Bonjour , j'ai un commentaire comparé à écrire et j'ai vraiment du mal à le faire c'est la première fois que j'en fais un.
Ce serait vraiment sympathique de votre part de m'aider à le réussir puisque je suis vraiment perdu. De plus sans vous le cachez le Francais est loin d'être la matiere où j'excelle le plus. Merci de votre compréhension. Voici les détait de mon devoir.
Voici deux textes. Ils ont en commun d’évoquer une rencontre amoureuse. Il faut en rédiger un commentaire comparé.
Ce qu’il faut à tout prix éviter, bien sûr, c’est de séparer l’étude des deux textes, l’un dans une première grande partie, l’autre dans une seconde grande partie… (Si possible, éviter aussi le plan simpliste ressemblances –différences… Il faut s’efforcer de trouver plus original.) Selon mon proffesseur. 🙂
Texte 1 :
Ce serait vraiment sympathique de votre part de m'aider à le réussir puisque je suis vraiment perdu. De plus sans vous le cachez le Francais est loin d'être la matiere où j'excelle le plus. Merci de votre compréhension. Voici les détait de mon devoir.
Voici deux textes. Ils ont en commun d’évoquer une rencontre amoureuse. Il faut en rédiger un commentaire comparé.
Ce qu’il faut à tout prix éviter, bien sûr, c’est de séparer l’étude des deux textes, l’un dans une première grande partie, l’autre dans une seconde grande partie… (Si possible, éviter aussi le plan simpliste ressemblances –différences… Il faut s’efforcer de trouver plus original.) Selon mon proffesseur. 🙂
Texte 1 :
« Première rencontre avec Madame de Warens », Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, 1782Texte 2 :
Rebuté par le comportement brutal du graveur chez qui il est apprenti, je jeune Rousseau s’enfuit, est recueilli par l’abbé de Pontverre, qui l’envoie chez Madame de Warens, une nouvelle convertie qui se consacre à des œuvres charitables.
Craignant donc que mon abord ne prévînt pas en ma faveur, je pris autrement mes avantages, et je fis une belle lettre en style d’orateur, où, cousant des phrases de livres avec des locutions d’apprenti, je déployais toute mon éloquence pour capter la bienveillance de madame de Warens. J’enfermai la lettre de M. de Pontverre dans la mienne, et je partis pour cette terrible audience. Je ne trouvai point madame de Warens ; on me dit qu’elle venait de sortir pour aller à l’église. C’était le jour des Rameaux de l’année 1728. Je cours pour la suivre : je la vois, je l’atteins, je lui parle… Je dois me souvenir du lieu, je l’ai souvent depuis mouillé de mes larmes et couvert de mes baisers. Que ne puis-je entourer d’un balustre d’or cette heureuse place ! que n’y puis-je attirer les hommages de toute la terre ! Quiconque aime à honorer les monuments du salut des hommes n’en devrait approcher qu’à genoux.
C’était un passage derrière sa maison, entre un ruisseau à main droite qui la séparait du jardin et le mur de la cour à gauche, conduisant par une fausse porte à l’église des cordeliers. Prête à entrer dans cette porte, madame de Warens se retourne à ma voix. Que devins-je à cette vue ! Je m’étais figuré une vieille dévote bien rechignée ; la bonne dame de M. de Pontverre ne pouvait être autre chose à mon avis. Je vois un visage pétri de grâces, de beaux yeux bleus pleins de douceur, un teint éblouissant, le contour d’une gorge enchanteresse. Rien n’échappa au rapide coup d’œil du jeune prosélyte ; car je devins à l’instant le sien, sûr qu’une religion prêchée par de tels missionnaires ne pouvait manquer de mener en paradis. Elle prend en souriant la lettre que je lui présente d’une main tremblante, l’ouvre, jette un coup d’œil sur celle de M. de Pontverre, revient à la mienne, qu’elle lit tout entière, et qu’elle eût relue encore si son laquais ne l’eût avertie qu’il était temps d’entrer. Eh ! mon enfant, me dit-elle d’un ton qui me fit tressaillir, vous voilà courant le pays bien jeune ; c’est dommage en vérité. Puis, sans attendre ma réponse, elle ajouta : Allez chez moi m’attendre ; dites qu’on vous donne à déjeuner ; après la messe j’irai causer avec vous.
« Première rencontre entre Julien Sorel et Madame de Rênal », Stendhal, Le Rouge et le Noir, 1830En espérant une réponse positives de votre parts
Julien Sorel, le fils d’un charpentier, qui se destine à une carrière ecclésiastique, a été engagé comme précepteur de ses enfants par Monsieur de Rênal, le maire d’une petite ville de Franche-Comté. Il se rend donc chez Monsieur de Rênal, arrive à la grille de la maison du maire.
Avec la vivacité et la grâce qui lui étaient naturelles quand elle était loin des regards des hommes, madame de Rênal sortait par la porte-fenêtre du salon qui donnait sur le jardin, quand elle aperçut près de la porte d’entrée la figure d’un jeune paysan presque encore enfant, extrêmement pâle et qui venait de pleurer. Il était en chemise bien blanche, et avait sous le bras une veste fort propre de ratine violette.
Le teint de ce petit paysan était si blanc, ses yeux si doux, que l’esprit un peu romanesque de madame de Rênal eut d’abord l’idée que ce pouvait être une jeune fille déguisée, qui venait demander quelque grâce à M. le maire. Elle eut pitié de cette pauvre créature, arrêtée à la porte d’entrée, et qui évidemment n’osait pas lever la main jusqu’à la sonnette. Madame de Rênal s’approcha, distraite un instant de l’amer chagrin que lui donnait l’arrivée du précepteur. Julien, tourné vers la porte, ne la voyait pas s’avancer. Il tressaillit quand une voix douce dit tout près de son oreille :
— Que voulez-vous ici, mon enfant ?
Julien se tourna vivement, et frappé du regard si rempli de grâce de madame de Rênal, il oublia une partie de sa timidité. Bientôt, étonné de sa beauté, il oublia tout, même ce qu’il venait faire. Madame de Rênal avait répété sa question.
— Je viens pour être précepteur, madame, lui dit-il enfin, tout honteux de ses larmes qu’il essuyait de son mieux.
Madame de Rênal resta interdite ; ils étaient fort près l’un de l’autre à se regarder. Julien n’avait jamais vu un être aussi bien vêtu et surtout une femme avec un teint si éblouissant, lui parler d’un air doux. Madame de Rênal regardait les grosses larmes, qui s’étaient arrêtées sur les joues si pâles d’abord et maintenant si roses de ce jeune paysan. Bientôt elle se mit à rire, avec toute la gaieté folle d’une jeune fille ; elle se moquait d’elle-même et ne pouvait se figurer tout son bonheur. Quoi, c’était là ce précepteur qu’elle s’était figuré comme un prêtre sale et mal vêtu, qui viendrait gronder et fouetter ses enfants !
— Quoi, monsieur, lui dit-elle enfin, vous savez le latin ?
[…] Mme de Rênal de son côté était complètement trompée par la beauté du teint, les grands yeux noirs de Julien et ses jolis cheveux qui frisaient plus qu’à l’ordinaire parce que pour se rafraîchir il venait de plonger la tête dans le bassin de la fontaine publique. À sa grande joie elle trouvait l’air timide d’une jeune fille à ce fatal précepteur, dont elle avait tant redouté pour ses enfants la dureté et l’air rébarbatif. Pour l’âme si paisible de Mme de Rênal, le contraste de ses craintes et de ce qu’elle voyait fut un grand événement. Enfin elle revint de sa surprise. Elle fut étonnée de se trouver ainsi à la porte de sa maison avec ce jeune homme presque en chemise et si près de lui.
— Entrons, monsieur, lui dit-elle d’un air assez embarrassé.



