Difficulté à mettre à l’écrit mes pensées

La filière littéraire

13 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour,
J'étais partie pour faire deux années de prépa littéraire mais j'ai un souci… en fait j ai un gros souci pour mettre à l'écrit mes pensées, les organiser en un plan me paraît impossible, je n'arrive vraiment pas à faire des dissertations de français et pourtant je comprend bcp de choses je suis intelligente (olala j'ai tellement l'impression d'être bête quand j'ai des 4/20 x( alors qu'en plus je m'en sens capable, le problème c'est que tout sembrouille dans ma tête quand je travaille sur table par exemple, alors même que je mémorise très bien je suis incapable de me souvenir de précision… est ce que c'est bête de vouloir faire une kagne alors que je suis comme ça ? Est ce que vous avez sais si grosses difficultés vous ? D'où ça peut venir ? Svp aidez moi … 😞
La dissertation repose sur beaucoup de trucs. Il faut apprendre ces trucs, les comprendre, et savoir les reproduire. Une fois qu'on sait ça, on peut ensuite jouer avec ces trucs, voire les abandonner.

Par exemple, la dissertation de lettres, tu as des plans tels que :

I. Thèse de l'auteur articulée en trois parties avec des exemples.
II. Mais ça ne marche pas pour tous les genres, tous les courants, toutes les époques…
III. D'où une thèse plus globale qui englobe la thèse I et les exceptions II.

Des modèles comme ça, tu en as plusieurs.

Bon courage. 🙂
Lolita, si cela peut te rassurer, la première fois que je me suis présenté à l'agrég, j'ai été admissible et pourtant, je ne possédais aucune technique particulière en dissertation (coeff 12 !). J'ai écrit une sorte d'essai qui m'a valu juste la moyenne, ce qui n'était pas si mal. Mais les jurys d'agrég sont beaucoup plus tolérants en la matière vu qu'il n'y a aucune obligation réglementaire à rédiger suivant un plan canonique. Le mot "dissertation" ne figure même pas dans les instructions officielles.
Bien sûr, si on demande de discuter, mieux vaut le faire ; j'ai même appris plus tard que tout sujet devait être problématisé et pouvait donc se présenter sous une forme dialectique. Mais ça, c'est de la rhétorique. Ce qu'il faut, c'est être cohérent, ne pas sauter du coq à l'âne, conduire logiquement sa pensée…

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément.


Il faut s'entraîner à écrire, pas seulement à lire.

Crois-en ma vieille expérience.
Bonjour Lolita,
Je voudrais te rassurer aussi à la façon de Jacques.
Faire une dissertation, cela s'apprend et si tu es acceptée en khâgne, on t'apprendra les recettes.
Pour ma part j'ai eu 6 en philosophie au bac, et 15 au concours d'Ulm (on m'avait appris en deux ans la technique des 27 parties. 🙂;
De plus les notes en dissertation sont souvent basses aux concours pour la plupart des gens, je ne parle pas des extraterrestres bien sûr, mais point n'est besoin de l'être pour aller en khâgne ou obtenir une agrégation. Si je me souviens bien, j'ai eu quelque chose comme 7 en dissertation de français l'année où j'ai obtenu l'agrégation de lettres, et même avec cette vilaine note, j'étais classée parmi les premières après l'écrit. (Il y a d'autres disciplines)
Les jurys sont obligés de s'habituer à la nullité des candidats, ou du moins à leur inexpérience. 🙂
@Laoshi : Les notes de l'ENS ont été revues à la hausse dans les dernières années. Je pense qu'en 2012, il fallait environ 14 de moyenne pour être admissible à Ulm, et il me semble que c'est plus haut encore maintenant.

Et puis, je souhaite revenir sur ce que je dis, après la réponse de Jacques : je suis en effet d'accord que la cohérence prime. Les "trucs" dont je parlais sont seulement un moyen de se rassurer en sachant qu'on peut limiter la casse. Ca n'est pas l'alpha et l'oméga de la dissert'. 🙂
Oui, et puis j'évoquais l'agrégation, mais le niveau et les exigences sont bien plus rudes en prépa, non ? Ce n'est pas pour rien que le normaliens ont les premières places au concours (pas toujours, mais généralement).
Très honnêtement, je ne sais pas. En tant que normalien qui a raté l'agrèg : Joker ! 🙂
Il faut persister ! 😉
Oh, non. Je l'avais déjà passée avec réticence la première année, puisque j'hésitais à partir pour l'Angleterre pour la suite, donc ça a tout simplement facilité la décision.
Il est bon de savoir se remettre en question (et l'hypokhâgne est faite pour ça). Pour autant, cela ne me semble pas être une raison suffisante de renoncer à poursuivre en khâgne (sauf peut-être si vous avez d'autres orientations en vue). Fiez-vous aux conseils et au jugement de vos professeurs qui ont dû en voir d'autres. 🙂

Cordialement,
Ah ! C'est donc pour cela que je ne me remets jamais en question ! 😂 J'ai enfin trouvé !
Jusqu'à quel âge peut-on s'inscrire en khâgne ?
Artz, tu es l’exception qui confirme la règle.
Tu as raté l’agrégation exprès. 🙂
Le concours d’Ulm est beaucoup plus sélectif. Il y a moins de places déjà. La plupart de mes anciens camarades de Khâgne sont agrégés.
Seuls quelques-uns sont normaliens.
Comme cela a été précédemment expliqué, la dissertation on nous l'apprend néanmoins il y'a des individus pour qui cela sera plus … "naturel" que d'autres.

Je suis comme toi j'ai beaucoup de mal à organiser mes idées. Je sais les choses, j'ai un nombre incalculable de détails mais, il y à encore un an je ne parvenais jamais à faire de plans… On m'a expliqué (des psychologues) que ça venait (de façon très éludée) de la construction du cerveau. Il existe deux types de fonctionnements : Le fonctionnement séquentiel et le fonctionnement en arborescence (on est jamais juste l'un ou l'autre, mais tout les cerveau ont un fonctionnement dominant, et dans 80% des cas c'est le fonctionnement séquentiel). La pensée séquentielle traite les éléments un par un et parvient à faire rentrer ces éléments dans des "cases" lorsque la pensée en arborescence à tendance à multiplier les exemples, les idées, et à se perdre dans un nombre incalculable de détails inutiles et surtout à ne pas les faire correspondre.
Peut-Être que tes difficultés viennent de là ? Il suffit d'adapter ta façon de disserter à ta façon de penser, pour ma part c'est passé par la modification de mes brouillons et de mes modes d'apprentissages. Ainsi, tout mes brouillons débutent par un mindmap, puis je les organisent en schéma(s) qui me semble logique(s), et grâce à ces schémas je parviens à dégager des axes qui deviennent par la suite mes parties. C'est simplement un autre système à mettre en place 🙂.