproduit pas le visible, il rend visible.
Paul Klee
L’oeuvre d’art, quand elle est vraiment belle, est quelque chose de complet, d’achevé.
Jean-Jaurès
Pourriez vous m'aider à concevoir mon plan s'il vous plaît ?
Bonsoir,
La question posée appelle en principe un plan dialectique
Voilà deux canevas possibles qui utiliseront les mêmes idées.
Si tu réponds oui à la question :
1 - thèse : Définition préalable de la beauté selon le sens commun.
Les artistes doivent traiter de belles choses, c'est ce qu'attend en principe le public.
2 - antithèse : mais certains ont exploré des terres inhabituelles,
3 - dépassement : Finalement la beauté n'est pas dans le sujet mais dans son traitement.
Si tu réponds non à la question :
1 - thèse : Définition préalable de la beauté selon le sens commun.
L'artiste cherche son sujet là où il se sent appelé. Certains ont même exploré des terres inhabituelles en scandalisant souvent leurs contemporains.
2 - antithèse : mais il est plus facile de traiter de belles choses, c'est ce qu'attend en principe le public.
3 - dépassement : Finalement la beauté n'est pas dans le sujet mais dans son traitement.