Bonsoir,
J'ai écrit la critique d'un film pour un site internet. est-ce que vous voulez y jeter un œil pour me donner votre avis ? Est-ce que le style est agréable, l'écriture fluide (mon plus gros défaut)…
Sniper Special Ops
Titre original : Sniper Special Ops
Titres alternatifs : Aucun
Année : 2016
Pays : États-Unis
Genre : Enrayé (Catégorie : Guerre)
Durée : 1h26
Acteurs principaux : Steven Seagal, Tim Abell, Dale Dye, Rob Van Dam, Charlene Amoia
Un proverbe dit que les mercenaires ne meurent jamais, mais qu'ils vont se regrouper en enfer. On pourrait en dire probablement autant de certains acteurs qui semblent voués à enchaîner les films médiocres comme une malédiction. Alors que l'on pouvait raisonnablement penser que Steven Seagal était destiné à rejoindre la cimetière des acteurs boiteux après l’échec (au moins artistique) des productions du début des années 2000 dans lesquelles il est apparu, il n'a en fait jamais semblé aussi vivant.
Outre l'écriture d'un roman aussi méchant que paranoïaque, Steven Seagal a occupé le champ médiatique ces derniers mois en affichant ostensiblement sa proximité avec la Russie. Rencontres avec Vladimir Poutine, remise d'un passeport russe, mais aussi campagne marketing pour l'armurier Orsis, spécialiste des fusils de précision. Si l'aura de l'aikidoka s'est depuis longtemps consumée en Occident, elle semble toujours aussi intacte sur la terre de Tolstoï.
Sur le plan cinématographique Steven Seagal semble inoxydable puisqu'il n'a en réalité jamais cessé de tourner, enquillant les films foireux, dont ce Sniper Special Ops, sorti en 2016.
Steven Seagal est Jake Chandler, sniper dans les forces spéciales américaines, envoyé en Afghanistan avec son équipe récupérer un prisonnier détenu par les talibans. Dès les premières minutes, nous faisons ainsi connaissance avec les bras cassés qui composent la Team de Seagal : certains de ses hommes se déplacent seulement par groupe de deux alors que d'autres se promènent carrément tout seul en plein milieu des rues d'une localité censée être occupée par l'ennemi ! Une localité bien étrange d'ailleurs, qui semble bâtie uniquement à partir de carton-pâte, de palettes de bois, de barils vides et de blocs de parpaings… Je savais déjà que l'Afghanistan n'était pas le Liechtenstein, ça fout quand même un choc.
Bien évidemment, l'équipe de Seagal tombe dans un piège et se retrouve assaillie d'ennemis enturbannés aussi vindicatifs que maladroits. Alors que tout le monde se replie sous le feu des talibans, le spotter de Chandler est blessé par le seul méchant qui a décidé de toucher quelque chose. Alors que Seagal essaie de ramener le blessé, son équipe décide tout simplement de… se barrer ! Oui, vous avez bien lu, ses équipiers dégagent dans leurs Humvee en laissant en plan deux hommes derrière eux !
Je vais arrêter ici de dévoiler le script de ce Sniper Special Ops afin de laisser le plaisir du visionnage aux cinéphiles les plus volontaires. Sachez juste qu'à partir de là l'équipe de Seagal va essayer de mitonner un plan pour aller le récupérer. Embarquant à bord d'un camion pourri, ils vont parcourir la cambrousse afghane et aller d'aventure en aventure. De son côté, Seagal/Chandler veille sur son frère d'arme. Comprendre par : avoir le cul vissé sur une chaise à regarder par la fenêtre une rue déserte où il ne se passe strictement rien et débiter des conneries (« Quand tu reviendras au pays tu seras une star. Tu auras toutes les nanas à tes pieds »).
Contrairement à ce que son titre laisse supposer, le sniping (ou tir de précision pour les puristes) n'est pas vraiment un élément central du film. Excepté lors des premières minutes, l'essentiel du film consiste en des bavardages soporifiques servis par un casting en état de mort cérébrale et entrecoupés de quelques fusillades aussi laborieuses que ratées.
Au final, Sniper Special Ops peut être vu de différentes façon. Pour le cinéphile lambda, il ne s'agit ni plus ni moins que d'un navet fauché, mal joué et relativement ennuyeux. Par contre, les amateurs de la chose militaire y trouveront davantage matière à se réjouir devant ses scènes de guerre en plastique. Enfin, comment ne pas évoquer le plaisir que l'on éprouve à revoir Steven Seagal.
Note : 1/5
Cote de rareté : Courant (Facile à trouver sur les sites de ventes en ligne).
J'ai écrit la critique d'un film pour un site internet. est-ce que vous voulez y jeter un œil pour me donner votre avis ? Est-ce que le style est agréable, l'écriture fluide (mon plus gros défaut)…
Sniper Special Ops
Titre original : Sniper Special Ops
Titres alternatifs : Aucun
Année : 2016
Pays : États-Unis
Genre : Enrayé (Catégorie : Guerre)
Durée : 1h26
Acteurs principaux : Steven Seagal, Tim Abell, Dale Dye, Rob Van Dam, Charlene Amoia
Un proverbe dit que les mercenaires ne meurent jamais, mais qu'ils vont se regrouper en enfer. On pourrait en dire probablement autant de certains acteurs qui semblent voués à enchaîner les films médiocres comme une malédiction. Alors que l'on pouvait raisonnablement penser que Steven Seagal était destiné à rejoindre la cimetière des acteurs boiteux après l’échec (au moins artistique) des productions du début des années 2000 dans lesquelles il est apparu, il n'a en fait jamais semblé aussi vivant.
Outre l'écriture d'un roman aussi méchant que paranoïaque, Steven Seagal a occupé le champ médiatique ces derniers mois en affichant ostensiblement sa proximité avec la Russie. Rencontres avec Vladimir Poutine, remise d'un passeport russe, mais aussi campagne marketing pour l'armurier Orsis, spécialiste des fusils de précision. Si l'aura de l'aikidoka s'est depuis longtemps consumée en Occident, elle semble toujours aussi intacte sur la terre de Tolstoï.
Sur le plan cinématographique Steven Seagal semble inoxydable puisqu'il n'a en réalité jamais cessé de tourner, enquillant les films foireux, dont ce Sniper Special Ops, sorti en 2016.
Steven Seagal est Jake Chandler, sniper dans les forces spéciales américaines, envoyé en Afghanistan avec son équipe récupérer un prisonnier détenu par les talibans. Dès les premières minutes, nous faisons ainsi connaissance avec les bras cassés qui composent la Team de Seagal : certains de ses hommes se déplacent seulement par groupe de deux alors que d'autres se promènent carrément tout seul en plein milieu des rues d'une localité censée être occupée par l'ennemi ! Une localité bien étrange d'ailleurs, qui semble bâtie uniquement à partir de carton-pâte, de palettes de bois, de barils vides et de blocs de parpaings… Je savais déjà que l'Afghanistan n'était pas le Liechtenstein, ça fout quand même un choc.
Bien évidemment, l'équipe de Seagal tombe dans un piège et se retrouve assaillie d'ennemis enturbannés aussi vindicatifs que maladroits. Alors que tout le monde se replie sous le feu des talibans, le spotter de Chandler est blessé par le seul méchant qui a décidé de toucher quelque chose. Alors que Seagal essaie de ramener le blessé, son équipe décide tout simplement de… se barrer ! Oui, vous avez bien lu, ses équipiers dégagent dans leurs Humvee en laissant en plan deux hommes derrière eux !
Je vais arrêter ici de dévoiler le script de ce Sniper Special Ops afin de laisser le plaisir du visionnage aux cinéphiles les plus volontaires. Sachez juste qu'à partir de là l'équipe de Seagal va essayer de mitonner un plan pour aller le récupérer. Embarquant à bord d'un camion pourri, ils vont parcourir la cambrousse afghane et aller d'aventure en aventure. De son côté, Seagal/Chandler veille sur son frère d'arme. Comprendre par : avoir le cul vissé sur une chaise à regarder par la fenêtre une rue déserte où il ne se passe strictement rien et débiter des conneries (« Quand tu reviendras au pays tu seras une star. Tu auras toutes les nanas à tes pieds »).
Contrairement à ce que son titre laisse supposer, le sniping (ou tir de précision pour les puristes) n'est pas vraiment un élément central du film. Excepté lors des premières minutes, l'essentiel du film consiste en des bavardages soporifiques servis par un casting en état de mort cérébrale et entrecoupés de quelques fusillades aussi laborieuses que ratées.
Au final, Sniper Special Ops peut être vu de différentes façon. Pour le cinéphile lambda, il ne s'agit ni plus ni moins que d'un navet fauché, mal joué et relativement ennuyeux. Par contre, les amateurs de la chose militaire y trouveront davantage matière à se réjouir devant ses scènes de guerre en plastique. Enfin, comment ne pas évoquer le plaisir que l'on éprouve à revoir Steven Seagal.
Note : 1/5
Cote de rareté : Courant (Facile à trouver sur les sites de ventes en ligne).



