Écrire un pastiche : imiter la façon dont Zola décrit la mine

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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bonjour je dois écrire un pastiche sur le livre "la bête humaine" en imitant la façon dont zola décrit la mine, vraiment je ne comprend pas ce que je dois faire si quelqu'un peut juste me mettre sur la voie, j'ai lu ce qu'est un pastiche mais ça ne m'as pas mieux aidé, merci
Bonjour,
Zola a un style d'écriture qui lui est particulier : il ne fait pas des descriptions comme le feraient Flaubert ou Balzac. Il te faut analyser (comme pour une analyse de texte) ce qui fait la particularité de son écriture : vocabulaire, figures de style, emploi des discours…
Puis tu devras faire une description en écrivant "à la manière de" Zola, c'est-à-dire en reprenant ce qui caractérise son style écrit.

Dois-tu travailler sur un passage en particulier ? Si oui peux-tu préciser lequel ?
oui j'ai un passage particulier : pourtant il s'efforçait de se calmer, il aurait voulu comprendre. Qu'avait-il donc de different, lorsqu'ils se comparait aux autres….au fond des bois, c'est le chapitre 2
Voilà un sujet que je ne comprends pas.
Tu dois réécrire un passage de Zola en pastichant le style de Zola ???
C’est de la copie ou je n’ai rien compris à l’histoire ?
D’ordinaire un pastiche adopte le style propre à un auteur, mais sur un récit autre, non ?
C'est bien ce texte ?
Pourtant, il s'efforçait de se calmer, il aurait voulu comprendre. Qu'avait-il donc de différent, lorsqu'il se comparait aux autres ? Là-bas, à Plassans, dans sa jeunesse, souvent déjà il s'était questionné. Sa mère, Gervaise, il est vrai, l'avait eu très jeune, à quinze ans et demi ; mais il n'arrivait que le second, elle entrait à peine dans sa quatorzième année, lorsqu'elle était accouchée du premier, Claude, et aucun de ses deux frères, ni Claude, ni Etienne, né plus tard, ne semblait souffrir d'une mère si enfant et d'un père gamin comme elle, ce beau Lantier, dont le mauvais cœur devait coûter à Gervaise tant de larmes. Peut-être aussi ses frères avaient-ils chacun son mal, qu'ils n'avouaient pas, l'aîné surtout qui se dévorait à vouloir être peintre, si rageusement, qu'on le disait à moitié fou de son génie. La famille n'était guère d'aplomb, beaucoup avaient une fêlure. Lui, à certaines heures, la sentait bien, cette fêlure héréditaire ; non pas qu'il fût d'une santé mauvaise, car l'appréhension et la honte de ces crises l'avaient seules maigri autrefois ; mais c'étaient, dans son être, de subites pertes d'équilibre, comme des cassures, des trous par lesquels son moi lui échappait, au milieu d'une sorte de grande fumée qui déformait tout. Il ne s'appartenait plus, il obéissait à ses muscles, à la bête enragée. Pourtant, il ne buvait pas, il se refusait même un petit verre d'eau-de-vie, ayant remarqué que la moindre goutte d'alcool le rendait fou. Et il en venait à penser qu'il payait pour les autres, les pères, les grands-pères, qui avaient bu, les générations d'ivrognes dont il était le sang gâté, un lent empoisonnement, une sauvagerie qui le ramenait avec les loups mangeurs de femmes, au fond des bois.
Il faut donc que tu réécrive Zola à la façon de Zola ? Ça paraît en effet bizarre…
on doit s'appuyer sur le début du film de jean Renoir imitant la façon dont zola décrit la mine dans l'extrait du livre, mais dans le début du film on a juste vu deux hommes dans un train
Mais l'extrait ci-dessus n'a rien à voir avec la mine, puisqu'il s'agit d'un extrait de La Bête humaine.
@Alexis42, peux-tu nous donner la consigne exacte donnée par le professeur ?
Ecrire un pastiche de description naturaliste (en s'appuyant sur le visionnage d'un extrait du film de renoir) imitant la façon dont zola décrit la mine dans l'extrait lu éléments réalistes, éléments qui transforme la réalité
Ce n'est pas très clair…

Qu'as-tu repéré comme procédés stylistiques dans le texte de Zola que tu pourrais reprendre dans ta propre rédaction ?
ben justement je sais pas trop
N'aurais-tu pas dans ton corpus un extrait de Germinal ? (la consigne parle "de la manière dont Zola décrit la mine" or à ma connaissance il n'y a pas de description de mine dans La Bête humaine)

Peux-tu te faire confirmer la consigne par un camarade? Ce n'est pas très clair.
je ne comprend rien moi non plus ,nous avons lu aussi l'extrait de germinal partie 1 chapitre 3, je me mélange tout et je ne sais pas du tout comment commencer mon travail
Appelle un camarade et demande confirmation de la consigne, sinon on risque de te donner des conseils qui ne serviront qu'à te faire faire un hors-sujet :/
mais la consigne est bonne car c'est celle que la prof a mis sur l'ENT, en fait je dois faire un truc mais qui n'est pas noté, juste si je fais rien j'aurais zéro et oui c'est bien avec le texte de germinal, merci de prendre du temps pour moi
J'essaie de comprendre.
Tu as un texte de départ de Germinal ( chapitre III) quand "Etienne , descendu enfin du terril au Voreux … vient demander du travail. Et tu dois écrire un pastiche à la manière de Zola mais sur la Bête humaine.
Peux-tu confirmer ?
Étienne, descendu enfin du terri, venait d'entrer au Voreux ; et les hommes auxquels il s'adressait, demandant s'il y avait du travail, hochaient la tête, lui disaient tous d'attendre le maître-porion. On le laissait libre, au milieu des bâtiments mal éclairés, pleins de trous noirs, inquiétants avec la complication de leurs salles et de leurs étages. Après avoir monté un escalier obscur à moitié détruit, il s'était trouvé sur une passerelle branlante, puis avait traversé le hangar du criblage, plongé dans une nuit si profonde, qu'il marchait les mains en avant, pour ne pas se heurter. Devant lui, brusquement, deux yeux jaunes, énormes, trouèrent les ténèbres. Il était sous le beffroi, dans la salle de recette à la bouche même du puits.
oui c'est çà pour le pastiche, mais le texte commence à : etienne avait manqué d'être écrasé…. jusqu'à la fuite vibrante du câble c'est la partie 1 du chapitre 3 merci beaucoup
Voici donc le texte, il comporte quelques figures de style aisément repérables. à toi de jouer 😉
Étienne avait manqué d'être écrasé. Ses yeux s'habituaient, il regardait en l'air filer les câbles, plus de trente mètres de ruban d'acier, qui montaient d'une volée dans le beffroi, où ils passaient sur les molettes, pour descendre à pic dans le puits s'attacher aux cages d'extraction. Une charpente de fer, pareille à la haute charpente d'un clocher, portait les molettes. C'était un glissement d'oiseau, sans un bruit, sans un heurt, la fuite rapide, le continuel va-et-vient d'un fil de poids énorme, qui pouvait enlever jusqu'à douze mille kilogrammes, avec une vitesse de dix mètres à la seconde.
- Attention donc, nom de Dieu! crièrent de nouveau les moulineurs, qui poussaient l'échelle de l'autre côté, pour visiter la molette de gauche. Lentement, Etienne revint à la recette. Ce vol géant sur sa tête l'ahurissait. Et, grelottant dans les courants d'air, il regarda la manœuvre des cages, les oreilles cassées par le roulement des berlines. Près du puits, le signal fonctionnait, un lourd marteau à levier, qu'une corde tirée du fond laissait tomber sur un billot. Un coup pour arrêter, deux pour descendre, trois pour monter: c'était sans relâche comme des coups de massue dominant le tumulte, accompagnés d'une claire sonnerie de timbre; pendant que le moulineur, dirigeant la manœuvre, augmentait encore le tapage, en criant des ordres au machineur, dans un porte-voix. Les cages, au milieu de ce branle-bas, apparaissaient et s'enfonçaient, se vidaient et se remplissaient, sans qu'Etienne comprît rien à ces besognes compliquées.
Il ne comprenait qu'une chose : le puits avalait des hommes par bouchées de vingt et de trente, et d'un coup de gosier si facile, qu'il semblait ne pas les sentir passer. Dès quatre heures, la descente des ouvriers commençait. Ils arrivaient de la baraque, pieds nus, la lampe à la main, attendant par petits groupes d'être en nombre suffisant. Sans un bruit, d'un jaillissement doux de bête nocturne, la cage de fer montait du noir, se calait sur les verrous, avec ses quatre étages contenant chacun deux berlines pleines de charbon. Des moulineurs, aux différents paliers, sortaient les berlines, les remplaçaient par d'autres, vides ou chargées à l'avance des bois de taille. Et c'était dans les berlines vides que s'empilaient les ouvriers, cinq par cinq, jusqu'à quarante d'un
coup, lorsqu'ils tenaient toutes les cases. Un ordre partait du porte-voix, un beuglement sourd et indistinct, pendant qu'on tirait quatre fois la corde du signal d'en bas, " sonnant à la viande", pour prévenir de ce chargement de chair humaine. Puis, après un léger sursaut, la cage plongeait silencieuse, tombait comme une pierre, ne laissait derrière elle que la fuite vibrante du câble.

Jacques avait manqué d'être brûlé. Ses mains s'habituaient pourtant, il regardait le charbon incandescent et la pelle qu'il fallait manier sans relâche. Près du brasier, la chaleur était à peine tenable, la bouche avide de la bête demandait sa ration. Le corps en sueur se tournait, se pliait et les muscles saillaient. Pas besoin de parler dans le bruit des bielles cadencées, seuls les yeux étrangement cernés de blanc permettaient aux deux conducteurs de se comprendre. Parfois un grand sourire éclairé de lueurs rouges, rajeunissait des visages pareils à ceux des gueules noires du Voreux.
merci beaucoup mais je ne réussirait jamais à écrire aussi bien