Bien entendu on lit avec son corps

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour j'ai une dissertation sur une citation dans Le Bruissement de la langue, receuil d'essais écrits entre 1964 et 1980, publié en 1984, Roland Barthes affirme " bien entendu,on lit avec le corps". J'ai besoin d'aide parce que là je ne sais vraiment pas comment trouver un plan et une problématique sur ce sujet.
J'ai essayer d'opposer corps vs âme, esprit. Il y a aussi les 5 sens
"On": lecteur et auteur
"Lire": déchiffrer, lecture, lecteur asservie ou pas. Lire nécessite une bonne culture
Pertinence de la lecture [9]

1. Dans le champ de la lecture, il n'y a pas de pertinence d'objets : le verbe lire, apparemment bien plus transitif que le verbe parler, peut être saturé, catalysé, de mille compléments d'objets : je lis des textes, des images, des villes, des visages, des gestes, des scènes, etc. Ces objets sont si variés que je ne puis les unifier sous aucune catégorie substantielle ni même formelle ; je puis seulement leur trouver une unité intentionnelle : l'objet que je lis est seulement fondé par mon intention de lire : il est simplement : à lire, legendum, relevant d'une phénoménologie, non d'une sémiologie.

2. Dans le champ de la lecture – et c'est plus grave –, il n'y a pas non plus de pertinence de niveaux, il n'y a pas la possibilité de décrire des niveaux de lecture, parce qu'il n'y a pas la possibilité de clore la liste de ces niveaux. Certes, il y a une origine de la lecture graphique : c'est l'apprentissage des lettres, des mots écrits ; mais, d'une part, il y a des lectures sans apprentissage (les images) – du moins sans apprentissage technique, sinon culturel –, et, d'autre part, cette technè acquise, on ne sait où arrêter la profondeur et la dispersion de la lecture : à la saisie d'un sens? Quel sens? Dénoté? Connoté? Ce sont des artefacts, je dirai éthiques, puisque le sens dénoté tend à passer pour le sens simple, vrai, et à fonder une loi (combien d'hommes sont morts pour un sens?), tandis que la connotation permet (c'est son avantage moral) de poser un droit au sens multiple et de libérer la lecture : mais jusqu'où? À l'infini : il n'y a pas de contrainte structurale à clore la lecture : je puis aussi bien reculer à l'infini les limites du lisible, décider que tout est finalement lisible (si illisible que cela paraisse), mais aussi, à l'inverse, décider qu'au fond de tout texte, si lisible qu'il ait été conçu, il y a, il reste de l'illisible. Le savoir-lire peut être cerné, vérifié à son stade inaugural, mais il devient très vite sans fond, sans règles, sans degrés et sans terme.

Cette difficulté à trouver une pertinence, d'où fonder une Analyse cohérente de la lecture, nous pouvons penser que nous en sommes responsables, par manque de génie. Mais nous pouvons aussi supposer que l'im-pertinence est en quelque sorte congénitale à la lecture : quelque chose, statutairement, viendrait brouiller l'analyse des objets et des niveaux de lecture, et mettrait de la sorte en échec non seulement toute recherche d'une pertinence dans l'Analyse de la lecture, mais encore, peut-être, le concept même de pertinence (car la même aventure semble en passe d'arriver à la linguistique et à la narratologie). Ce quelque chose, je crois pouvoir le nommer (d'une façon au reste banale) : c'est le Désir. C'est parce que toute lecture est pénétrée du Désir (ou du Dégoût) que l'Anagnosologie [sa reconnaissance] est difficile, peut-être impossible – en tout cas qu'elle a chance de s'accomplir là où nous ne l'attendons pas, ou du moins pas exactement là où nous l'attendons : par tradition – récente – nous l'attendons du côté de la structure ; et nous avons sans doute en partie raison : toute lecture se passe à l'intérieur d'une structure (fût-elle multiple, ouverte) et non dans l'espace prétendument libre d'une prétendue spontanéité : il n'y a pas de lecture « naturelle », « sauvage » : la lecture ne déborde pas la structure ; elle lui est soumise : elle en a besoin, elle la respecte ; mais elle la pervertit. La lecture, ce serait le geste du corps (car bien entendu on lit avec son corps) qui d'un même mouvement pose et pervertit son ordre : un supplément intérieur de perversion.https://www.philo5.com/Les%20philosophes%20Textes/Barthes_LireEcrire.htm
Voici le plan que j'ai essayé de faire:

Problématique: Qu'est ce que lire?

I. La lecture comme geste du corps

A. Pertinence de la lecture

B. La lecture comme activité ludique, lire pour se cultiver

C. La lecture suppose à déchiffrer, à comprendre et à mobiliser ses sens

II. Mais, la lecture peut poser problème car on ne lit pas qu'avec son corps mais aussi avec son âme, son esprit


III. Tout lecture dépend de l'interprétation que le lecteur donne à l'oeuvre

A. La question de réception et de l'interprétation d'une oeuvre
B. Pacte de lecture
Bonjour,
Eh bien, je ne vois pas en quoi le plan proposé ci-dessus répond au sujet car bien entendu on lit avec son corps , sujet qui, entre parenthèses, me laisse sans voix. Je lis certes avec mes yeux, partie de mon corps nécessaire pour déchiffrer, avec mon toucher si je suis aveugle et que j’utilise du braille, mais avec mes doigts de pieds rarement.
Il faudrait peut-être se demander ce qui est ici en question.
Je pense que ce qui est remis en question ici ce sont les sens du lecteur, sa capacité à lire un texte
Lire le chapitre II : La place du corps
https://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/63564-corps-et-lecture-chez-roland-barthes.pdf
Bonsoir,
À vrai dire, je plaisantais.
J’ai lu Roland Barthes.
Barthes que l’on m’a fait lire à 19 ans et que je me suis efforcée de lire avec le plus grand sérieux, en étudiante sérieuse, m’a souvent paru bien sibyllin.
Et maintenant, c’est encore pire.
Désolée saidaliSiva…je dois reconnaître que je suis incapable de t’aider. Je ne sais pas traiter ce sujet.