Débuter le latin

Langues anciennes

11 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Je reprends mes études en commençant une licence de lettres à distance.
N'ayant jamais eu l'occasion d'étudier le latin, je me tourne vers ceux qui en ont déjà fait.

La rentrée 2017-2018 est dans quelques mois, mais puisque j'ai un emploi, je voudrais dégrossir un peu le travail que j'aurais à faire d'ici là.

Des personnes ici pourraient-elles m'indiquer par quel bout commencer le latin ? J'ai entendu dire qu' apprendre les déclinaisons était plus que vital.

Connaissez-vous des sites internet sur lesquels je pourrais commencer à apprendre cette langue? Des applications peut-être? En fait, si je pouvais éviter d'investir directement dans des livres, ça m'arrangerais.

Merci 🙂
Bonjour,
Tu peux commencer par une lecture des ressources de ce site.
https://www.etudes-litteraires.com/langues-anciennes/initiation-latin
En tout cas tu as vraiment des gens très calés en latin ici.

Si tu as des questions, ils auront les réponses.

😉
Tu peux aussi utiliser https://philo-lettres.fr/old/latin/latin_debutant/latin_debutant_cours_0.html COURS DE LATIN DÉBUTANT
COURS DE LATIN DÉBUTANT

Intéressant. La petite histoire de la langue au début, avec la carte en couleurs, est très attrayante. Le reste est bien structuré. La partie phonétique est brève mais pose les points essentiels. En grammaire, il est dommage que les terminaisons en voyelles longues ne soient pas indiqués (ablatif -a ! )
L'autrice recommande à juste titre de s'équiper du dictionnaire Gaffiot. J'ajouterais la grammaire de Cart, Grimal, Lamaison, Noiville, chez Nathan.
les liens vers d'autres sources et vers les exercices du cours sont bien venu.

Je retiens mon souffle avant d'écouter les lectures. Pour la première leçon, bonne surprise : la voix est française, mais les accents sont bien placés, et même le r est roulé.

En revanche, aux leçons 2 et 3, je suis déçu : les mots sont accentués sur leur dernière syllabe (à la française, en outre le r est grasseyé).
4 : les accents corrects sont revenus (le r roulé aussi).
5, 6, 8, 11: accent français.
12 : un léger effort d'accentuation latine s'entend parfois.
13, 14, 15 : accent français

Bref, la prononciation n'est correcte qu'aux leçons 1 et 4. (Je vais me ramasser une volée de flèches…)
Comment peut-on savoir comment le latin se prononçait ? Et quel latin, d'ailleurs ?
J'aime assez le prononcer à l'italienne, au moins, je suis sûr que c'est du latin authentique (celui de l'église, en gros).
Comment peut-on savoir comment le latin se prononçait ? Et quel latin, d'ailleurs ?
Il est bizarre que ce soit vous qui posiez cette question. Vous êtes censé le savoir mieux que moi.
C'est vous, mieux que moi, qui pourriez citer les témoignages des grammairiens antiques, les premières corrections demandées par Erasme, et tout le travail de comparaison et de reconstruction de ces derniers siècles. Je ne développerai donc pas.
Et quel latin, d'ailleurs ?
J'ai l'impression de passer un examen. Pourtant ma réponse n'a rien d'original : le latin de la classe cultivée à Rome, à l'époque de Cicéron.
C'est la seule qui ait été décrite de manière aussi précise. Pour d'autres lieux, d'autres époques, d'autres milieux, d'autres niveaux de langue, le travail n'a pas, à ma connaissance, été fait.
Je n'ai donc pas le choix : c'est la seule prononciation naturelle du latin que je connaisse ; le linguiste Lucien Tesnière l'appelle "scientifique".

La prononciation italienne ? C'était celle de mon premier professeur de latin, un jésuite espagnol.
Je l'apprécie beaucoup, elle est aussi naturelle (ou authentique) que possible parce qu'adossée à une langue romane très belle, l'italien, mais ce n'est pas la prononciation du latin : c'est la prononciation de l'italien.
Je chante volontiers en prononciation italienne, en chœur. Tout seul, vous devinez quelle prononciation j'adopte. Pour lire et parler, c'est la prononciation restituée que j'utilise, aucune autre.

Je vais vous surprendre : pour la majorité des "lectures" sonores du cours de latin débutant, j'aurais préféré une prononciation italienne. Pour préserver l'accent tonique. Or celui-ci est saccagé dans la fausse restituée à la française qui sévit largement dans notre pays. Seules 2 lectures étaient faites avec une restituée correcte de ce point de vue.
Au fait on parle du latin au singulier, mais est-ce qu'il n'en a pas existé des variantes en fonction du temps et des lieux ?

Est-ce que le latin de Rome était le même que celui parlé dans les territoires occupés et après quelques décennies ?
C'est une autre question. Mais il est vrai que le latin a existé sous de multiples variantes dans le temps et l'espace. Nous savons tous que le latin classique écrit s'est maintenu peu ou prou pendant de nombreux siècles, pendant que latin parlé ne cessait de s'en écarter et de se diversivier. Un linguiste Finlandais, Veikko Väänänen, a écrit (en français) un livre très intéressant sur ce sujet : "Introduction au latin vulgaire".
Mais la question précédente était celle de la prononciation du latin que nous étudions : le latin classique. J'imagine que l'on pourrait reconstruire p. ex. la prononciation populaire de Venise au 3e siècle, mais serait-ce pertinent ? Même moi je préférerais la convention de la prononciation italienne.
Je vois que vous avez apprécié le livre de Väänänen. C'est une mine d'informations, n'est-ce pas ?
Les questions que je posais n'étaient pas naïves, c'étaient des questions disons… oratoires.
La prononciation restituée n'est pas à critiquer, elle donne une image sans doute "standard" des phonèmes, mais non de leur réalisation effective, qui nous surprendrait peut-être. Les grecs tardifs, comme Lucien, Plutarque et les historiens comme Appien, Dion Cassius, etc… transcrivent dans leur langue des noms latins et corroborent ainsi les préceptes des tenants de la prononciation restituée ; cela dit, on n'est pas non plus absolument sûr de la prononciation du grec ancien, notamment de certaines consonnes comme β, ζ, ρ, φ ou la voyelle υ, et certains spécialistes croient plus à une translittération qu'à une transcription phonétique rigoureuse malgré la transcription sans doute significative de la diphtongue æ par αι.
En classe, j'utilise la prononciation "standard" accentuée.
Quant aux vers, c'est une autre paire de manches !!! 😂
Simon UA a écrit :Au fait on parle du latin au singulier, mais est-ce qu'il n'en a pas existé des variantes en fonction du temps et des lieux ?

Est-ce que le latin de Rome était le même que celui parlé dans les territoires occupés et après quelques décennies ?
Certes non! D'où l'impossibilité depuis toujours de connaître avec un tant soit peu de précision la manière dont on parlait "le latin." Imaginons même que l'on sache avec certitude comment le latin de Plaute , de Cicéron, ou d' Augustin étaient parlés, il est légitime de croire que l'habitant de Pompéi ne le parlait pas avec le même accent que celui d'Arpinum. On constate le même phénomène aujourd'hui en français entre l'accent d'un Québécois ou d'un Marseillais, d'un Alsacien, d'un Marocain etc.