Paul Valéry, La Dormeuse
24 réponses · Page 1 / 2
Bonjour tout le monde j'ai besoin de votre aide pour travailler se poème de Paul Valéry. Je doit trouver la situation de l'homme dans ce poème mais moi je voit juste qu'il l'observe et le portrait de la femme, elle dort. S.V.P est-ce que quelqu'un pourrait me l'expliquer car je suis très nul dans les poème. Merci tous le monde!!!!
Voici le poème:
La Dormeuse
Quels secrets dans son coeur brûle ma jeune amie,
Ame par le doux masque aspirant une fleur?
De quels vains aliments sa naïve chaleur
Fait ce rayonnement d’une femme endormie?
Souffle , songes, silence, invincible accalmie,
Tu triomphes, ô paix plus puissante qu’un pleur,
Quand de ce plein sommeil l’onde grave et l’ampleur
Conspirent sur le sein d’une telle ennemie.
Dormeuse, amas doré d’ombres et d’abandons,
Ton repos redoutable est chargé de tels dons,
O biche avec langueur longue auprès d’une grappe,
Que malgré l’âme absente, occupée aux enfers,
Ta forme au ventre pur qu’un bras fluide drape,
Veille; ta forme veille, et mes yeux sont ouverts.
Valéry ! rude affaire
J'y reviens ce soir, en attendant essaie d'avancer
Oui le poète observe "mes yeux sont ouverts"
QUe peux-tu en dire d'autre ? essaie de lister tout ce qui concerne le poète et l'Homme
La femme ne fait-elle que dormir ? ou plutôt, que se passe-t-il malgré son sommeil ?
Le poète observe la femme qui dort.
Au début du poème je croit qu'il s'interroge à quoi la femme peut rêver.
Conspirent le sein ennemie je comprend po c'est quoi.
La femme est elle dort et rêve de quelque chose.
Peux-tu réécrire ce message correctement, je ne comprends pas vraiment ce que tu veux dire
Et Valéry n'a jamais écrit
Conspirent le sein ennemie
mais
Conspirent sur le sein d’une telle ennemie.
Un conseil, relis attentivement ce poème pour bien le comprendre.
-Je croit que dans le premier quatrin il se question sur quoi la femme peut rêver.
-Le poète je croit qu'il observe la femme qui dort.
-Cette phrase "Conspirent sur le sein d’une telle ennemie." je ne la comprend pas du tout.
-Je croit que la femme tout ce qu'elle fait dans ce poème c'est dormir.
-L'homme lui l'observe tout simplement.
Mais comme je disait j'ai beaucoup de misère à comprendre les poèmes.
Oui, et celui-là n'est pas vraiment le plus facile !
C'est un peu plus complexe quand même qu'une femme qui dort et un homme qui l'observe, ne crois-tu pas ? En effet, il observe la dormeuse, là tu as raison
On va reprendre le poème et tu vas reformuler à mesure
La Dormeuse
Quels secrets dans son cœur brûle ma jeune amie,
Âme par le doux masque aspirant une fleur ?
redis cette phrase à ta façon, même si c'est mal dit pas grave
Je pense qu'il s'interroge sur les secrets qu'elle peut avoir dans c'est penser. Elle a l'âme pure et elle dégage une bonne odeur qui l'attire à aller vers elle.
Tu vois, tu as de bonnes idées. Je pense aussi que l'âme, l'esprit de la jeune femme aspire aussi la fleur, par l'intermédiaire de son visage (doux masque)
Il y aurait donc une fleur réelle, et une fleur idéale. Le pavot est la fleur qui endort, il pense peut-être à cette fleur.
Je dois te dire que ce poème est difficile à comprendre,a lors j'espère qu'à nous deux on va y arriver !
Tu es dans quelle section et quel niveau ?
Bon maintenant à toi, formule la suite, les deux vers suivants,a llons doucement.
De quels vains aliments sa naïve chaleur
Fait ce rayonnement d’une femme endormie?
Je crois qu'il s'interrroge sur l'illusion qui alimente son odorat et qu'il trouve la femme belle quand elle dort. Mais la première phrase je la comprend pas.
Je suis au CÉGEP deuxième cour de français.
De quels vains aliments sa naïve chaleur
Fait ce rayonnement d’une femme endormie ?
on reconstruit la phrase
À partir de quels vains aliments sa naïve chaleur
Produit-elle ce rayonnement d’une femme endormie ?
oui il la trouve belle, et attirante, même malgré elle : "sa naïve chaleur" signifie que l'endormie est innocente de la sensualité qu'elle dégage (rayonnement d’une femme endormie) Vains aliments, je dois dire que je ne comprends pas
Reprends cette 1ère strophe en entier, et regarde ce qui fait le charme des sonorités, comment est-elle écrite, quel est le genre du poème, étudie les rimes et les allitérations.
PS qu'est-ce que le CEGEP ?
Bonjour Tombeur, (et Léah),
On ne peut pas comprendre un poème comme celui-là par une simple lecture. Il faut l'étudier, il faut relever les champs lexicaux, les figures de style, les sonorités ; il faut avoir recours au dictionnaire pour éviter les contre-sens.
La Dormeuse
Quels secrets dans son coeur brûle ma jeune amie,
Ame par le douxmasque aspirant une fleur?
De quels vains aliments sa naïve chaleur
Fait ce rayonnement d’une femme endormie?
Souffle , songes, silence, invincibleaccalmie,
Tu triomphes, ô paix plus puissante qu’un pleur,
Quand de ce plein sommeil l’onde grave et l’ampleur
Conspirent sur le sein d’une telle ennemie.
Dormeuse, amas doré d’ombres et d’abandons,
Ton reposredoutable est chargé de tels dons,
O biche avec langueur longue auprès d’une grappe,
Que malgré l’âme absente, occupée aux enfers,
Ta forme au ventre pur qu’un bras fluide drape,
Veille; ta forme veille, et mes yeux sont ouverts.
- Essaie de comprendre le sens avec les champs lexicaux de même couleur.
- Essaie de trouver un sens à la rime
occupée aux enfers/mes yeux sont ouverts.
Édit : Essaie aussi de comprendre que l'homme ne regarde pas seulement une femme endormie… ce qu'il
voit, c'est un
"amas doré d'ombres". Cette figure de style s'appelle un
oxymore ; "amas doré" désigne le corps de la femme endormie ; "ombres" désigne sans doute ce que l'homme tente d'imaginer du "voyage" de l'âme pendant le sommeil. On a l'impression que pour lui, cela s'apparente à "une petite mort" (avec peut-être un "combat" dans les mondes infernaux).
C'est important que tu notes que l'homme
a les yeux ouverts : il
voit…
Voici la
Fiche du site que tu dois lire et étudier si tu veux progresser dans l'analyse d'un poème.
Muriel
Je suis bien d'accord Muriel –et tu le sais 😉– pour aborder tout poème de façon globale ; mais une lecture linéaire pour commencer me semblait indispensable devant ce poème très complexe ; déjà pour que Tombeur comprenne les phrases dont le sens lui échappe dès la première strophe. Je serais venue après à l'analyse synthétique… et à l'établissement de réseaux. Tu as commencé, c'est très bien si Tombeur continue aussi sa lecture linéaire. Par exemple là on cale encore sur les "vains" aliments à partir desquels vient ce rayonnement ; pourquoi vains, et quels aliments ?
Il me paraît aussi que commencer à réfléchir sur le style (musicalité si particulière de Valéry, forme du poème…) étant sûrement plus aisé que l'analyse du sens (des sens !) ce serait bien que Tombeur y travaille… relier ensuite les deux viendra.
Mais tout dépend un peu de la date où notre jeune ami devra rendre ce commentaire ?
Ce WE je serai absente alors continuez, je reviens dimanche soir et vous ferai part alors de l'avancée de mes réflexions, car je vais y penser, ce poème ayant pas mal de plans de lectures possibles (c'est Valéry, n'est-il pas…)
Par exemple, amas doré d'ombres peut se lire comme tu l'entends ; mais aussi d'un simple point de vue visuel ; un corps endormi (ou animé !) est dans certaines parties clair et d'autres sont dans l'ombre, selon les reliefs et l'éclairage. Valéry a ici le regard d'un penseur, certes, mais aussi d'un peintre (ou d'un sculpteur)
Ombre et lumière est donc à comprendre sur plusieurs plans, et ce n'est pas la seule difficulté de ce texte 😂
Avec Valéry il faut toujours avoir en vue sa recherche esthétique : faire d'un poème un bel objet ; et parallèlement l'intellectualité : la dormeuse du poème est bien autre chose qu'une (belle) endormie. Et ne pas perdre non plus de vue les références à la mythologie gréco-latine… etc
Bonjour Léah 🙂,
Dans mon message précédent, je te saluai juste au passage (remarque mes parenthèses) ; je m'adressai à Tombeur et lui demandai de faire plus que lire ce poème difficile, je lui demandai de l'étudier… C'est à Tombeur que je m'adressai, et bien évidemment pas à toi, cela va de soi… 🙂
Muriel
Bonjour Muriel H.,
J'ai déjà commencé à le travailler et j'ai pas mal trouvé les figures de style que je pensait et je sais que c'est un sonnet et que les deux première strophe sont des quatrains et les deux dernière des tercets. Pour les vers j'ai déjà trouver c'était quoi. Pour le rime aussi je sais celle qui sont féminine et masculine. Le champ lexical de secret, masque, songe, silence et absence je pense que serais cacher. Le champ lexical de brûle, pleur, ennemie, redoutable et enfers seraient la puissance. Le champ lexical de doux, chaleur, rayonnement, accalmie, paix, doré, repos, dons, langueur, pur seraient épuisements. Le champ lexical de vains, invincible, triomphe, puissante et conspirent seraient le succès. Grave et ombres c'est le mystère.
Le rime "occupée aux enfers/mes yeux sont ouverts" est une assonance.
"amas doré d'ombres" moi je pensais que c'était la définition de "Dormeuse". Je ne suis vraiment pas sur de ce poème il est difficile.
Bonsoir Tombeur je continuerai en soirée. Tes remarques sur la forme du poème sont justes.
Tombeur
Pour qu'on voit de quelle façon Valéry cisèle ses vers tel des bijoux, je vais essayer de lire le premier tercet sans tenir compte du sens
Tu peux faire de même avec les autres, et rechercher comment certaines sonorités courent dans le sonnet entier
Dormeuse, amas doré d’ombres et d’abandons,
Ton repos redoutable est chargé de tels dons,
O biche avec langueur longue auprès d’une grappe,
Le D domine dans les 2 premiers vers, avec les rimes ou répétitions Dormeuse amas Doré D'OMbres et D'abanDON
TON (rime avec dons, immédiatement après) repos reDoutable est chargé De tels Dons
On a aussi les B de omBres aBandon redoutaBle
et au 3ème vers la reprise des ON et An du premier vers, inversés et répétés
d'OMbres et d'abANdON
lANgueur lONgue
Au 3ème vers on a les G Langueur Long[/color]ue auprès d'une Grappe
Les nasales (on, an) allongent le vers ; les sons comme B, M et D assourdissent et apaisent comme dans le sommeil ou une berceuse
L'allitération d'OMbres, abandON, tON, agit aussi comme un chant apaisant
Et ensuite poursuivons la lecture linéaire ; en t'aidant de ce que tu as relevé des champs lexicaux (merci Muriel pour le regroupement ) essaie de reformuler à ta façon cette strophe
Souffle , songes, silence, invincible accalmie,
Tu triomphes, ô paix plus puissante qu’un pleur,
Quand de ce plein sommeil l’onde grave et l’ampleur
Conspirent sur le sein d’une telle ennemie.
Pourquoi songeS au pluriel ?
Pour les sonorités, remarque comme les P (qui "assourdissent" la phrase) côtoient les S qui "réveillent"
(répète cette strophe à haute voix en insistant sur ces consonnes, quel effet cela produit-il ?)
Qui peut être une telle ennemie ?
"Souffle , songes, silence, invincible accalmie," pourrait être la définition du rêve.
Il y a un allitération du "s" et du "l".
"Tu triomphes, ô paix plus puissante qu’un pleur," elle est gagnante de rêver.
Il y a une allitération du "p".
"Quand de ce plein sommeil l’onde grave et l’ampleur" quand elle rêve est comme dans une vague abondante et sévere.
Il y a une allitération du "l".
"Conspirent sur le sein d’une telle ennemie." elle complote mais je la comprend pas ce vers.
Le songes au pluriel c'est parce qu'elle doit faire plein de rêves.
La telle ennemie je pense que sa pourrait être elle-même.
telle ennemie je pense que ça pourrait être elle-même.
Oui c'est possible j'y ai pensé
Ce serait alors un combat interne, entre la Dormeuse et la femme éveillée (elle aurait essayé de ne pas s'endormir : resterait à comprendre pourquoi ; n'oublie pas que dans ce poème il y a une Idée –je mets la majuscule à dessein !- Mais le sommeil est "invincible")
Combien as-tu de temps pour faire ce CC ? Qu'en pensent tes condisciples ? qu'en dit le ou la prof ? et que signifie CÉGEP
8ème vers : qui conspire sur le sein (donc, dans le cœur, et dans la pensée) de "l'ennemie" ? Ce sont l'onde et l'ampleur (du plein sommeil) L'ennemie -la jeune femme- résisterait au sommeil, tu as raison c'est la dormeuse elle-même.
Observe aussi dans le 1er quatrain les allitérations en EN/IN et comment ces " longues " voyelles (dites nasalisées) allongent les vers et se retrouvent dans le 2nd quatrain. Quel effet cela donne-t-il ? (pense au mot "onde")
La fleur qu'elle aspire pourrait être le pavot (fleur du sommeil) L'âme aspire le sommeil, par l'intermédiaire du "doux masque" : on peut penser aux masques des comédiens du théâtre antique
"songes" est au pluriel parce que ses songes sont nombreux, mais aussi parce que le poète "songe" devant elle : il pense, il a les yeux ouverts, et plus précisement il "songe" car sa pensée n'a pas d'objet précis (il se demande quels secrets cache sa jeune amie, il s'interroge sur le pouvoir du sommeil et de la femme endormie, il l'admire, il fait aussi une rêverie sensuelle) donc il ne pense pas vraiment, il "songe"
Merci Léah,
Cégep c'est le collège. JE doit le remettre lundi. Merci de m'avoir aider la je commence plus a comprendre.
Lundi c'est aujourd'hui non ? 🙂
Au collège tu as un poème aussi complexe à étudier ? C'est pas possible, ou alors c'est un collège spécial. Tu fais tes études en France ?
Non au Québec nous on a un cégep et avant le cégep c'est le secondaire et après le cégep c'est l'université.