Bonjour,
Au risque d'enfoncer des portes ouvertes, je me demande si je dois poursuivre un M2 recherche anglais, spécialité "écriture et sociétés" à la rentrée. Je suis en M1, et pour le moment je termine mon rapport d'étape. Si je passe la soutenance en septembre (enfin faut-il encore que mon directeur de mémoire valide mon rapport en amont, si j'ai bien compris), je me demande si je dois poursuivre un M2 car aux dires de tous, même des profs, ce master est une voie sans issue, qui ne mène qu'à la recherche. On nous fait passer pour des causes perdues! Rassurant!
J'expose brièvement mon parcours. Après une Licence LLCE anglais, puis l'obtention du CAPES, j'ai été professeur titulaire pendant 5 ans dans des collèges qui craint. Je suis tombée malade, et à la suite de mon congé longue durée, je n'ai pas eu droit à un reclassement. J'ai donc été mise à la retraite pour invalidité à 30 ans, avec "inaptitude totale à toute fonction', c'est-à-dire que j'ai été radié de la Fonction Publique! J'étais déjà en plein deuil et puis la sentence du rectorat est tombée. Le système m'a lâché, le psy expert m'avait dit qu'il ne restait plus qu'à pointer à Pôle Emploi! Une double sentence est tombée lorsque j'ai appris par ma mutuelle, qui me verse une allocation invalidité, que je ne pouvais plus retourner dans le monde du travail, pension et activité salariale ne sont pas compatibles.
Après une nouvelle rechute, je me suis quand même dit qu'il fallait que je fasse quelque chose de ma vie déjà bien ratée. Alors sans trop réfléchir, j'ai choisi ce master. Je ne pouvais pas faire un master LMI, car je maîtrise mal ma seconde langue (allemand) et je n'ai pas fait le cursus LEA. Je le regrette, car il y a plus de débouchés. Pour mon plus grand malheur, j'aime la lecture et dans l'ensemble, j'ai apprécié mon année en M1, j'ai eu des bons résultats jusqu'à présent, je me suis investie à fond dans tout ce que j'ai fait (avec des moments de doute, of course). En quelque sorte, je suis sortie de mon hibernation et j'ai pris goût à la recherche. Mais voilà, comme je l'ai dit au début, tout le monde s'accorde à dire que ce master est pour les looser. Je suis bien à ma place alors! Je suis paradoxale, mais un temps, j'avais caressé le rêve d'enseigner à la fac. De passer un doctorat. Mais je ne me fait plus d'illusion. Le parcours est semé d'embûches, on nous a dit qu'il n'avait pas de poste pour des profs spécialisé en littérature. En plus, avec le fardeau de mon passé, je ne sais pas si je peux prétendre à enseigner dans le supérieur. Certains disent que oui (comme je suis titulaire d'un CAPES), d'autres ne savent pas.
Donc j'ai fait une croix à ce projet et ça me rend malheureuse. Je ne vois pas ce que je peux faire. Je suis allée voir des conseillères pour l'insertion professionnelle, mais rien de concluant. Bref, il ne me reste plus qu'à abandonner l'idée de poursuivre un M2, et de passer par Pôle Emploi. Voilà, il ne reste plus qu'à me tirer une balle dans la tête en constatant que je n'ai fait que des mauvais choix dans mon existence, j'ai raté ma vie. Tout est de ma faute. Si seulement, j'avais été bonne en science, j'aurais eu des portes de sortie. La seule qui me reste est celle de mon mausolée.
Au risque d'enfoncer des portes ouvertes, je me demande si je dois poursuivre un M2 recherche anglais, spécialité "écriture et sociétés" à la rentrée. Je suis en M1, et pour le moment je termine mon rapport d'étape. Si je passe la soutenance en septembre (enfin faut-il encore que mon directeur de mémoire valide mon rapport en amont, si j'ai bien compris), je me demande si je dois poursuivre un M2 car aux dires de tous, même des profs, ce master est une voie sans issue, qui ne mène qu'à la recherche. On nous fait passer pour des causes perdues! Rassurant!
J'expose brièvement mon parcours. Après une Licence LLCE anglais, puis l'obtention du CAPES, j'ai été professeur titulaire pendant 5 ans dans des collèges qui craint. Je suis tombée malade, et à la suite de mon congé longue durée, je n'ai pas eu droit à un reclassement. J'ai donc été mise à la retraite pour invalidité à 30 ans, avec "inaptitude totale à toute fonction', c'est-à-dire que j'ai été radié de la Fonction Publique! J'étais déjà en plein deuil et puis la sentence du rectorat est tombée. Le système m'a lâché, le psy expert m'avait dit qu'il ne restait plus qu'à pointer à Pôle Emploi! Une double sentence est tombée lorsque j'ai appris par ma mutuelle, qui me verse une allocation invalidité, que je ne pouvais plus retourner dans le monde du travail, pension et activité salariale ne sont pas compatibles.
Après une nouvelle rechute, je me suis quand même dit qu'il fallait que je fasse quelque chose de ma vie déjà bien ratée. Alors sans trop réfléchir, j'ai choisi ce master. Je ne pouvais pas faire un master LMI, car je maîtrise mal ma seconde langue (allemand) et je n'ai pas fait le cursus LEA. Je le regrette, car il y a plus de débouchés. Pour mon plus grand malheur, j'aime la lecture et dans l'ensemble, j'ai apprécié mon année en M1, j'ai eu des bons résultats jusqu'à présent, je me suis investie à fond dans tout ce que j'ai fait (avec des moments de doute, of course). En quelque sorte, je suis sortie de mon hibernation et j'ai pris goût à la recherche. Mais voilà, comme je l'ai dit au début, tout le monde s'accorde à dire que ce master est pour les looser. Je suis bien à ma place alors! Je suis paradoxale, mais un temps, j'avais caressé le rêve d'enseigner à la fac. De passer un doctorat. Mais je ne me fait plus d'illusion. Le parcours est semé d'embûches, on nous a dit qu'il n'avait pas de poste pour des profs spécialisé en littérature. En plus, avec le fardeau de mon passé, je ne sais pas si je peux prétendre à enseigner dans le supérieur. Certains disent que oui (comme je suis titulaire d'un CAPES), d'autres ne savent pas.
Donc j'ai fait une croix à ce projet et ça me rend malheureuse. Je ne vois pas ce que je peux faire. Je suis allée voir des conseillères pour l'insertion professionnelle, mais rien de concluant. Bref, il ne me reste plus qu'à abandonner l'idée de poursuivre un M2, et de passer par Pôle Emploi. Voilà, il ne reste plus qu'à me tirer une balle dans la tête en constatant que je n'ai fait que des mauvais choix dans mon existence, j'ai raté ma vie. Tout est de ma faute. Si seulement, j'avais été bonne en science, j'aurais eu des portes de sortie. La seule qui me reste est celle de mon mausolée.



