Fonction de l’adverbe interrogatif

Langue française

13 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
On est bien d'accord que l'adverbe interrogatif n'a pas de fonction propre? Après lectures de certains sites, je commence à douter

Je voudrais savoir COMMENT tu vas, QUAND tu pars , OÙ tu t'héberges .

Merci 🙂
Bonjour.

Je dirais compléments de manière, de temps ou de lieu du verbe de la subordonnée interrogative.
Cela semble logique.
C'est peut-être logique, mais a t-on répondu à la question ?
On est bien d'accord que l'adverbe interrogatif n'a pas de fonction propre ?
D'accord ou pas d'accord avec le monsieur ?
Paulang, "complément du verbe" est une fonction.
Alors vous n’êtes pas d'accord ! :/
C'est une fonction -j'ai vérifié- mais le passant qui passe par ici le sait-il ?
Je ne vois pas en quoi les adverbes interrogatifs comment, quand, où, sont des compléments. Les réponses à l'interrogation, elles, le seront.
En tout cas, les pronoms interrogatifs, eux, ont bien la même fonction que leurs "réponses".
Par exemple :
Qui voyez-vous ? Dites-moi qui vous voyez. (COD de "voyez")
Je vois sœur Anne. (COD de "vois")

On ne voit pas pourquoi il n'en serait pas de même pour les adverbes interrogatifs (compléments de lieu, de temps, de manière, etc.).

Où vas-tu ? Dis-moi où tu vas. (C de lieu de "vas")
Je vais à Paris. (C de lieu de "vais" )
Je ne suis pas convaincue par la réponse que les adverbes interrogatifs aient une fonction. ( les pronoms interrogatifs si bien sûr )
Ils ne répondent pas aux critères des compléments de phrase, ils ne sont pas supprimables . Je pense qu'ils sont plutôt "vides de fonction " comme les conjonctions .


Mais j'aurais aimé le voir écrit noir sur blanc . Si qqu'un voit une référence à ce sujet sur une grammaire 🙂 …
Je vais me pencher sur le Riegel…

merci pour vos réponses
Je me sentais bien seule…

Pas grand chose dans les grammaires :

Riegel, page 385 dans la 4ème édition (2009), remarque concernant les pronoms interrogatifs :
"Où, quand, comment et pourquoi traditionnellement classés adverbes interrogatifs parce qu'invariables, ont un fonctionnement syntaxique et sémantico-référentiel en tous points identiques aux pronoms interrogatifs : ce sont des substituts syntaxiques de compléments verbaux ou circonstanciels qui font porter l'interrogation sur l'identité des constituants.
.
Oui , c'est flou ( mias comme souvent chez Riegel, il y a une analyse très pointue mais on en trouve pas de réponses à des questions sur les fonctions grammaticales)
où, quand, comment , pourquoi etc sont dénéralement considérés comme des adverbes d'interrogation parteille : en fait ,
ils représentent l'amalgame de la marque du type de phrase interrogatif et d'une fonction ( complément circonstanciel), ce qui leur confère les propriétés syntaxiques et interprétatives des autres pronoms interrogatifs "
édition 2015 , p 649


Je note par ailleurs qu'ils sont dans un paragraphe intitulé " élément introducteur d'une phrase" alors qu'il y a un paragraphe précédent " adverbe comme complément circonstanciel "


Normal que nos avis soient partagés , ils reflètent "l'amalgame ! 🙂
En tout cas, les pronoms interrogatifs, eux, ont bien la même fonction que leurs "réponses".
Par exemple :
Qui voyez-vous ? Dites-moi qui vous voyez. (COD de "voyez")
Je vois sœur Anne. (COD de "vois")

On ne voit pas pourquoi il n'en serait pas de même pour les adverbes interrogatifs (compléments de lieu, de temps, de manière, etc.).

Où vas-tu ? Dis-moi où tu vas. (C de lieu de "vas")
Je vais à Paris. (C de lieu de "vais" )
Pour ma part, je réitère ma première réponse.
Je vais dans le même sens que Jehan.
Arbrerose a écrit :Ils ne répondent pas aux critères des compléments de phrase, ils ne sont pas supprimables . Je pense qu'ils sont plutôt "vides de fonction " comme les conjonctions .
Il ne s'agit pas de compléments de phrases (compléments circonstanciels).
Il s'agit plutôt de compléments essentiels du verbe, non supprimables et non mobiles.

Riegel dit bien lui-même que la notion "traditionnelle" de complément circonstanciel, trop exclusivement sémantique (catalogue de "circonstances" : lieu, temps, manière, etc.) empêche souvent de distinguer entre les compléments de phrase et les compléments de verbe. Et que même un complément de nom peut exprimer à l'occasion une nuance circonstancielle sans pour autant être un véritable complément circonstanciel : le déjeuner sur l'herbe (nuance circonstancielle de lieu).