Bonjour
Je suis une élève en première S et j'ai une question de corpus a rendre pour demain. Ce corpus se compose de 4 textes Rousseau, Montaigne les Essais, V Hugo et Jean de la Fontaine.
J 'ai très bien compris les textes de Rousseau et Montaigne mais je ne comprends pas du tout celui de V Hugo et La Fontaine.
je dois montrer en quoi l ecole est importante.
est ce que quelqu'un pourrait m 'expliquer ses deux textes svp ?
Victor hugo :
Je suis une élève en première S et j'ai une question de corpus a rendre pour demain. Ce corpus se compose de 4 textes Rousseau, Montaigne les Essais, V Hugo et Jean de la Fontaine.
J 'ai très bien compris les textes de Rousseau et Montaigne mais je ne comprends pas du tout celui de V Hugo et La Fontaine.
je dois montrer en quoi l ecole est importante.
est ce que quelqu'un pourrait m 'expliquer ses deux textes svp ?
Victor hugo :
Au siècle dernier, rêver la paix universelle faisait chasser un homme de l’Académie ; au siècle présent rêver la démocratie universelle fait chasser un homme de sa patrie ; l’homme étant dans le premier cas traité comme un fou, et dans le second comme un coupable. Ces persécutions infligées au progrès sont un des modes d’affirmation dont le genre humain dispose. L’auteur de cet écrit a dit quelque part : « tout ce qu’on fait pour la vérité et tout ce qu’on fait contre elle la sert également. »Voici celui de la Fontaine :
La civilisation modifiant son but, et commençant par l’homme au lieu de commencer par la nation ; la société conséquence de l’individu, et non plus l’individu dérivé de la société ; telle est la nation nouvelle. L’individu devenu la grande affaire, le citoyen au premier plan et la cité au second, la construction de l’homme d’abord, ayant pour résultante la construction de la société, ceci est le grand horizon inattendu. Tel citoyen, telle cité ; tel individu, telle société. De là la nécessité de faire l’homme bon. De là autour de l’enfance, germe d’un univers nouveau, tout un groupe d’institutions qui manquent aujourd’hui. Enseignement gratuit et obligatoire, assistance, égalité par l’éducation, liberté par la pensée, écoles, collèges, gymnases, ateliers, laboratoires, hygiène, développement de l’esprit, développement du corps, ouverture de l’intelligence, science de la santé, versement de lumière sur le petit être. La civilisation humaine, depuis six mille ans inattentive à ce qui l’attend et vivant chétivement au jour le jour, se réveille enfin, s’aperçoit que Demain existe, comprend que Demain est son maître, et se sent prise de cette préoccupation immense : l’enfant.
L’enfant, c’est-à-dire l’avenir.
De ceci, l’individu d’abord, la société ensuite, que résulte-t-il ? l’être de raison disparaît, l’abstraction s’évanouit, la fiction se dissout, l’état, encore à cette heure si monstrueusement disproportionné, se réduit à un centre communal. Le gouvernement n’est plus qu’une police, l’armée qu’une gendarmerie, l’administration qu’une voirie. Votre tigre est devenu votre chien.
L'Education
Laridon et César, frères dont l'origine
Venait de chiens fameux, beaux, bien faits et hardis,
A deux maîtres divers échus au temps jadis,
Hantaient, l'un les forêts, et l'autre la cuisine.
Ils avaient eu d'abord chacun un autre nom ;
Mais la diverse nourriture
Fortifiant en l'un cette heureuse nature,
En l'autre l'altérant, un certain marmiton
Nomma celui-ci Laridon :
Son frère, ayant couru mainte haute aventure,
Mis maint Cerf aux abois, maint Sanglier abattu,
Fut le premier César que la gent chienne ait eu.
On eut soin d'empêcher qu'une indigne maîtresse
Ne fit en ses enfants dégénérer son sang :
Laridon négligé témoignait sa tendresse
A l'objet le premier passant.
Il peupla tout de son engeance :
Tournebroches par lui rendus communs en France
Y font un corps à part, gens fuyants les hasards,
Peuple antipode des Césars.
On ne suit pas toujours ses aïeux ni son père :
Le peu de soin, le temps, tout fait qu'on dégénère :
Faute de cultiver la nature et ses dons,
O combien de Césars deviendront Laridons !



