Oui, la cursive et les notes tironiennes, c'est vraiment diabolique.
A l'inverse : l'onciale carrée ou ronde du Haut Moyen Age ! Quel régal !
En fac, j'ai passé un certificat de paléographie-codicologie très profitable, avec des méthodes pédagogiques radicalement opposées :
- en grec, c'était un cours classique, avec des extraits divers à déchiffrer (c'est comme cela que j'ai pu lire des extraits d'Homère en onciale) ;
- en latin, le professeur (Louis Holtz, spécialiste de Donat) nous avait confié toute une partie d'un traité de grammaire de Servius qu'il voulait éditer. On a constitué une équipe, chacun avait son manuscrit, puis on les collationnés ceux-ci en vue de l'établissement du texte. J'étais tombé sur un manuscrit qui en avait toujours beaucoup plus long que les autres à cause des gloses. Mais il ne fallait pas l'écarter pour autant car on ne sait jamais si un mauvais manuscrit ne renferme pas une leçon précieuse ! Une fois, j'avais vraiment du mal à déchiffrer un passage ; je le montre au professeur, il me prend le document des mains et se met à le lire comme il aurait lu les nouvelles dans un journal… De quoi faire des complexes.
- en "français", c'était un peu la même méthode, mais avec moins d'organisation. Par contre, le texte n'était pas emballant : des pages d'un livre de comptes de Catherine de Médicis ! 😞
A l'inverse : l'onciale carrée ou ronde du Haut Moyen Age ! Quel régal !
En fac, j'ai passé un certificat de paléographie-codicologie très profitable, avec des méthodes pédagogiques radicalement opposées :
- en grec, c'était un cours classique, avec des extraits divers à déchiffrer (c'est comme cela que j'ai pu lire des extraits d'Homère en onciale) ;
- en latin, le professeur (Louis Holtz, spécialiste de Donat) nous avait confié toute une partie d'un traité de grammaire de Servius qu'il voulait éditer. On a constitué une équipe, chacun avait son manuscrit, puis on les collationnés ceux-ci en vue de l'établissement du texte. J'étais tombé sur un manuscrit qui en avait toujours beaucoup plus long que les autres à cause des gloses. Mais il ne fallait pas l'écarter pour autant car on ne sait jamais si un mauvais manuscrit ne renferme pas une leçon précieuse ! Une fois, j'avais vraiment du mal à déchiffrer un passage ; je le montre au professeur, il me prend le document des mains et se met à le lire comme il aurait lu les nouvelles dans un journal… De quoi faire des complexes.
- en "français", c'était un peu la même méthode, mais avec moins d'organisation. Par contre, le texte n'était pas emballant : des pages d'un livre de comptes de Catherine de Médicis ! 😞