Les périphrases verbales

Langue française

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,
Je suis en train de faire un travail sur les Périphrases Verbales. J'ai des doutes à propos de certaines constructions:

- SAVOIR + INFINITIF
- IL FAUT + INFINITIF
- VENIR A + INFINITIF
- VALOIR + INFINITIF
- VOULOIR + INFINITIF

Ces constructions sont des Périphrases Verbales?

Je vous remercie d'avance.
Il faut que le semi-auxiliaire ait perdu au moins une partie de son sens.
Donc non, sauf peut-être pour savoir : Je ne saurais accepter cette décision.
Voir https://platea.pntic.mec.es/cvera/hotpot/periphrases_verbales.pdf
J'ai lu dans une grammaire que "falloir (il faut) + infinitif" peut être considerée comme une périphrase modale exprimant l'obligation.
Je ne sais que penser. C'est un sujet un peu compliqué 😞
Il faut n'est pas une périphrase (voir le sens de ce mot dans le dictionnaire. La cité phocéenne est une périphrase pour désigner Marseille. L'astre des nuit une périphrase pour désigner la lune.) Il faut est une forme impersonnelle.
L'expression impersonnelle "il faut" indique que quelque chose est nécessaire / doit être fait.

Le verbe qui suit est à l'infinitif. […]
https://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-111917.php
Je n'ai vu falloir cité comme semi-auxiliaire qu'une fois dans un cours en ligne de FLE. C'est donc surtout une question de confiance dans la grammaire où tu l'as vu. Je dirais non, car il n'y a pas de changement de sens.
Comme l'écrit Sandrine Chevillon qui n'a pas hésité à plagier Riegel et al.
La liste de ces auxiliaires n’est cependant pas fermée : si certains ont indiscutablement un statut comparable à avoir et être, d’autres possèdent un sens lexical qui les rapproche plutôt d’un verbe ordinaire.
Outre savoir + infinitif, on peut raisonnablement considérer, comme le Tlfi, que venir à + infinitif (commencement de l'action) est également un semi-auxiliaire.
La pluie vint à tomber.
Les vivres vinrent à manquer.
"Savoir + infinitif" se considere une périphrase verbale seulment dans la construcion NE SAVOIR (au conditional) + INFINITIF (exprimant l'incapacité) ou aussi dans sa forme affirmative comme par exemple dans la phrase "je sais nager"?
Dans sa forme affirmative (je sais nager) j'ai l'impression que il n'y a pas changement du sens.
Oui, il y a un changement de sens dans Je ne saurais nager. = "Je suis incapable de nager."
Oui, c'est dans la phrase "je sais nager" que j'ai l'impression qu'il n'y a pas un changement du sens.
Ma question est : SAVOIR + INFINITIF c'est une périphrase verbale seulment quand nous avons constructions comme "je ne saurais l'accepter" (c'est à dire NE+SAVOIR (au conditionel)+ INFINITIF) ou aussi dans phrases comme "je sais nager"?
Je sais nager n'est pas une périphrase.
Je ne sais pas nager n'en est pas une non plus.
Ou alors, explique-moi, qu'est-ce pour toi qu'une périphrase ?
Qu'appelle-t-on aujourd'hui périphrase ?… histoire que je me tienne au courant…
Je ne saurais l'accepter signifie "Moralement, je ne m'accorde pas le droit d'accepter".

Un exemple littéraire célèbre : Couvrez ce sein que je ne saurais voir. (Molière)
Cela s'apparente beaucoup à l'euphémisme.
Bravo Jehan : tu n'as pas commis la faute fréquente consistant à citer : "Cachez ce sein (le reste sans changement)".
Laoshi a écrit :Qu'appelle-t-on aujourd'hui périphrase ?… histoire que je me tienne au courant…
Quelques explications ici :
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/26985/quest-ce-quune-periphrase-verbale
https://www.conjugaison.com/grammaire/semi-auxiliaires.html Pour répondre à Elodie à propos de "Je sais nager" :

La grammaire Riegel dit que dans cet emploi, "savoir" est un équivalent de "pouvoir" (capacité physique ou intellectuelle). Ce serait donc bien une périphrase verbale.
Tout comme dans "Je ne saurais accepter" ( équivalent de "pouvoir" au sens d'avoir le droit, la permission).
Dans "Je sais ma leçon" (emploi non périphrastique) le verbe savoir n'a pas le sens de "pouvoir".
Quand Riegel écrit :
« Dans l'expression de la capacité physique ou intellectuelle pouvoir est complété en français par savoir : je sais nager, parler russe. »
je ne vois pas d'affirmation de savoir comme auxiliaire modal. Quel part de son sens a-il perdu ? Quelle est la fonction de nager, s'il n'est pas complément ?
J'ai un doute à propos de "VOULOIR".
Sandrine Chevillon dit:
Vouloir exprime la volition (c’est-à-dire la manifestation de la volonté) ou envisage une action à venir teintée d’une volonté figurée : Elle veut apprendre les subtilités de la grammaire ; Le tiroir ne veut pas s’ouvrir ; Cette année, il ne veut pas pleuvoir…
Donc, "vouloir" forme une périphrase verbale seulment quand il exprime une volonté figurée (il veut pleuvoir) ou aussi quand il exprime simplement une volonté (par exemple, dans "Je veux manger")?
Dans "Je veux manger" j'ai l'impression que l'infinitif c'est un complement d'objet direct du verbe.
Dans "Je veux manger" j'ai l'impression que l'infinitif c'est un complément d'objet direct du verbe.
Oui, c'en est un.
Anne345 a écrit :Quand Riegel écrit :
« Dans l'expression de la capacité physique ou intellectuelle pouvoir est complété en français par savoir : je sais nager, parler russe. »
je ne vois pas d'affirmation de savoir comme auxiliaire modal. Quel part de son sens a-il perdu ? Quelle est la fonction de nager, s'il n'est pas complément ?
Si je ne me trompe pas, "savoir" quand s'associe à un infinitif perd le sens de "connaissance", et acquiert le sens de "capacité". Donc :
- Je sais où il est (connaissance)
- Je sais nager (capacité)
C'est correct?
- Je sais où il est (connaissance)
- Je sais nager (capacité)
C'est correct?
Oui, on ne saurait dire le contraire. Encore que si tu écris je sais lire ou je sais compter au lieu de je sais nager, on peut toujours discuter le bout de gras.
Riegel précise bien : expression de la capacité physique ou intellectuelle. On peut faire l'action parce qu'on a les connaissances nécessaires.
En allemand et en anglais, "Je sais lire" se traduit par "Ich kann lesen" et "I can read" : on utilise comme auxiliaire le verbe signifiant "pouvoir". Quant à l'espéranto, pour traduire cette idée, il utilise le verbe composé "scipovi" (scii=savoir, povi = pouvoir ) : Mi scipovas legi.