Principale au présent avec complément circonstanciel de cause à l’imparfait

Langue française

16 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

habituellement, il n'y a que le passé composé dont l'action, finie, garde un lien ou un résultat au présent :
La rue est mouillée, car il a plu ce matin.


Ma question est de savoir si le français permet une construction semblable avec l'imparfait, qui, ne préservant aucun lien avec le présent, à priori ne devrait pas pouvoir exprimer une causalité sur le présent.
La rue est mouillée, car il pleuvait ce matin.
Il est de mauvaise humeur, car il était malade hier soir.
Bonjour,
Les deux phrases que tu proposes sont correctes.
Moi, j'ai un problème quand le verbe à l'imparfait n'est pas un verbe d'état comme "être", il me semble que dans le cas d'un verbe d'action, il faut impérativement un passé composé…
Voyons… essayons…
-Il fait beau aujourd’hui car le vent a chassé les nuages. => oui, je n’imagine pas ici un imparfait.
-Je marche avec des béquilles car je me suis foulé la cheville. => idem.
Je n’ai pas de justification grammaticale.
Mais l'antériorité par rapport au présent est ordinairement marquée par le passé composé.
Mais l'antériorité par rapport au présent est ordinairement marquée par le passé composé.
Effectivement, mais quid de la causalité ?
Je viens de me rendre compte que le titre de ta discussion est erroné.
Même s'il y a un sens causal, on ne peut pas dire que "car il pleuvait" soit un complément circonstanciel de cause. Car n'est pas une conjonction de subordination, mais de coordination.
En outre, "car il pleuvait" n'est pas déplaçable en tête de phrase.
Effectivement, mais quid de la causalité ?
La cause est antérieure à l'effet…
Je viens de me rendre compte que le titre de ta discussion est erroné.
Même s'il y a un sens causal, on ne peut pas dire que "car il pleuvait" soit un complément circonstanciel de cause. Car n'est pas une conjonction de subordination, mais de coordination.
En outre, "car il pleuvait" n'est pas déplaçable en tête de phrase.
ok, correction vite faite :
La rue est mouillée, parce qu'il pleuvait ce matin.
Il est de mauvaise humeur, parce qu'il était malade hier soir.
La cause est antérieure à l'effet…
Oui, mais est-ce que l'inverse est vrai ? Est-ce que toute conjugaison dans le passé est apte à exprimer une causalité antérieure par rapport au présent ?

Le plus-que-parfait certainement pas.
Le passé simple non plus.
Le passé composé oui.
D'où mon hésitation pour l'imparfait…
Oui, mais est-ce que l'inverse est vrai ?
Quel inverse ?
Que l’effet est postérieur à la cause ?
Oui.
Il suffit de lire toute la phrase :
Oui, mais est-ce que l'inverse est vrai ? Est-ce que toute conjugaison dans le passé est apte à exprimer une causalité antérieure par rapport au présent ?
Comme la principale exprime une conséquence présente d'un fait passé, le passé composé (qui exprime un fait passé achevé ayant un retentissement dans le présent ) est sans aucun doute le temps à employer dans ce cas de figure.
La route est mouillée parce qu'il a plu ce matin.
Comme il a plu ce matin, la route est mouillée.

Le passé simple, lui, ne me semble pas convenir, étant donné qu'il exprime une action passée coupée du présent.
L'imparfait non plus, parce qu'il exprime une action passée dans son déroulement, et non une action passée achevée retentissant sur le présent.


Le plus-que-parfait ne serait naturel que si la principale était au passé.
La route était mouillée, car il avait plu le matin.
Comme il avait plu le matin, la route était mouillée.

L'imparfait exigerait en outre que l'action ne soit pas achevée, et qu'elle continue au moment évoqué.
La route était mouillée, car il pleuvait depuis le matin.
Comme il pleuvait depuis le matin, la route était mouillée.
Est-ce que toute conjugaison dans le passé est apte à exprimer une causalité antérieure par rapport au présent ?
Qu'est-ce que cela veut dire "toute conjugaison dans le passé" ? N'importe quel temps du passé ?
Evidemment non.
Il faut respecter la concordance des temps. Et aussi savoir ce que l'on veut exprimer. Parler dans l'abstrait est un peu difficile pour moi.
@ Jehan

c'est effectivement ce qui me semble (passé composé).

Pourtant, dans le cas de figure ci-dessous (et cité plus haut), il me semble qu'un imparfait puisse convenir :
Il est de mauvaise humeur, parce qu'il était malade hier soir.
Certes, il n'est plus malade, mais l'état de la maladie a néanmoins eu une incidence sur le présent : la mauvaise humeur.
D'où ma question si c'est dans le cas de figure d'un état (verbe d'état) l'imparfait puisse exprimer une causalité sur le présent.
Hier soir, il était malade.
Je ne sais pas si c'est une question de verbe d'état :
Il avait grand mal au crâne.
Son crâne le faisait horriblement souffrir.


Il s'agit plutôt d'une situation qui s'est prolongée.
Et pour marquer que cette situation est maintenant achevée, mais qu'elle retentit sur le présent, c'est bien, selon moi, le passé composé qui s'impose, et non l'imparfait.
Comme hier soir il a eu grand mal au crâne…
@ Jehan,

ok. En va-t-il nécessairement de même quand l'agent de la cause et de l'effet ne sont pas les mêmes?
Je pense p.ex. au cas ci-dessous :
Il est de fort méchante humeur ce matin, parce que sa copine n'était pas là hier soir pour sa fête.
On pourrait bien sûr paraphraser cela autrement, avec un passé composé :
Il est de fort méchante humeur ce matin, parce que sa copine n'est pas venue hier soir pour sa fête.
Pourtant, il ne me semble pas qu'on puisse transformer la première phrase avec un passé composé telle quelle :
Il est de fort méchante humeur ce matin, parce que sa copine n'a pas été là hier soir pour sa fête.
Pourtant, il ne me semble pas qu'on puisse transformer la première phrase avec un passé composé telle quelle :
Il est de fort méchante humeur ce matin, parce que sa copine n'a pas été là hier soir pour sa fête.
Ce n'est pas incorrect, mais moins courant. Le verbe venir convient sans aucune doute mieux ici que le verbe être.