Khûber ou lettres modernes en L3 ?

La filière littéraire

6 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour,

Je suis actuellement en khâgne LSH dans une prépa à Lille. J'ai toujours voulu être professeur et me diriger vers des études de lettres. Je suis également passionné par la culture allemande et sa langue.

De la seconde à la fin du 1er semestre d'HK (hypokhâgne), je voulais donc être professeur de français/de lettres, et après une khâgne spé Lettres Modernes comme je souhaitais faire, aller en L3 de Lettres Modernes, passer les concours etc.
Sauf qu'en cours de route, j'ai décidé de changer et d'être professeur d'allemand. J'ai donc bataillé pour aller en khâgne LSH spé allemand, et aujourd'hui, j'y suis. Mais j'ai la chance de faire une double spé : j'assiste donc à quelques cours de spé lettres modernes (oui je me suis rajouté des heures… en khâgne… du suicide :'))

Nous sommes en mi-janvier, et le concours est dans moins de 3 mois. Je viens néanmoins de réaliser (du moins pendant ces dernières semaines) que je voulais aller en lettres modernes en L3, et non pas en L3 LLCE allemand, ce à quoi mes professeurs semblent totalement d'accord.

Puisqu'ils savent que je veux préparer les concours de l'enseignement, ils souhaitent que je khûbe (soit faire une 3ème année de prépa) (en spé lettres modernes).

J'ai cependant des doutes. Je n'ai pas forcément bien travaillé ma khâgne : je me focalisais sur l'allemand et l'anglais, j'ai négligé les cours en tronc commun de lettres (j'étais très bon en HK, je me suis reposé sur mes acquis comme un débutant…). En spé lettres, nous avons un commentaire composé toutes les deux semaines à faire. J'ai donc un peu négligé les autres matières malgré des résultats plutôt "honnorables" car je les bossais à fond, au dernier moment bien sûr : organisation médiocre oblige.

D'un côté je voudrais khûber en spé lettres modernes et corriger mes erreurs de cette première khâgne en perfectionnant une organisation pour le moment discutable et conforter un certain niveau pour affronter les concours de l'enseignement.
D'un autre côté, j'ai vraiment envie d'aller à la fac' pour me spécialiser et compléter une culture littéraire plus précise et plus complète (en lisant beaucoup plus que ce que la prépa permet) en ne suivant plus les cours desquels j'ai décrochés en khâgne comme la géographie… (Parfois l'histoire et la philo' aussi). J'aimerais aller à la faculté aussi pour jouir de cours spécifiques à la licence de lettres modernes que je n'ai pas en khâgne. Et les cours proposés ont l'air très intéressants.

Qu'en pensez-vous ? Khûber ou pas ? Faculté de Lettres Modernes ou pas ?

Je vous remercie, bonne journée et à bientôt ! 🙂
Si ton objectif est de passer le capes et l'agrégation de lettres, rejoindre une L3 à la fac te permettra tout à fait de la faire, surtout après 2 ans de prépa. Je ne vois pas la nécessité de khûber pour préparer ces concours, même si bien sûr c'est possible, mais ça n'a pas l'air de beaucoup te motiver… Pour rester un an de plus en prépa, il faut vraiment le souhaiter et se sentir le courage de le faire, surtout quand les camarades s'en vont.
Merci beaucoup d'avoir répondu aussi vite !

Vous avez sans doute raison. Mes professeurs m'ont dit qu'une 3ème année de prépa pourrait m'être d'une grande aide pour le capes/agregation, et j'ai donc commencé à me poser des questions. Je tendais déjà à me diriger vers l'université et ça serait peut-être mieux.

Je vous remercie 🙂
Personnellement, j'ai trouvé que la khûbe permettait de peaufiner la maîtrise des exercices (dissertation, commentaire, version). Cela étant dit, je pense que, quand on pense le concours de l'ENS une fois, on en sort avec une vision déjà beaucoup plus claire de ce qu'est un concours. Dès lors, non, ça ne me semble pas absurde de faire une khûbe, mais non, je ne crois pas que ça nécessaire pour autant. La khûbe, c'est rude. Si tu te sens l'envie de le faire, tant mieux, si non, tu auras l'occasion à la fac d'avoir de nouvelles expériences et de nouvelles approches. 🙂
Est-ce aussi si rude que tu le dis, Artz ?

Je connais un ami en khûbe actuellement, et qui m'a dit que désormais tout était beaucoup plus facile qu'avant (et il n'est pas surdoué pour autant).
Khûber n'est pas dur en soi, je crois. C'est plutôt d'échouer au concours cette année-là qui l'est, si l'on escomptait le succès, après de résultats prometteurs la deuxième année.