Hugo, Discours sur la misère

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Salut à tous,
J'aurais besoin d'un tout petit peu d'aide, je dois, pour mon prochain cours de français, trouver deux axes d'études concernant un extrait du discours sur la misère de Victor Hugo.

Seul problème je ne sais pas comment faire pour poser un axe d'étude, par ou commencer, que dire, est-ce sous forme de question, j'ai essayé de rechercher un peu partout mais j'ai rien trouvé finalement. Merci de m'aider un peu.
Je ne suis pas, messieurs, de ceux qui croient qu’on peut supprimer la souffrance en ce monde, la souffrance est une loi divine, mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu’on peut détruire la misère. (Réclamations. ― Violentes dénégations à droite.)
Remarquez-le bien, messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. (Nouveaux murmures à droite.) La misère est une maladie du corps social comme la lèpre était une maladie du corps humain ; la misère peut disparaître comme la lèpre a disparu. (Oui ! oui ! à gauche.) Détruire la misère ! oui, cela est possible. Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; car, en pareille matière, tant que le possible n’est pas fait, le devoir n’est pas rempli. (Sensation universelle.)
La misère, messieurs, j’aborde ici le vif de la question, voulez-vous savoir où elle en est, la misère ? Voulez-vous savoir jusqu’où elle peut aller, jusqu’où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au moyen âge, je dis en France, je dis à Paris, et au temps où nous vivons ? Voulez-vous des faits ?
Il y a dans Paris… (L’orateur s’interrompt.)
Mon Dieu, je n’hésite pas à les citer, ces faits. Ils sont tristes, mais nécessaires à révéler ; et tenez, s’il faut dire toute ma pensée, je voudrais qu’il sortit de cette assemblée, et au besoin j’en ferai la proposition formelle, une grande et solennelle enquête sur la situation vraie des classes laborieuses et souffrantes en France. Je voudrais que tous les faits éclatassent au grand jour. Comment veut-on guérir le mal si l’on ne sonde pas les plaies ? (Très bien ! très bien !)
Voici donc ces faits.
Il y a dans Paris, dans ces faubourgs de Paris que le vent de l’émeute soulevait naguère si aisément, il y a des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des familles entières, vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants, n’ayant pour lits, n’ayant pour couvertures, j’ai presque dit pour vêtements, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange du coin des bornes, espèce de fumier des villes, où des créatures humaines s’enfouissent toutes vivantes pour échapper au froid de l’hiver. (Mouvement.)
Voilà un fait. En voici d’autres. Ces jours derniers, un homme, mon Dieu, un malheureux homme de lettres, car la misère n’épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à la lettre, et l’on a constaté, après sa mort, qu’il n’avait pas mangé depuis six jours. (Longue interruption.) Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra, on a trouvé une mère et ses quatre enfants qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de Montfaucon ! (Sensation.)
Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société tout entière ; que je m’en sens, moi qui parle, complice et solidaire (mouvement), et que de tels faits ne sont pas seulement des torts envers l’homme, que ce sont des crimes envers Dieu ! (Sensation prolongée.)
Voilà pourquoi je suis pénétré, voilà pourquoi je voudrais pénétrer tous ceux qui m’écoutent de la haute importance de la proposition qui vous est soumise. Ce n’est qu’un premier pas, mais il est décisif. Je voudrais que cette assemblée, majorité et minorité, n’importe, je ne connais pas, moi, de majorité et de minorité en de telles questions ; je voudrais que cette assemblée n’eût qu’une seule âme pour marcher à ce grand but, à ce but magnifique, à ce but sublime, l’abolition de la misère ! (Bravo ! ― Applaudissements.)
Et, messieurs, je ne m’adresse pas seulement à votre générosité, je m’adresse à ce qu’il y a de plus sérieux dans le sentiment politique d’une assemblée de législateurs. Et, à ce sujet, un dernier mot, je terminerai par là.
Messieurs, comme je vous le disais tout à l’heure, vous venez, avec le concours de la garde nationale, de l’armée et de toutes les forces vives du pays, vous venez de raffermir l’état ébranlé encore une fois. Vous n’avez reculé devant aucun péril, vous n’avez hésité devant aucun devoir. Vous avez sauvé la société régulière, le gouvernement légal, les institutions, la paix publique, la civilisation même. Vous avez fait une chose considérable… Eh bien ! vous n’avez rien fait ! (Mouvement.)
Vous n’avez rien fait, j’insiste sur ce point, tant que l’ordre matériel raffermi n’a point pour base l’ordre moral consolidé ! (Très bien ! très bien ! ― Vive et unanime adhésion.) Vous n’avez rien fait tant que le peuple souffre ! (Bravos à gauche.) Vous n’avez rien fait tant qu’il y a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère ! Vous n’avez rien fait, tant que ceux qui sont dans la force de l’âge et qui travaillent peuvent être sans pain ! tant que ceux qui sont vieux et qui ont travaillé peuvent être sans asile ! tant que l’usure dévore nos campagnes, tant qu’on meurt de faim dans nos villes (mouvement prolongé), tant qu’il n’y a pas des lois fraternelles, des lois évangéliques qui viennent de toutes parts en aide aux pauvres familles honnêtes, aux bons paysans, aux bons ouvriers, aux gens de cœur ! (Acclamation.) Vous n’avez rien fait, tant que l’esprit de révolution a pour auxiliaire la souffrance publique ! Vous n’avez rien fait, rien fait, tant que, dans cette œuvre de destruction et de ténèbres qui se continue souterrainement, l’homme méchant a pour collaborateur fatal l’homme malheureux !
Vous le voyez, messieurs, je le répète en terminant, ce n’est pas seulement à votre générosité que je m’adresse, c’est à votre sagesse, et je vous conjure d’y réfléchir. Messieurs, songez-y, c’est l’anarchie qui ouvre les abîmes, mais c’est la misère qui les creuse. (C’est vrai ! c’est vrai !) Vous avez fait des lois contre l’anarchie, faites maintenant des lois contre la misère ! (Mouvement prolongé sur tous les bancs. ― L’orateur descend de la tribune et reçoit les félicitations de ses collègues.)
Que connaissent les Députés et a fortiori Victor Hugo de la misère? Le discours est un peu altruiste, étant donné qu'aucune mesure spécifique n'est proposée.
Peut-être son unique intention en 1849 était de sensibiliser les députés à "la misère, c'est une chose sans nom" (innommable, indicible).
Au moins les réactions de ses collègues montrent qu'il savait les rassembler autour de quelques unes de ses idées.
Mieux vaut l'industriel écossais Robert Owen peut-être, d'avoir amélioré les conditions de travail et de vie de ses employées au début du siècle déjà.
Bonjour,
Alors voilà.J'ai un DM de Français à rendre à la rentrée (dimanche 3 Mars pour moi) et je bute quelque peu. C'est un commentaire ayant pour énoncé : Commentez le texte de Victor Hugo (texte B) en étudiant les arguments,les registres et les procédés rhétoriques utilisés pour convaincre son auditoire.
Le travail porte sur une partie du "Discours sur la misère" de Victor Hugo;voici l'extrait étudié :
«Je ne suis pas, Messieurs, de ceux qui croient qu'on peut supprimer la souffrance en ce monde, la souffrance est une loi divine, mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu'on peut détruire la misère. Remarquez-le bien, Messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. La misère est une maladie du corps social comme la lèpre était une maladie du corps humain ; la misère peut disparaître comme la lèpre a disparu. Détruire la misère ! Oui, cela est possible ! Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; car, en pareille matière, tant que le possible n'est pas le fait, le devoir n'est pas rempli.

La misère, Messieurs, j'aborde ici le vif de la question, voulez-vous savoir où elle en est, la misère ? Voulez-vous savoir jusqu'où elle peut aller, jusqu'où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au moyen-âge, je dis en France, je dis à Paris, et au temps où nous vivons ? Voulez-vous des faits ?

Mon Dieu, je n'hésite pas à les citer, ces faits. Ils sont tristes, mais nécessaires à révéler ; et tenez, s'il faut dire toute ma pensée, je voudrais qu'il sortît de cette assemblée, et au besoin j'en ferai la proposition formelle, une grande et solennelle enquête sur la situation vraie des classes laborieuses et souffrantes en France. Je voudrais que tous les faits éclatassent au grand jour. Comment veut-on guérir le mal si l'on ne sonde pas les plaies ?

Voici donc ces faits :

Il y a dans Paris, dans ces faubourgs de Paris que le vent de l'émeute soulevait naguère si aisément, il y a des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des familles entières, vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants, n'ayant pour lits, n'ayant pour couvertures, j'ai presque dit pour vêtements, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange du coin des bornes, espèce de fumier des villes, où des créatures humaines s'enfouissent toutes vivantes pour échapper au froid de l'hiver. Voilà un fait. En voici d'autres : Ces jours derniers, un homme, mon Dieu, un malheureux homme de lettres, car la misère n'épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à la lettre, et l'on a constaté après sa mort qu'il n'avait pas mangé depuis six jours. Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra, on a trouvé une mère et ses quatre enfants qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de Montfaucon!

Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société toute entière ; que je m'en sens, moi qui parle, complice et solidaire, et que de tels faits ne sont pas seulement des torts envers l'homme, que ce sont des crimes envers Dieu !"
Après avoir relevé ce qui était demandé,je n'arrive pas vraiment à trouver d'axes concrets.J'aurai besoin de quelque(s) piste(s).
Merci d'avance pour votre aide.
Bonjour,

Tu peux remarquer trois mouvements dans cet extrait :
1 - définition de la misère par un argument d'analogie
2 - des exemples
3 - l'indignation résultante
Oui j'ai remarqué ça.Le thème global de mon corpus est l'éloquence,et je ne vois pas dans quel axe je pourrai "l"'introduire ici …
L'éloquence, l'art de bien dire, figure dans les trois axes.
En fait, tu dois montrer comment chaque axe est soutenu par des procédés oratoires.
Hugo cherche plus à persuader qu'à convaincre, il utilise une rhétorique des sentiments.
Alors voilà,est-ce que vous pensez que ça irait pour l'introduction :

Au 19ème siècle, Victor Hugo est le chef de file du romantisme. Il a composé une œuvre colossale qui témoigne de ses nombreux engagements personnels. Poète militant, il s’est préoccupé tout au long de sa vie du sort des misérables et a lutté contre toute forme d’injustice sociale.
Après la dissolution de l'Assemblée nationale, il est élu en 1849 à l'Assemblée législative et prononce son Discours sur la misère dans lequel il fait un état des lieux alarmant sur la misère en France devant l’Assemblée Législative.
Comment Victor Hugo tente-t-il de convaincre son auditoire ?
Dans un premier temps, nous verrons que Victor Hugo dresse un portrait de la misère, ce qui va permettre l’appui de son discours pour enfin en montrer l’indignation résultante.
Il faut revoir l'annonce du plan.
Dans un premier temps, nous verrons comment Victor Hugo qualifie la misère, quels exemples il retient pour en dénoncer les méfaitspour enfin donner libre cours à son indignation.
D'après l'annonce du plan,il y a donc 3 axes,n'est-ce pas ? Sauf que je n'arrive à en extraire que 2 comme ceci :
I]La misère
a)description
b)les exemples donnés
II]Une argumentation évidente
a) arguments
b)procédés rhétoriques

Mais il manque la partie concernant "son indignation" et je ne sais pas comment l'introduire ici.

Merci mille fois pour votre aide !
Il faut annoncer ton plan et non le mien.
Nous verrons d'abord comment Victor Hugo qualifie la misère, puis la diatribe indignée qui en résulte.

Revois ton II qui sépare fond et forme
II]Une argumentation évidente et persuasive
a) des arguments rationnels
b) et surtout une dramatisation pathétique
Bonjour tout le monde 🙂!
Voilà je fais un corpus sur ce même texte et je crois avoir repéré un procédé d'insistance ici :
"je ne dis pas en Irlande , je ne dis pas au Moyen Age , je dis en France , je dis à Paris "

Mais je ne sais pas trop comment l'expliquer sans avoir à me répéter…

Quand je lis cette phrase je m'imagine Victor Hugo , "énervé " en prononçant cette phrase presque en criant même pour faire comprendre que l'horreur dont -il parle se passe ici et nul par ailleurs

Qu'en dîtes-vous ?

Victor Hugo « discours sur la misère » à l’Assemblée Nationale le 9 juillet 1849

«Je ne suis pas, Messieurs, de ceux qui croient qu'on peut supprimer la souffrance en ce monde, la souffrance est une loi divine, mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu'on peut détruire la misère. Remarquez-le bien, Messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. La misère est une maladie du corps social comme la lèpre était une maladie du corps humain ; la misère peut disparaître comme la lèpre a disparu. Détruire la misère ! Oui, cela est possible ! Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; car, en pareille matière, tant que le possible n'est pas le fait, le devoir n'est pas rempli.

La misère, Messieurs, j'aborde ici le vif de la question, voulez-vous savoir où elle en est, la misère ? Voulez-vous savoir jusqu'où elle peut aller, jusqu'où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au moyen-âge, je dis en France, je dis à Paris, et au temps où nous vivons ? Voulez-vous des faits ?

Mon Dieu, je n'hésite pas à les citer, ces faits. Ils sont tristes, mais nécessaires à révéler ; et tenez, s'il faut dire toute ma pensée, je voudrais qu'il sortît de cette assemblée, et au besoin j'en ferai la proposition formelle, une grande et solennelle enquête sur la situation vraie des classes laborieuses et souffrantes en France. Je voudrais que tous les faits éclatassent au grand jour. Comment veut-on guérir le mal si l'on ne sonde pas les plaies ?

Voici donc ces faits :

Il y a dans Paris, dans ces faubourgs de Paris que le vent de l'émeute soulevait naguère si aisément, il y a des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des familles entières, vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants, n'ayant pour lits, n'ayant pour couvertures, j'ai presque dit pour vêtements, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange du coin des bornes, espèce de fumier des villes, où des créatures humaines s'enfouissent toutes vivantes pour échapper au froid de l'hiver. Voilà un fait. En voici d'autres : Ces jours derniers, un homme, mon Dieu, un malheureux homme de lettres, car la misère n'épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à la lettre, et l'on a constaté après sa mort qu'il n'avait pas mangé depuis six jours. Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra, on a trouvé une mère et ses quatre enfants qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de Montfaucon !

Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société toute entière ; que je m'en sens, moi qui parle, complice et solidaire, et que de tels faits ne sont pas seulement des torts envers l'homme, que ce sont des crimes envers Dieu !

Voilà pourquoi je suis pénétré, voilà pourquoi je voudrais pénétrer tous ceux qui m'écoutent de la haute importance de la proposition qui vous est soumise. Ce n'est qu'un premier pas, mais il est décisif. Je voudrais que cette assemblée, majorité et minorité, n'importe, je ne connais pas, moi de majorité et de minorité en de telles questions ; je voudrais que cette assemblée n'eût qu'une seule âme pour marcher à ce grand but, à ce but magnifique, à ce but sublime, l'abolition de la misère!

Et, messieurs, je ne m'adresse pas seulement à votre générosité, je m'adresse à ce qu'il y a de plus sérieux dans le sentiment politique d'une assemblée de législateurs ! Et à ce sujet, un dernier mot : je terminerai là.

Messieurs, comme je vous le disais tout à l'heure, vous venez avec le concours de la garde nationale, de l'armée et de toutes les forces vives du pays, vous venez de raffermir l'Etat ébranlé encore une fois. Vous n'avez reculé devant aucun péril, vous n'avez hésité devant aucun devoir. Vous avez sauvé la société régulière, le gouvernement légal, les institutions, la paix publique, la civilisation même. Vous avez fait une chose considérable… Eh bien ! Vous n'avez rien fait !

Vous n'avez rien fait, j'insiste sur ce point, tant que l'ordre matériel raffermi n'a point pour base l'ordre moral consolidé ! Vous n'avez rien fait tant que le peuple souffre ! Vous n'avez rien fait tant qu'il y a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère ! Vous n'avez rien fait, tant que ceux qui sont dans la force de l'âge et qui travaillent peuvent être sans pain ! tant que ceux qui sont vieux et ont travaillé peuvent être sans asile ! tant que l'usure dévore nos campagnes, tant qu'on meurt de faim dans nos villes tant qu'il n'y a pas des lois fraternelles, des lois évangéliques qui viennent de toutes parts en aide aux pauvres familles honnêtes, aux bons paysans, aux bons ouvriers, aux gens de cœur ! Vous n'avez rien fait, tant que l'esprit de révolution a pour auxiliaire la souffrance publique ! Vous n'avez rien fait, rien fait, tant que dans cette œuvre de destruction et de ténèbres, qui se continue souterrainement, l'homme méchant a pour collaborateur fatal l'homme malheureux!»

Victor Hugo
Je ne comprends pas bien ta question.
Veux-tu parler du ton (registre) ? de la figure de style ? de l'intention , (convaincre et persuader) ? des fonctions du langage selon Jakobson ? (faire impression sur l'auditoire) ? de ce que cela révèle de l'émetteur ?
Oui sur ça exactement : de la figure de style, de ce que cela révèle de l'émetteur
je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au moyen-âge, je dis en France, je dis à Paris, et au temps où nous vivons ?
Il s'agit d'un discours, et l'on sait que l'anaphore est l'une des figures de style les plus utilisées par les orateurs.
Les effets de l'anaphore dépendent de l'intention de l'orateur.
Ici, le contexte donne de la force au propos, traduit l'indignation et semble vouloir souligner l'urgence de remédier à une situation intolérable.
Merci c'est super sympa 🙂

Je pensais à l'anaphore seulement une anaphore est en début de vers ou de phrases ce n'est pas le cas ici non ?
Une anaphore est une figure de répétition qui consiste à répéter un même mot ou une expression au début d’un vers, d’une phrase ou d’une proposition.
(Définition trouvée sur notre site)
Slt tout monde je suis vraiment bloque sur un devoir du discoure sur la misère (Victor hugo). Je doit trouve des argument Dans le discoure de : Je suis pas Messieurs (jusqua) et solitaire en gros de la ligne 1 a 50 . J’espère que vous pourrez m'aider sa m' aiderai énormément ! Cordialement
Il te faut commencer par une analyse précise du discours de manière à distinguer arguments et exemples.
L'argument est une idée qui s'inscrit dans une démarche argumentative et l'exemple l'illustre.


Voici un argument de Hugo :
On peut détruire la misère
Regarde aussi la fiche de méthode sur l'argumentation qui te renseignera sur les types d'argument.
Bonjour, j'ai un texte à étudier je voulais savoir si vous pouviez m'aider à analyser cet extrait (pas complet)
Vous n'avez rien fait, j'insiste sur ce point, tant que l'ordre matériel raffermi n'a point pour base l'ordre moral consolidé ! (Très-bien ! très-bien ! – Vive et unanime adhésion.) Vous n'avez rien fait tant que le peuple souffre ! (Bravos à gauche.) Vous n'avez rien fait tant qu'il y a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère ! Vous n'avez rien fait, tant que ceux qui sont dans la force de l'âge et qui travaillent peuvent être sans pain ! tant que ceux qui sont vieux et qui ont travaillé peuvent être sans asile ! tant que l'usure dévore nos campagnes, tant qu'on meurt de faim dans nos villes (Mouvement prolongé), tant qu'il n'y a pas des lois fraternelles, des lois évangéliques qui viennent de toutes parts en aide aux pauvres familles honnêtes, aux bons paysans, aux bons ouvriers, aux gens de cœur ! (Acclamation.) Vous n'avez rien fait, tant que l'esprit de révolution a pour auxiliaire la souffrance publique ! vous n'avez rien fait, rien fait, tant que dans cette œuvre de destruction et de ténèbres, qui se continue souterrainement, l'homme méchant a pour collaborateur fatal l'homme malheureux.
Ce que j'ai fait pour l'instant :

Parallélisme : "vous n'avez rien fait" -> Hugo Pointe du doigt ses interlocuteurs , c'est de leur faute s'il y a la misère.
Parallélisme : "tant que" montre toutes les choses que ces hommes n'ont pas accomplie pour abolir la "misère".
"le peuple souffre" , "dans la force de l'âge et qui travaillent peuvent être sans pain " -> Les salaires sont bas ; "ceux qui sont vieux et qui ont travaillé peuvent être sans asile" -> pas de retraite mise en place , "tant qu'il n'y a pas des lois fraternelles" -> être solidaire? Hugo prône la fraternité ; par contre quand il dit les lois "évangéliques" je ne comprends pas trop , ; "tant que l'esprit de révolution a pour auxiliaire la souffrance publique" -> Hugo montre que la révolution de 48 n'est pas réussie puisqu'il y a toujours des gens qui souffrent
C'est un discours réussi comme nous montre les phrases entre parenthèse (adhésion de l'auditoire)

Par contre je n'ai réussi à analyser:

Je n'ai pas compris la phrase, son sens: " tant que l'ordre matériel raffermi n'a point pour base l'ordre moral
consolidé !"

et cette phrase: "dans cette œuvre de destruction et de ténèbres, qui se continue souterrainement, l'homme méchant a pour collaborateur fatal l'homme malheureux"


Merci de votre aide! 😀

Ps: Hugo n'est - il pas visionnaire?