Sujet d’entraînement en ancien français
16 réponses
Bonjour ^^
Je suis en Master 1 MEEF option Lettres modernes, et ayant un niveau somme toute relatif en Ancien Français (pour ne pas dire médiocre), je m'acharne à maintenir la barque à flots en faisant régulièrement des sujets de concours donnés par ma prof. Le dernier en date me pose deux problèmes.
Problème de phonétique tout d'abord:
On me demande
d'expliquer le phénomène de nasalisation du mot Fontana> fontaine . En observant les deux graphies, j'ai pu voir que le -o n'avait pas bougé et qu'il était entravé, mais impossible pour moi de connaître sa quantité.
Voici ce que je sais sur les évolutions de -o: Je sais qu'avec le BSVL -o long donne -o fermé au IIe siècle et -o bref s'ouvre. Cependant, je ne sais pas sous quelles conditions. Je pense donc que si j'arrivais à connaître la quantité de -o je serais en mesure de comprendre quelle nasalisation est à l'œuvre.
J'ai également avec moi une fiche qui m'explique les différentes nasalisations possibles de -o, mais même avec cela je ne sais pas sur quelle nasalisation me pencher (il y en a deux qui aboutissent à [on], une partant de -on ouvert et une partant de -on fermé).
Une idée sur la manière dont je pourrais m'en sortir avec ce que je sais? De quoi dois-je partir pour comprendre comment s'est faite cette nasalisation?
Problème de syntaxe ensuite:
Là, ça se corse parce que j'ai tendance à confondre les choses. Je dois
étudier l'emploi des formes en -ant dans un extrait du Roman de la Rose (que j'ai traduit au préalable dans la première partie de l'épreuve).
Voici le texte:
Lors m’en vinz touz seus esbatant
Et les oisselez escoutant
Qui de chanter mout s’esjoissoient
Et nule foiz ne reposoient.
Jolis, gais et pleins de liesce
Vers une riviere m’adresce[1]
Que j’oï illueques bruire,
Que ne me soi aler deduire
Plus bel que sus cele riviere.
D’un tertre qui pres d’ilec iere
Descendoit l’eve grant et roide[2] ;
Clere estoit l’eve et aussi froide
Comme puis ou une fontaine,
Si estoit pou mendre de Saine,
Mes ele iere plus espandue.
Onques mais n’avoie veüe
Cele yaue qui si bien corroit,
Si m’abelissoit et seoit
A esgarder le lieu plesant.
De l’yaue clere et reluissant
Mon vis refreschi et lavé.
Voici mon plan:
v.99 : esbatant – v.100 : escoutant – v.109 : grant – v.117 : plesant -v.118 : reluissant
I- Appartenance à la classe du verbeA- Gérondif
esbatant: gérondif (introduit par vinz il envisage l’action dans sa durée) périphrase verbale
B- Participe présent
escoutant (traduit l’accomplissement du procès)
II- Formes en -ant n’appartenant pas à la classe verbaleA- L’adjectif verbal
Obtenu par glissement de participe c’est-à-dire passage de la classe des verbes à celle des adjectifs.
Plesant
Reluissant
grant (coordonné à l’adjectif roide par la conjonction et)
Quels conseils pourriez-vous me donner pour m'aider à corriger les éventuelles fautes, quelles questions dois-je me poser pour comprendre comment classer mes occurrences ?
Merci d'avance pour vos réponses et bonne soirée!
Problème de phonétique tout d'abord:
On me demande d'expliquer le phénomène de nasalisation du mot Fontana> fontaine . En observant les deux graphies, j'ai pu voir que le -o n'avait pas bougé et qu'il était entravé, mais impossible pour moi de connaître sa quantité.
Si, il a évolué, justement, sauf dans la graphie.
C’est un o bref. Vous ne le saurez qu’en regardant une phonétique historique du latin, car le Gaffiot signale les quantités prosodiques, pas les quantités par nature. Mais les traitements du o long sont ici rigoureusement les mêmes.
Voici comment il faut procéder : dater, expliquer, faire un schéma.
X-XIe : nasalisation du o bref + n en syllabe entravée par abaissement anticipé du voile du palais. La consonne nasale reste articulée.
on>õn
XVI-XVIIe : fin de l’articulation de la consonne nasale derrière voyelle nasale par assimilation régressive aboutissant à une fusion de la nasale avec la voyelle.
õn>õ
Il faut aussi signaler le cas de non nasalisation du a intérieur de fontana. Ce a accentué en latin (pénultième longue) et libre devant nasale étant passé à ɛ̴ sans se nasaliser car le –n a conservé son articulation devant un e sourd (issu du a final latin). Sans ce e sourd, il y aurait eu nasalisation, comme dans panem> pain.
Voici ce que je sais sur les évolutions de -o: Je sais qu'avec le BSVL -o long donne -o fermé au IIe siècle et -o bref s'ouvre. Cependant, je ne sais pas sous quelles conditions. Je pense donc que si j'arrivais à connaître la quantité de -o je serais en mesure de comprendre quelle nasalisation est à l'œuvre.
J'ai également avec moi une fiche qui m'explique les différentes nasalisations possibles de -o, mais même avec cela je ne sais pas sur quelle nasalisation me pencher (il y en a deux qui aboutissent à [on], une partant de -on ouvert et une partant de -on fermé).
C’est la même évolution pour les deux o.
Une idée sur la manière dont je pourrais m'en sortir avec ce que je sais? De quoi dois-je partir pour comprendre comment s'est faite cette nasalisation?
D’un bon manuel de phonétique historique.
Problème de syntaxe ensuite:
Là, ça se corse parce que j'ai tendance à confondre les choses. Je dois étudier l'emploi des formes en -ant dans un extrait du Roman de la Rose (que j'ai traduit au préalable dans la première partie de l'épreuve).
Voici le texte:
Lors m’en vinz touz seus esbatant
Et les oisselez escoutant
Qui de chanter mout s’esjoissoient
Et nule foiz ne reposoient.
Jolis, gais et pleins de liesce
Vers une riviere m’adresce[1]
Que j’oï illueques bruire,
Que ne me soi aler deduire
Plus bel que sus cele riviere.
D’un tertre qui pres d’ilec iere
Descendoit l’eve grant et roide[2] ;
Clere estoit l’eve et aussi froide
Comme puis ou une fontaine,
Si estoit pou mendre de Saine,
Mes ele iere plus espandue.
Onques mais n’avoie veüe
Cele yaue qui si bien corroit,
Si m’abelissoit et seoit
A esgarder le lieu plesant.
De l’yaue clere et reluissant
Mon vis refreschi et lavé.
Je suis assez perplexe car seules les deux premières formes sont intéressantes ; grant est un intrus pour la question et reluissant quasiment aussi. Est-ce vous qui avez « graissé » ?
La forme en –ant est en fait une manière de désigner le gérondif en AF. Cette forme s’emploie ici avec le verbe (s’en) venir (plus rarement qu’avec le verbe aler) pour former une périphrase de valeur durative ou progressive. Ici, c’est évidemment la valeur durative qui domine, renforcée d'ailleurs par l'emploi de verbes à l'imparfait pour décrire les actions des oiseaux. Cette périphrase subsiste en FM : « Ils allaient rêvant à leurs amours… »
Quant à grant et reluisant, ils n’appellent que des remarques de morphologie (féminin non marqué), pas de syntaxe : tout juste peut-on dire que reluisant est un participe présent employé comme adjectif qualificatif, cas banal.
Je peux vous demander comment vous avez traduit :
Si estoit pou mendre de Saine
Mes ele iere plus espandue ?
Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas.
Merci pour cette réponse fournie et précise, je n'en attendais pas autant!
Concernant les formes, oui c'est moi qui les ai "graissées". Je me doute que certaines moins intéressantes que d'autres car elles m'ont également parues problématiques, mais l'intitulé de la consigne est bien d'étudier les formes en -ant , et les trois formes que vous citez ne sont pas, certes, des gérondifs, mais sont tout de même des formes en -ant. J'ai donc essayé de les faire rentrer dans mon plan avec le cours qui m'avait été donné (et qui me permet de classer les formes comme gérondifs, participes présents, formes substantivées, adjectifs verbaux).
En ce qui concerne la traduction, j'ai traduit ce segment par "le cours était plus mince que celui de la Seine, mais le lierre était plus étendu.". Le mot "lierre" me pose problème (il arrive comme un cheveu dans la soupe, et "ele" appelle un substantif féminin), mais c'est la seule traduction du mot que m'a fourni le dictionnaire Godefroy.
iere = "était" !
Eh oui, et c'est un piège que vous ne pourrez pas éviter si vous consultez une grammaire, car on ne vous donnera que la forme francienne classique "ere"…
C'est tout le charme - et la difficulté - de l'AF.
Et à présent, "mince" est en contradiction avec "étendue"…
Pour ce qui est des formes en -ant, j'ai oublié de vous signaler que vous sembliez avoir fait de escoutant un participe présent alors que c'est aussi un gérondif, sur le même plan que esbatant comme le prouve la coordination.
iere = P1 ou P3 de l'imparfait de https://eleonorecotton.wordpress.com/2013/01/03/limparfait-en-ancien-francais/ estre.
Merci pour toutes vos corrections, je vais pouvoir me faire un petit memento pour éviter ce genre de fautes à l'avenir.
Je viens aussi de me pencher sur "espandre", qui veut dire "(se) répandre", oups. Je vais redonner un coup d'oeil à ma traduction.
On trouve bien les formes en (i)ere dans Petite grammaire de l'ancien français de Bonnard et Régnier, et dans Introduction à l'ancien français de Guy Raynaud de Lage.
Alors tant mieux.
Larokyn, pouvez-vous nous poster votre traduction ?
La voici:
J’allai alors tout seul en flânant et en écoutant les petits oiseaux qui se faisaient une joie de chanter beaucoup et ne se reposaient jamais. Enjoué, gais et plein de joie, je me dirige vers une rivière que j’entends clapoter par ici, et je n’aurais pu me diriger vers un plus bel endroit que [les bords] de cette rivière. L’eau abondante et tumultueuse descendait d’un tertre qui était près d’ici ; l’eau était claire et aussi froide que celle d’un puit ou d’une fontaine, son cours était plus mince que celui de la Seine, mais [elle était plus répandue.]
La suite du texte n'est pas à traduire. J'ai des doutes quant à la fin du passage.
Je vous dirai demain si quelqu'un d'autre ne le fait pas avant moi, car je dois quitter l'antenne, le fil, plutôt ! 😂
Dans l'ensemble, ce n'est pas mal, sauf pour ce qui est de la rivière ! 😉
Lors m’en vinz touz seus esbatant
J’allai alors tout seul en flânant
- « j’allai » est insuffisant.
- esbatre n’est pas simplement « flâner », le verbe comporte une idée de divertissement. Je propose « folâtrer ».
- Vous pouvez supprimer le « en ».
Et les oisselez escoutant
et en écoutant les petits oiseaux
B. (même remarque à propos de « en ».
Qui de chanter mout s’esjoissoient
qui se faisaient une joie de chanter
- Vous n’avez pas tenu compte de mout.
Et nule foiz ne reposoient.
et ne se reposaient jamais
- « jamais » est un peu court pour nule fois.
Jolis, gais et pleins de liesce
Enjoué, gais et plein de joie
B.
Vers une riviere m’adresce
je me dirige vers une rivière
B.
Que j’oï illueques bruire,
que j’entends clapoter par ici
- « clapoter » est malheureux. Vous pouvez conserver « bruire ».
- « par ici » : léger faux-sens : regardez le dictionnaire.
Que ne me soi aler deduire
et je n’aurais pu me diriger
- Vous n’avez pas traduit que.
- me deduire ne signifie pas « me diriger ».
Plus bel que sus cele riviere.
vers un plus bel endroit que [les bords] de cette rivière.
- bel n’est pas ici un adjectif ; quel mot qualifierait-il ?
- Jamais de traduction entre parenthèses ou entre crochets.
D’un tertre qui pres d’ilec iere
Descendoit l’eve grant et roide ;
L’eau abondante et tumultueuse descendait d’un tertre qui était près d’ici
- Conservez l’ordre des propositions dans la mesure du possible.
- « près d’ici » : faux-sens.
- grant et roide surtout ont quasiment un statut d’adverbe. Ce dernier mot ne doit donc pas être traduit par « tumultueuse ».
Clere estoit l’eve et aussi froide
l’eau était claire et aussi froide
B.
Comme puis ou une fontaine,
que celle d’un puit ou d’une fontaine
- « puits » !
Si estoit pou mendre de Saine,
son cours était plus mince que celui de la Seine
- « son cours » est inutile.
- ce n’est surtout pas « mince ». Partez du sens général de meindre = « moindre ».
Mes ele iere plus espandue.
mais [elle était plus répandue.]
- « répandue » ne convient vraiment pas ici. Trouvez un mot pour dire que l’eau s’est largement « répandue » sur les berges.
J'allais oublier… Comment justifiez-vous ici votre traduction ?
Que ne me soi aler deduire
et je n’aurais pu me diriger
J'allais oublier… Comment justifiez-vous ici votre traduction ?
Que ne me soi aler deduire
et je n’aurais pu me diriger
Lors de ma première traduction, j'ai été induite en erreur par le fait que je pensais que "soi" était un subjonctif, je l'ai donc traduit de manière assez laxiste par une tournure d'irréel. Ensuite mon erreur de traduction de deduire a fait le reste. Je reconnais ne pas avoir fait preuve de grande rigueur en traduisant ce segment.
A la lumière de vos indications, j'ai repris ma traduction:
Je m’en allai alors tout seul folâtrant et écoutant les petits oiseaux qui se faisaient une joie de beaucoup chanter et ne se reposaient en nulle occasion. Enjoué, gais et plein de joie, je me dirige vers une rivière que j’entends bruire en ce lieu-là, car je ne me suis jamais conduit en occasion meilleure sur les bords de cette rivière. L’eau descendait abondamment et rapidement d’un tertre qui était proche ; l’eau était claire et aussi froide que celle d’un puits ou d’une fontaine, était moins importante que la Seine, mais était plus étalée.
J'ai cependant toujours du mal avec ce satané segment:
Que ne me soi aler deduire
Plus bel que sus cele riviere.
Du coup, après un passage par le Godefroy j'ai compris qu'il s'agissait bien d'un indicatif présent, et j'y ai lu que "plus bel" pouvait être traduit par l'expression "plus belle occasion"(d'où ma traduction, et en tenant compte du fait que vous m'avez dit qu'il ne fallait pas le considérer comme un adjectif, même si j'ai pour le moment du mal à la rattacher au reste). Je sens bien pourtant que ce n'est toujours pas ça, puisque ma phrase demeure assez bancale et confuse, mais j'ai peur de m'éloigner du texte en essayant de la "rafistoler". Suis-je suis la bonne voie ou pas du tout 😂 ?
J'allais oublier… Comment justifiez-vous ici votre traduction ?
Que ne me soi aler deduire
et je n’aurais pu me diriger
Lors de ma première traduction, j'ai été induite en erreur par le fait que je pensais que "soi" était un subjonctif, je l'ai donc traduit de manière assez laxiste par une tournure d'irréel. Ensuite mon erreur de traduction de deduire a fait le reste. Je reconnais ne pas avoir fait preuve de grande rigueur en traduisant ce segment.
Sur le plan de la forme et de l'orthographe, soi pourrait très bien être un subjonctif présent (de même qu'un indicatif présent, comme variante de sui !).
Mais il est très rare que l'on ait un subjonctif présent à valeur "conditionnelle" ; de plus, on ne peut guère le trouver que dans un système hypothétique complet, avec protase et apodose.
Par contre, il aurait été naturel de trouver un subjonctif imparfait, ou même un conditionnel, car nous sommes au XIIIème siècle.
En fait, soi est la 1PS du parfait de savoir qui a, comme en Wallonie aujourd'hui, le sens de "pouvoir" … Voici le mot à mot :
"car je ne sus aller me divertir plus parfaitement qu'au bord de cette rivière". Bien sûr, cela revient à dire : "je n'aurais pas pu…" ou "je ne pouvais pas…", mais ce n'est pas une traduction littérale.
Et soi déduire (encore un soi !) ne signifie pas "se diriger" !
Le Godefroy n'est pas le meilleur outil à mon avis, car il privilégie des textes rares, non littéraires et souvent tardifs. Préférez-lui le dictionnaire de A. J. Greimas (Larousse). Il est très bien documenté, les articles sont clairement organisés (Greimas était un grand linguiste), mais évidemment, vu son format, il comporte des lacunes.
Par contre, pour identifier soi , aucun dictionnaire ne vous aurait servi.
Peut-être un site de conjugaison en ligne ?
Je manque de temps pour apprécier votre traduction, je le ferai ce soir.
Je m’en allai(1) alors tout seul(2) folâtrant et écoutant les petits oiseaux(3) qui se faisaient une joie de beaucoup chanter et ne se reposaient en nulle occasion(5). Enjoué, gais et plein de joie(6), je me dirige vers une rivière que j’entends bruire en ce lieu-là, car je ne me suis jamais conduit(7) en occasion meilleure(8) sur les bords de cette rivière. L’eau descendait abondamment et rapidement(10) d’un tertre qui était proche(9) ; l’eau était claire et aussi froide que celle d’un puits ou d’une fontaine, était(11) moins importante que la Seine, mais était(12) plus étalée.
(1) Pourquoi pas "je m'en vins" ?
(2) Une virgule.
(3) Le mot "oiselet" , distinct d' "oisillon", existe aussi en FM.
(4) mout porte sur s'esjoissoient.
(5) Élégant, mais trop loin du texte ;nule fois = "pas une seule fois".
(6) En français, "enjoué" et "joie" sont de la même famille. A éviter !
(7) (soi) déduire signifie "se divertir", "prendre du plaisir" !
(8) Peu heureux…
(9) Respectez l'ordre des vers : "D'une hauteur, qui était près de là, descendait…".
(10) Gardez les adjectifs ; je pensais à roide quand j'ai parlé d'adverbe, et le mot est d'ailleurs corrigé dans certains manuscrits. Dites : "abondante et rapide".
(11) Il faut un sujet
(12) Pourquoi cette répétition fâcheuse ?
TB pour "moins importante" et "étalée".
J'ai repris un à un les points que vous avez soulevés. Voici donc ma traduction, en espérant qu'elle soit la dernière! Je crois bien n'avoir jamais passé autant de temps sur une traduction de langue médiévale Oo
Je m’en vins alors tout seul, folâtrant et écoutant les oiselets qui se faisaient une grande joie de chanter et ne se reposaient pas une seule fois. Allègre, gai et plein de joie, je me dirige vers une rivière que j’entends bruire en ce lieu-là, car je n’ai jamais eu meilleure occasion de me divertir que sur les bords de cette rivière. D’une hauteur qui était près de là, l’eau descendait abondante et rapide. L’eau était claire et aussi froide que celle d’un puits ou d’une fontaine, elle était moins importante que la Seine, mais plus étalée.
C'est bien.
Pour ce qui est du passage :
car je n’ai jamais eu meilleure occasion de me divertir que sur les bords de cette rivière.
"jamais" et "occasion" sont inutilement ajoutés.
"car je fus incapable de prendre un plaisir plus grand qu'au bord de cette rivière".
C'est une traduction qui serait destinée à l'oral ou à l'écrit ?
D'accord, c'est rectifié.
C'est une traduction destinée à l'écrit, elle rentre dans le cadre de l'épreuve de langue ancienne/stylistique/grammaire/didactique.
Je vous remercie pour le temps que vous avez pris pour m'aider à faire ce devoir. C'est très aimable de votre part!
Plus littéralement encore, et ça passe très bien :
"car je ne sus prendre un plaisir plus grand qu'au bord de cette rivière"