Ionesco, La Leçon, dernière scène

Entraide scolaire

4 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,
Je suis en 1er L et je comprends rien.
Je voulais vous demander si je vous pouvez m'aider ou donner des citations par rapport à mon plan. La dernière scène, le meurtre
I) un dénouement marqué par la domination
a) hypnose
b) dépendance de la victime et du meurtrier

Merci au revoir
Bonsoir.

Où est le texte ?
Pourrais-tu nous donner au moins la première réplique de cette scène ?
LE PROFESSEUR : Répétez, répétez : couteau … couteau … couteau …
L’ÉLÈVE : J’ai mal ma gorge, cou … ah mes épaules … mes seins … couteau …
LE PROFESSEUR : Couteau …couteau … couteau …
L’ÉLÈVE : Mes hanches … couteau … mes cuisses … cou …
LE PROFESSEUR : Prononcez bien … couteau … couteau …
L’ÉLÈVE : Couteau …ma gorge …
LE PROFESSEUR : Couteau … couteau …
L’ÉLÈVE : Couteau … mes épaules … mes bras, mes seins, mes hanches… couteau …
couteau …
LE PROFESSEUR : C’est ça. Vous prononcez bien, maintenant …
L’ÉLÈVE : Couteau … mes seins … mon ventre …
LE PROFESSEUR (changement de voix): Attention … ne cassez pas mes carreaux … Le couteau tue.
L’ÉLÈVE (d’une voix faible) : Oui, oui le couteau tue ?
LE PROFESSEUR (tue l’Élève d’un grand coup de couteau bien spectaculaire.): Aaah! tiens!
Elle crie aussi: « Aaah!» Puis tombe, s’affale en une attitude impudique sur une chaise qui, comme par hasard, se trouvait près de la fenêtre; ils crient: «Aaah!» en même temps, le meurtrier et la victime; après le premier coup de couteau, l’Élève est affalée sur la chaise; les jambes, très écartées, pendent des deux côtés de la chaise; le Professeur se tient debout, en face d’elle, le dos au public; après le premier coup de couteau, il frappe l’Élève morte d’un second coup de couteau, de bas en haut, à la suite duquel le Professeur a un soubresaut bien visible, de tout son corps.
LE PROFESSEUR (essoufflé, bredouille) Salope… C’est bien fait … Ça me fait du bien … Ah! Ah! je suis fatigué … j’ai de la peine à respirer … Aah!
Il respire difficilement; il tombe; heureusement une chaise est là ; il s’éponge le front, bredouille des mots incompréhensibles ; sa respiration se normalise … Il se relève, regarde son couteau à la main, regarde la jeune fille, puis comme s’il se réveillait :
(pris de panique) Qu’est-ce que j’ai fait ! Qu’est-ce qui va m’arriver maintenant !
Qu’est-ce qui va se passer ! Ah ! là ! là ! Malheur ! Mademoiselle, Mademoiselle …/…
Attention à la conclusion à laquelle tu vas aboutir.
Je me permets de copier un passage que j'avais écrit à propos d'une demande d'aide sur la pièce :

"[Il ne faut] jamais se demander ce que l'auteur a voulu montrer ; [il faut interroger le texte, le texte seul] et voir quels effets en découlent. C'est ainsi que l'auteur a conçu beaucoup de ses pièces. Pour la Leçon, il est parti d'une leçon d'arithmétique donnée à sa fille, comme dans la Cantatrice chauve il était parti du texte d'une célèbre méthode d'apprentissage des langues. Dans ses premières pièces, on compare souvent sa méthode de création avec celle d'un musicien : un thème, puis peu à peu une organisation du matériau sonore qui s'effectue selon ses lois propres, et non en fonction d'un message intellectuel, de quelque chose qu'il faudrait démontrer ou prouver."