Bonjour,
J'ai une étude de texte linéaire à faire sur un extrait de texte de Proust mais je suis coincée par deux problèmes.
Le premier problème s'agit d'un souci de compréhension concernant la première et longue phrase de cet extrait, je ne suis pas sure de comprendre où l'auteur veut en venir… Le narrateur veut-il en venir au fait que'il profite et se rends compte du bonheur que peut procurer toutes les petits choses simples de la vie, auxquelles on ne fait pas toujours attention. Ces plaisirs étant amplifiés par le fait qu'il est en temps de guerre ?
La deuxièmes phrases globalement je l'ai compris.
Mon second problème concerne l'analyse du texte, en effet je ne veux pas tomber dans le piège de faire une analyse superficiel, de donner seulement mes impressions… J'aimerai faire une analyse stylistique de ce texte de Proust. Je pense tout d'abord analyser la longueur et le rythme de ses phrases mais par où commencer ? La longueur de ses phrases donnent-elles un effet plus réaliste à ses descriptions ?
Pouvez-vous m'orienter pour analyser Proust ?
De plus dans un livre sur l'analyse stylistique que l'on m'a prêté il y est question de structure complexe dite télescopique. Cette structure dite télescopique peut-elle selon vous se prêter à l'analyse ici ?
Voici le texte en question:
J'espère avoir des réponses !
Cordialement.
J'ai une étude de texte linéaire à faire sur un extrait de texte de Proust mais je suis coincée par deux problèmes.
Le premier problème s'agit d'un souci de compréhension concernant la première et longue phrase de cet extrait, je ne suis pas sure de comprendre où l'auteur veut en venir… Le narrateur veut-il en venir au fait que'il profite et se rends compte du bonheur que peut procurer toutes les petits choses simples de la vie, auxquelles on ne fait pas toujours attention. Ces plaisirs étant amplifiés par le fait qu'il est en temps de guerre ?
La deuxièmes phrases globalement je l'ai compris.
Mon second problème concerne l'analyse du texte, en effet je ne veux pas tomber dans le piège de faire une analyse superficiel, de donner seulement mes impressions… J'aimerai faire une analyse stylistique de ce texte de Proust. Je pense tout d'abord analyser la longueur et le rythme de ses phrases mais par où commencer ? La longueur de ses phrases donnent-elles un effet plus réaliste à ses descriptions ?
Pouvez-vous m'orienter pour analyser Proust ?
De plus dans un livre sur l'analyse stylistique que l'on m'a prêté il y est question de structure complexe dite télescopique. Cette structure dite télescopique peut-elle selon vous se prêter à l'analyse ici ?
Voici le texte en question:
Je me sentais séparé – non seulement de la grande nuit glacée qui s'étendait au loin et dans laquelleVoilà.
nous entendions de temps en temps le sifflet d'un train qui ne faisait que rendre plus vif le plaisir d'être
là, ou les tintements d'une heure qui heureusement était encore éloignée de celle où ces jeunes gens
devraient reprendre leurs sabres et rentrer – mais aussi de toutes les préoccupations extérieures,
presque du souvenir de Mme de Guermantes, par la bonté de Saint-Loup à laquelle celle de ses amis
qui s'y ajoutait donnait comme plus d'épaisseur ; par la chaleur aussi de cette petite salle à manger, par
la saveur des plats raffinés qu'on nous servait. Ils donnaient autant de plaisir à mon imagination qu'à
ma gourmandise ; parfois le petit morceau de nature d'où ils avaient été extraits, bénitier rugueux de
l'huître dans lequel restent quelques gouttes d'eau salée, ou sarment noueux, pampres jaunis d'une
grappe de raisin, les entourait encore, incomestible, poétique et lointain comme un paysage, et faisant
se succéder au cours du dîner les évocations d'une sieste sous une vigne et d'une promenade en mer ;
d'autres soirs c'est par le cuisinier seulement qu'était mise en relief cette particularité originale des
mets, qu'il présentait dans son cadre naturel comme une oeuvre d'art ; et un poisson cuit au courtbouillon
était apporté dans un long plat en terre, où, comme il se détachait en relief sur des jonchées
d'herbes bleuâtres, infrangible1 mais contourné2 encore d'avoir été jeté vivant dans l'eau bouillante,
entouré d'un cercle de coquillages d'animalcules satellites, crabes, crevettes et moules, il avait l'air
d'apparaître dans une céramique de Bernard Palissy.
J'espère avoir des réponses !
Cordialement.



