Un livre dans lequel on trouve des miroirs

Littérature

4 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour à tous,

Ma requête est très précise mais j'espère malgré tout avoir quelques réponses !

Je suis à la recherche d'un livre ou d'un auteur français ou francophone des années 1950-1960-1970 chez qui l'on peut trouver un miroir (ou un reflet, une glace, etc). Cela peut être un roman où le personnage utilise un miroir, ou observe son reflet quelque part de façon récurrente. Cela peut être une pièce de théâtre où cet objet tient une place significative, ou encore un recueil de poèmes, de nouvelles, etc.

On en trouve beaucoup au XIXe siècle (Le Miroir, de Baudelaire, ou encore la célèbre phrase de Stendhal sur le miroir qu'on promène le long d'un chemin, sans parler des miroirs divers et variés chez les dandies de la fin du siècle), mais je ne trouve rien de tel dans les décennies 1950-60-70.

Merci d'avance !
Bonjour,

Il me semble que Malpertuis de Jean Ray recèle des miroirs. Mais l'ouvrage est de 1943.
Merci Jean-Luc. En effet, ce sont les années 40. Il y a aussi beaucoup de miroirs dans L'année dernière à Marienbad qui, bien que son scénario soit écrit par un écrivain, n'est pas un livre…
Spontanément, je pense au Caligula de Camus, mais ce sont aussi les années 40.

Dans le roman Kamouraska d'Anne Hébert (auteur québécois ; le livre est de 1970), les miroirs occupent une place considérable, bien que je n'aie jamais cherché à approfondir le sujet avant aujourd'hui.

Le miroir semble y mettre au jour cette contradiction entre la réalité intérieure des choses et leur apparence : complétement dévastée, psychologiquement tourmentée (je ne dévoile rien), Élisabeth se voit pourtant radieuse dans la glace. C'est justement un roman qui parle, entre autres mais surtout, du tiraillement entre les inclinations personnelles et les codes sociaux d'un pays aux habitants très catholiques donc prompts à la culpabilisation. Ne faites pas gaffe à la syntaxe, je suis fatiguée. On pourrait presque dire que le miroir, en dissimulant la laideur intérieure d'Élisabeth, lui permet de continuer à se mentir malgré les voix et les souvenirs qui la tourmentent de plus en plus.

Autrement, on pourrait approfondir la piste du dédoublement : en effet, Élisabeth est la femme de trois hommes, et son nom change par trois fois, selon qu'elle est mariée ou non, et avec qui. D'autres scènes avec des miroirs ne sauraient être divulgachées ici, mais c'est un roman qu'il faut lire absolument.