Bonjour!
Je dois rédiger une réflexion sur ce sujet “je chante ta beauté qui passe, forme que he fixe dans l’Eternel -dit Senghor. Cette affirmation pourrait s’appliquer à la poésie et à l’art en général?”
Je ne réussis pas à trouver assez d’exemples en ce qui concerne la littérature française: seulement la Beauté de Baudelaire. De plus, j’ai d’autres exemples tirés de la poésie italienne ou anglaise (Shakespeare sonnet 18).
S’il vous plaît aidez-moi
Merci beaucoup
(Excusez-moi pour les éventuelles erreurs, je suis italien)
Bonjour,
Une piste : regarde la poésie comme une mise en œuvre du mythe d'Orphée.
Bonjour,
Je te conseille de revenir au vers.
Je chante ta beauté qui passe, fixer dans l'éternel: littérature, poésie, art en général comme manière d'immortaliser. Passer à la postérité. Tu as beaucoup d'exemples surtout en poésie où le poète chante la beauté de la femme aimée, manière de l"immortaliser. Toute une tradition de la Renaissance en poésie: la femme (Hélène pour Ronsard, Laure pour Pétrarque) qui se propose d'éterniser l'aimée. Tu peux aussi prendre ce poème de Corneille, Marquise si mon visage … rappelle à la femme que la beauté passe mais que l'écriture poétique reste, l'écriture permet de rester en vie.
Tu devrais creuser cette idée
Pour la beauté qui passe, pense au memento mori, au carpe diem
Sonnet à Marie
Pierre de Ronsard
Je vous envoie un bouquet que main
Vient de trier de ces fleurs épanouies ;
Qui ne les eût à ce vêpres cueillies,
Chutes à terre elles fussent demain.
Cela vous soit un exemple certain
Que vos beautés, bien qu’elles soient fleuries,
En peu de temps cherront, toutes flétries,
Et, comme fleurs, périront tout soudain.
Le temps s’en va, le temps s’en va, ma dame
Las ! le temps, non, mais nous nous en allons,
Et tôt serons étendus sous la lame ;
Et des amours desquelles nous parlons,
Quand serons morts, n’en sera plus nouvelle.
Pour c’aimez-moi cependant qu’êtes belle.
Pierre de Ronsard
Par ailleurs, l'utilisation du verbe "chanter" montre une esthétisation, ne s'agit plus de simplement de complimenter mais de chanter…
Truchement de la langue poétique (langue ne se poétise pas qu'en poésie d'ailleurs, au sein du roman la prose se poétise également, et combien au théâtre!)
Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'Éternel
Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie.
La poésie qui saisirait le fugitif, l'éphémère pour immortaliser.
Tu tiens ta problématique :
l'art pour capter le fugitif, pour saisir l'éclair, la fulgurance ou pour atteindre l'intemporel ?