Bonjour je suis en 1re et je dois faire une petite analyse sur le poème "Ouvriers" de Rimbaud extrait du recueil des "Illuminations".
Ce petit récit met en scène un couple d'ouvriers (le narrateur et une certaine Henrika). Lors d'une chaude matinée de février, les deux personnages se promène dans la banlieue d'une ville industrielle ravagée par les intempéries. Un vent du sud rappelle au narrateur les misérables péripéties de son enfance. Dans la littérature de la deuxième moitié du XIXe siècle, les auteurs évoquent souvent le terme de "banlieue" car c’est une période qui a connu la croissance rapide des grandes métropoles et qui a vu se dégrader aux alentours des villes une campagne exposée aux dégâts du progrès.
Après la lecture de ce texte, nous pouvons imaginer que le narrateur est Rimbaud lui-même. L'allusion autobiographique est nette lorsque le texte mentionne "les misérables incidents de mon enfance" et "l'horrible quantité de force et de science que le sort a toujours éloignée de moi". Il est difficile d'attribuer à un autre que Rimbaud ce souvenir d'une enfance perturbée et cette crainte angoissée de la faiblesse et de l'ignorance. Enfin, parmi d'autres indices plus cachés, les allusions de la fin du texte au couple des deux ouvriers ("orphelins fiancés" et non pas des époux) poussent à le comparer au couple homosexuel formé par Verlaine et Rimbaud. Rimbaud expose donc, selon nous, dans ce texte sa propre lassitude de la vie que mènent les deux poètes, du printemps 1872 à l'été 1873, en Angleterre. Ces deux poètes ont fui la France et leurs familles respectives pour accéder à une vie sans contraintes et qui se retrouvent à Londres menant une vie misérable, comme celles des deux ouvriers.
Merci !
OuvriersJ'aimerais avoir votre avis :
Ô cette chaude matinée de février. Le Sud inopportun vint relever nos souvenirs d'indigents absurdes, notre jeune misère.
Henrika avait une jupe de coton à carreau blanc et brun, qui a dû être portée au siècle dernier, un bonnet à rubans, et un foulard de soie. C'était bien plus triste qu'un deuil. Nous faisions un tour dans la banlieue. Le temps était couvert, et ce vent du Sud excitait toutes les vilaines odeurs des jardins ravagés et des prés desséchés.
Cela ne devait pas fatiguer ma femme au même point que moi. Dans une flache laissée par l'inondation du mois précédent à un sentier assez haut elle me fit remarquer de très petits poissons.
La ville, avec sa fumée et ses bruits de métiers, nous suivait très loin dans les chemins. Ô l'autre monde, l'habitation bénie par le ciel et les ombrages ! Le sud me rappelait les misérables incidents de mon enfance, mes désespoirs d'été, l'horrible quantité de force et de science que le sort a toujours éloignée de moi. Non ! nous ne passerons pas l'été dans cet avare pays où nous ne serons jamais que des orphelins fiancés. Je veux que ce bras durci ne traîne plus une chère image.
Ce petit récit met en scène un couple d'ouvriers (le narrateur et une certaine Henrika). Lors d'une chaude matinée de février, les deux personnages se promène dans la banlieue d'une ville industrielle ravagée par les intempéries. Un vent du sud rappelle au narrateur les misérables péripéties de son enfance. Dans la littérature de la deuxième moitié du XIXe siècle, les auteurs évoquent souvent le terme de "banlieue" car c’est une période qui a connu la croissance rapide des grandes métropoles et qui a vu se dégrader aux alentours des villes une campagne exposée aux dégâts du progrès.
Après la lecture de ce texte, nous pouvons imaginer que le narrateur est Rimbaud lui-même. L'allusion autobiographique est nette lorsque le texte mentionne "les misérables incidents de mon enfance" et "l'horrible quantité de force et de science que le sort a toujours éloignée de moi". Il est difficile d'attribuer à un autre que Rimbaud ce souvenir d'une enfance perturbée et cette crainte angoissée de la faiblesse et de l'ignorance. Enfin, parmi d'autres indices plus cachés, les allusions de la fin du texte au couple des deux ouvriers ("orphelins fiancés" et non pas des époux) poussent à le comparer au couple homosexuel formé par Verlaine et Rimbaud. Rimbaud expose donc, selon nous, dans ce texte sa propre lassitude de la vie que mènent les deux poètes, du printemps 1872 à l'été 1873, en Angleterre. Ces deux poètes ont fui la France et leurs familles respectives pour accéder à une vie sans contraintes et qui se retrouvent à Londres menant une vie misérable, comme celles des deux ouvriers.
Merci !



