Emploi de "sauf que"

Langue française

18 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour, j'ai quelque mal à trouver l'utilisation exacte de la conjonction "sauf que".

Prenons l'exemple :
Notre voyage s'est bien passé, sauf que mon portefeuille a été volé.
Bon, pas de problème : on réduit l'extension d'une affirmation positive

P.ex.
Cette fille est très misérable, sauf qu'elle a trouvé une poupée dans la rue.
On réduit bien la proposition précédente, mais celle-ci n'est pas positive et de ce fait - à mon avis - ça ne marche pas.

Mais p.ex.
Tous les élèves étudient le jour et dorment la nuit, sauf que celui-ci fait le contraire.
Il y a réduction d'une affirmation positive, pourtant ça sonne faux… Pourquoi ? J'ai spontanément tendance à dire :

Tous les élèves étudient le jour et dorment la nuit, sauf celui-ci qui fait le contraire.

Idem pour :
Pierre aime les aliments chinois sauf qu’il n'apprécie pas les raviolis.
Je dirais :

Pierre aime les aliments chinois sauf les raviolis.

Idem pour :
Elle aime tous les gâteaux, sauf que ceux que Robert a faits ne l’intéressent pas.
Je dirais :

Elle aime tous les gâteaux, sauf ceux de Robert qui ne l’intéressent pas.

Il me semble qu'il faut que l'opposition ne soit pas entre A <=> -A selon le sens (aimer - apprécier), mais qu'il faut qu'il y ait une opposition entre A <=> B comme dans le premier exemple.

Le problème, c'est que je ne trouve pas la règle…

Merci pour votre aide
Bonsoir.

Sauf que n'implique pas forcément une restriction à quelque chose de positif.
Les phrases avec "sauf que" que tu as proposées ne sont pas foncièrement incorrectes.
Elles sont surtout parfois assez lourdes, et une autre formulation, comme tu as fait, est alors préférable.
Cette fille est très misérable, sauf qu'elle a trouvé une poupée dans la rue.
Cela marche-t-il vraiment?
Pas trop, c'est vrai.
Ce n'est pas parce qu'elle a trouvé une poupée dans la rue qu'elle cesse d'être très misérable…
Cette "exception" n'en est pas vraiment une.

Voir également ceci :
https://www.academie-francaise.fr/sauf-que-au-sens-de-mais
Bon, ok. Ce n'est pas encore tout à fait clair pour moi.

Ci-dessous quelques phrases par des allophones. Si telle ou telle phrase marche ou ne marche pas, quelle en serait la raison précise ?
1. Marie n'a rien pour jouer, sauf qu'elle a reçu une poupée de chiffon comme cadeau d'anniversaire.
Ici la principale est négative comme dans l'exemple précédent. La subordonnée marque une exception à l'affirmation de la principale, sans pour autant la nier complètement : la poupée de chiffon semble bien une simple exception au fait de n'avoir rien pour jouer. Pourtant cette phrase ne sonne pas bien. Spontanément j'aurais utilisée la conjonction si ce n'est que sans pouvoir dire pourquoi.
2. Elle aime tous les gâteaux sauf que ceux que Robert a faits ne l'intéressent pas.
Là aussi, il me semble qu'en raison de la similitude de sens entre A et -A (aimer <=> ne pas s'intéresser à) fait que la négation ne porte pas sur les verbes, les actions, mais sur le COD. Spontanément (à cause de cela) j'aurais dit : … sauf ceux de Robert qui ne l'intéressent pas.

Je n'arrive pas à voir la raison précise pourquoi sans que marche ou non dans telle ou telle phrase
1. Marie n'a rien pour jouer, sauf une poupée de chiffon qu'elle a reçue comme cadeau d'anniversaire.
2. Elle aime tous les gâteaux sauf que ceux que Robert a faits qui ne l'intéressent pas.

Je laisse aux savants le soin d'expliquer.
@paulang

justement : puisque l'opposition ne semble pas entre les propositions en tant que telles, mais entre des groupes nominaux, ma réaction serait la même : sauf comme préposition avec le nom/pronom, suivi d'un relatif. Je n'arrive pas à discerner.

P.ex. dans l'exemple ci-dessous, la distinction entre réduction et négation du fait est maintenant plus clair pour moi :
Les gens sont bien prêts à partir, sauf que le chauffeur n'est pas encore là.
Là, me semble-t-il, il s'agit bien d'un usage fautif où il aurait fallu mettre "mais".
"Mais" est évidemment correct et bienvenu, mais "sauf que" ne me choquerait pas outre mesure dans cette phrase.

Le sens le plus régulier de "sauf que" est donné par l'Académie :
SAUF QUE, loc. conj. Sous la réserve que, excepté que. Il est bien remis de son accident, sauf qu'il se fatigue rapidement à marcher.
https://www.cnrtl.fr/definition/academie8/sauf
Ou le TLFi :
. Loc. conj. [Le verbe est souvent à l'ind.]
a) Sauf que. Mis à part le fait que, si l'on ne tient pas compte du fait que, à cette exception que. Ah! comme vous m'avez dit de jolies choses! J'avais tout prévu, sauf qu'il ferait trop chaud pour que vous puissiez traverser le boulevard (J. Bousquet,Trad. du sil., 1936, p. 254).
https://www.cnrtl.fr/definition/sauf
ok, j'aimerais pourtant pouvoir distinguer les raisons pour lesquelles dans un cas, il s'agit d'une exception par rapport à une affirmation et dans un autre, d'une négation.

Pour autant que je puisse en juger, "sauf que" exprime une réduction quant à l'extension (universelle) d'une proposition.

Prenons p.ex. le cas ci-dessous :
Jean (n')aime (que) les desserts glacés, sauf que sa maman ne veut pas qu'il en mange tout le temps.
Ici, l'exception ne réduit pas l'extension de l'affirmation (On peut toujours continuer à affirmer qu'il aime ces desserts-là). Il y a simplement une opposition. Ici, me semble-t-il, il faut utiliser "mais".

Dans le cas déjà cité :
Les gens sont bien prêts à partir, sauf que le chauffeur n'est pas encore là.
on pourrait dire la même chose : bien que le chauffeur ne soit pas là, les gens restent prêts à partir. Il n'y a pas de réduction quant à l'extension de l'affirmation, cela ne l'affaiblit pas.

Ensuite, je me demande quelle doit être la nature de cette réduction. S'il s'agit d'une réduction qui tient aux choses (et non aux actions), spontanément je coordonnerais les noms avec la préposition 'sauf' sans en faire une conjonction.

P.ex. :
Tous les vêtements sont biens secs, sauf que les bleus sont encore mouillés
Ici on devrait dire : Tous les vêtements sont bien secs, sauf les bleus, qui sont encore mouillés.

Il faut donc que la réduction se situe au niveau des actions, donc des verbes…
Mais là encore, cela ne me semble pas clair.

Prenons p.ex. :
Tout le monde met ses affaires dans son casier après le travail, sauf que Marie ne les range jamais.
Il y a bien une réduction quant à l'affirmation, il y a bien une action différente, et pourtant, je pencherais ici vers une proposition + relatif : Tout le monde met ses affaires dans son casier après le travail, sauf Marie, qui ne les range jamais.

Et c'est la raison pour laquelle je me demande si une des raisons ne serait pas qu'il faut éviter pour la subordonnée le schéma
A <=> -A
C'est-à-dire qu'il ne faut pas qu'on puisse affirmer la principale en négative pour la subordonnée.

A.v. Ici on pourrait affirmer de Marie qu'elle ne met pas (=-A) ses affaires dans son casier.

Prenons :
Pierre viendra bien pour ta fête, sauf qu'il arrivera en retard.
On ne peut pas affirmer la subordonnée en négative (On ne peut pas dire qu "il ne viendra pas pour ta fête"), mais on réduit néanmoins l'extension universelle de la principale, car il ne viendra pas pour toute la durée de la fête.

Prenons :
Ils ont fini d'équiper leur appartement, sauf qu'il manque encore deux lits.
On ne peut pas affirmer la principale en négative pour les lits, mais leur manque réduit bien l'extension de l'affirmation de la principale.

Mais pourquoi ne pas employer sauf que uniquement dans le sens donné par l'Académie française (ou le TLFi) ? 🙄

Si ce sens ne convient pas dans la phrase, on la tourne autrement.

Je reprends les derniers ex. :

Jean n'aime (que) les desserts glacés, sauf que sa maman ne veut pas qu'il en mange tout le temps. ==> Jean n'aime que les desserts glacés ; toutefois, sa mère ne veut pas qu'il en mange tout le temps.

Les gens sont bien prêts à partir, sauf que le chauffeur n'est pas encore là. ==> Les gens sont prêts à partir ; mais le chauffeur n'est pas encore là.

Tous les vêtements sont biens secs, sauf que les bleus sont encore mouillés. Tous les vêtements sont bien secs, sauf les bleus, qui sont encore mouillés.

Tout le monde met ses affaires dans son casier après le travail, sauf que Marie ne les range jamais. ==> Tout le monde met ses affaires dans son casier après le travail, sauf Marie.

Pierre viendra bien pour ta fête, sauf qu'il arrivera en retard. ==> Pierre viendra bien pour ta fête ; toutefois, il arrivera en retard.
@Romeo31 a écrit :
Tout le monde met ses affaires dans son casier après le travail, sauf que Marie ne les range jamais. ==> Tout le monde met ses affaires dans son casier après le travail, sauf Marie.
Ah non ! Marie met ses affaires dans le casier, mais n'importe comment.
@Roméo

mais justement : comment comprendre les cas où le sens de "à cette exception près" permet d'utiliser la conjonction "sauf que" et non pas une autre tournure ? Je souscris à tous les exemples que vous donnez, sauf peut-être celui du retard de Pierre. J'aimerais comprendre pourquoi dans tel ou tel cas "sauf que" marche et pourquoi non.
Le critère général réside dans la distinction entre restriction et opposition.
Sauf que indique une sorte de restriction,
comme outre que exprime une sorte d'addition.

Tous les dictionnaires et les grammaires (consultés) ne donnent que des ex. où sauf que est employé pour indiquer une simple restriction à ce qui précède :

Littré écrit :Tout se passa bien, sauf qu'un moment on s'égara.

De même, l'Académie française donne cet ex. : Il est bien remis de son accident, sauf qu'il se fatigue rapidement à marcher.

Le Larousse du XXe siècle écrit correctement : Tout a bien marché, sauf qu'on s'est disputé quelque peu.

Hanse : Tout s'est bien passé, sauf que le train avait du retard.

J.-P. Colin : Sauf qu'elle était pâle, on aurait pu croire qu'elle somnolait (M. Duras).

Péchoin/Dauphin : Elle est très heureuse sauf que sa maman ne la mène jamais à la promenade (J. Romains).

J. Girodet : Tout s'est bien passé, sauf que la discussion à été un peu vive.

René Lagane (agrégé de grammaire) :
Tout va bien sauf que nous commençons à avoir faim, sauf que nous voudrions avoir fini (mis à part que, excepté que, si ce n'est que).
Le Bon usage :
Sauf qu’il avait tellement grossi , il avait gardé bien des choses d’autrefois  (Proust, Rech., t. III, p. 941). Il avait tout prévu, sauf qu'il pleuvrait.
TLFi a) 
Sauf que. Mis à part le fait que, si l'on ne tient pas compte du fait que, à cette exception que. Ah! comme vous m'avez dit de jolies choses! J'avais tout prévu, sauf qu'il ferait trop chaud pour que vous puissiez traverser le boulevard (J. BOUSQUET,Trad. du sil., 1936, p. 254).
Le GRLF cite cette phrase de Proust comme ex. d'emploi.

Et ainsi de suite.

On constate que dans tous ces nombreux exemples d'emploi de sauf que, cette locution indique une simple restriction (une réserve) par rapport au fait principal , et non une opposition* (une sorte de contradiction), une négation du fait principal.
* Elle est très grande alors que ses parents sont petits. J'ai les yeux bleus alors que mes parents ont les yeux marrons.

Conclusion : N'utiliser la locution conjonctive sauf que que lorsqu'elle marque une simple restriction comme celles du type cités ci-dessus. Ne pas l'utiliser pour introduire une proposition d'opposition (= adversative) ou de concession (= concessive : Je sors bien qu'il pleuve)).
Pas si évident de faire la distinction entre sauf que qui marquerait une restriction et sauf qui marque une exception.

Il fait beau partout sauf qu'il pleut à Paris.
Il fait beau partout sauf à Paris.
Tous les mot en AC ont deux C sauf les exceptions qui confirment la règle acajou…
Jehan a écrit : Sauf que n'implique pas forcément une restriction à quelque chose de positif.
Je confirme : Il fait moche partout sauf qu'il fait beau à Paris
@Romeo31

Merci pour votre réponse.
J'ai bien compris l'idée d'une restriction pour pour que, et la différence avec une opposition ou concession.
C'est au fond ce que je parlais d'une réduction de l'universalité d'une affirmation.

J'observe pourtant ceci dans les exemples cités :
Tout se passa bien, sauf qu'un moment on s'égara.
Il est bien remis de son accident, sauf qu'il se fatigue rapidement à marcher.
Tout a bien marché, sauf qu'on s'est disputé quelque peu.
Tout s'est bien passé, sauf que le train avait du retard.
Sauf qu'elle était pâle, on aurait pu croire qu'elle somnolait (M. Duras).
Elle est très heureuse sauf que sa maman ne la mène jamais à la promenade (J. Romains).
Tout s'est bien passé, sauf que la discussion à été un peu vive.
Tout va bien sauf que nous commençons à avoir faim, sauf que nous voudrions avoir fini (mis à part que, excepté que, si ce n'est que).
Sauf qu’il avait tellement grossi , il avait gardé bien des choses d’autrefois.
Il avait tout prévu, sauf qu'il pleuvrait.
Ah! comme vous m'avez dit de jolies choses! J'avais tout prévu, sauf qu'il ferait trop chaud pour que vous puissiez traverser le boulevard.
On remarque que dans la grande majorité des cas, la restriction à l'universalité de l'affirmation est marquée, signalée, accentuée (facilitant en tout cas l'identification) par le pronom tout dans la principale, ou alors un autre marqueur logique de ce genre, comme très et bien ; dès lors, il est "facile" de "soustraire" quelque chose au "tout".

C'est la raison pour laquelle j'avais, dans mes (derniers) exemples, laissé de tels marqueurs.
Mais cela ne suffit pas. Reprenons un exemple déjà donné (un peu modifié):
Tous ces gens sont bien prêts à partir, sauf que le chauffeur n'est pas encore là.
Au fond, il s'agit de voir si la subordonnée réduit vraiment ce qui est dit dans la principale. Ici, l'absence du chauffeur ne diminue pas le fait d'être prêt de ceux qui sont dans la principale. C'est au fond une équivocité. La vraie 'réduction' consiste dans le fait dans l'impossibilité à partir, non à être prêts pour ce faire. Dans ce cas, une opposition ou concession s'imposent.

Ensuite, un autre critère me semble toujours le fait qu'on ne devrait pas pouvoir affirmer en négative l'action de la principale du sujet de la subordonnée. Reprenons les deux phrases déjà citées :
Tous les vêtements sont biens secs, sauf que les bleus sont encore mouillés.
Tout le monde met bien ses affaires dans son casier après le travail, sauf que Marie ne les range jamais.
Puisqu'on peut affirmer cette négation :

les vêtements bleus ne sont pas secs & Marie ne met pas ses affaires dans son casier

l'on préfèrera coordonner les deux sujets avec une relative :

Tous les vêtements sont biens secs, sauf les bleus, qui sont encore mouillés.
Tout le monde met bien ses affaires dans son casier après le travail, sauf Marie, qui ne les range jamais.

À mon avis, on n'a pas encore mis à découvert le fond de la mécanique … 😞
Il me semble tout de même que c'est déjà pas mal débroussaillé…
Il me semble tout de même que c'est déjà pas mal débroussaillé…
En effet 😉

Mais j'aimerais avoir une confirmation par les experts pour les critères que je décèle de manière plutôt expérimentale.

P.ex. dans l'exemple déjà cité :
Ils ont bien équipé leur appartement, sauf qu'il manque encore quatre lits.
il me semble que c'est le fait qu'on ne peut pas énoncer l'action de la principale du sujet de la subordonnée en négative qui permet l'utilisation de 'sauf que' comme conjonction. Les lits en effet ne peuvent pas "ne pas bien équiper" ; par contre leur manque réduit quelque chose de l'universalité de l'affirmation de la principale.

Si on disait :
Ils ont bien équipé leur appartement, sauf leur chambre à coucher, où il manque encore le lit.
Il y a aussi réduction, mais comme on peut affirmer que leur chambren'a pas été bien équipée, l'on préfèrera à mon avis sauf comme préposition.

Mais je ne suis pas sûr que ce soit la le "rationale"…
J'ai bien compris l'idée d'une restriction pour pour que, et la différence avec une opposition ou concession.
Cela fait plusieurs fois que vous écrivez pour que ! 🙂
Tous ces gens sont bien prêts à partir, sauf que le chauffeur n'est pas encore là.
Au fond, il s'agit de voir si la subordonnée réduit vraiment ce qui est dit dans la principale. Ici, l'absence du chauffeur ne diminue pas le fait d'être prêt de ceux qui sont dans la principale
Oui. L'absence du chauffeur ne restreint pas le fait que tous les gens sont prêts à partir. Dès lors, l'absence du critère de restriction (= la portée, le champ d'application de la principale n'est en rien restreint par la subordonnée introduite par sauf que) doit conduire à considérer que cette locution ne doit pas être employée en l'espèce.

Et pour ma part, je m'en tiens là : la nécessité de votre second critère m'apparaît discutable.
Tous les vêtements sont biens secs, sauf que les bleus sont encore mouillés.
l'on prèfèrera coordonner les deux sujets avec une relative :
Tous les vêtements sont biens secs, sauf les bleus, qui sont encore mouillés.
J'ignore si l'on préfèrera tourner la phrase ainsi, mais on peut le faire.
Ils ont bien équipé leur appartement, sauf qu'il manque encore quatre lits.
A mon sens, c'est l'applicabilité du critère de la restriction qui conduit à conclure au bien-fondé de l'emploi de sauf que au présent cas. En effet, le fait qu'il manque encore quatre lits dans l'appartement restreint l'étendue de l'équipement de ce dernier. Ce critère fonctionne bien au cas particulier.

Conclusion : Pour moi, il y a un seul critère, celui de la restriction de la portée, de l'étendue, du champ d'application de la principale par la subordonnée introduite par sauf que.

A ce que j'ai écrit ci-dessus à propos de l'unicité du critère j'ajoute que le prétendu critère de l'exception se ramène au critère de général de la restriction. Ex. : Tout a bien marché, sauf qu'on s'est disputé quelque peu. = Tout a bien marché, à l'exception du fait qu'on s'est disputé quelque peu. Cette exception se ramène à une restriction (= à la réduction, diminution du champ d'application) du fait que tout a bien marché.
Il fait beau partout, sauf qu'il pleut à Paris. = Il fait beau partout, à l'exception du fait qu'il pleut à Paris. ==> Cette exception se ramène à une restriction de l'étendue du fait qu'il fait beau partout.

.