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J'ai un commentaire à rendre pour jeudi sur le l'acte V scène 3 de l'avare de Molière et je n'y arrive vraiment pas
Notre professeur a donné une aide : "nous pouvons étudier le comportement de chaque personne en oublions pas son aspect comique "
voici la scène :
J'ai un commentaire à rendre pour jeudi sur le l'acte V scène 3 de l'avare de Molière et je n'y arrive vraiment pas
Notre professeur a donné une aide : "nous pouvons étudier le comportement de chaque personne en oublions pas son aspect comique "
voici la scène :
VALÈRE.- Que voulez-vous, Monsieur ?je vous remercie de votre aide 🙂
HARPAGON.- Comment, traître, tu ne rougis pas de ton crime ?
VALÈRE.- De quel crime voulez-vous donc parler ?
HARPAGON.- De quel crime je veux parler, infâme, comme si tu ne savais pas ce que je veux dire. C’est en vain que tu prétendrais de le déguiser. L’affaire est découverte, et l’on vient de m’apprendre tout. Comment abuser ainsi de ma bonté, et s’introduire exprès chez moi pour me trahir ? pour me jouer un tour de cette nature ?
VALÈRE.- Monsieur, puisqu’on vous a découvert tout, je ne veux point chercher de détours, et vous nier la chose.
MAÎTRE JACQUES.- Oh, oh. Aurais-je deviné sans y penser ?
VALÈRE.- C’était mon dessein de vous en parler, et je voulais attendre pour cela des conjonctures favorables ; mais puisqu’il est ainsi, je vous conjure de ne vous point fâcher, et de vouloir entendre mes raisons.
HARPAGON.- Et quelles belles raisons peux-tu me donner, voleur infâme ?
VALÈRE.- Ah ! Monsieur, je n’ai pas mérité ces noms. Il est vrai que j’ai commis une offense envers vous ; mais après tout ma faute est pardonnable.
HARPAGON.- Comment pardonnable ? Un guet-apens ? Un assassinat de la sorte ?
VALÈRE.- De grâce, ne vous mettez point en colère. Quand vous m’aurez ouï, vous verrez que le mal n’est pas si grand que vous le faites.
HARPAGON.- Le mal n’est pas si grand que je le fais ! Quoi mon sang, mes entrailles, pendard ?
VALÈRE.- Votre sang, Monsieur, n’est pas tombé dans de mauvaises mains. Je suis d’une condition à ne lui point faire de tort, et il n’y a rien en tout ceci que je ne puisse bien réparer.
HARPAGON.- C’est bien mon intention ; et que tu me restitues ce que tu m’as ravi.
VALÈRE.- Votre honneur, Monsieur, sera pleinement satisfait.
HARPAGON.- Il n’est pas question d’honneur là-dedans. Mais, dis-moi, qui [6] t’a porté à cette action ?
VALÈRE.- Hélas ! me le demandez-vous ?
HARPAGON.- Oui, vraiment, je te le demande.
VALÈRE.- Un dieu qui porte les excuses de tout ce qu’il fait faire : l’Amour.



