Position du pronom adverbial "y"

Langue française

9 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour !

Je me permets de solliciter votre avis sur la place du Y dans la phrase suivante car j' hésite entre deux tournures.

Je regarde le miroir pour le plaisir d' y voir se refléter mon visage.
ou
Je regarde le miroir pour le plaisir de voir s' y refléter mon visage.

Les deux me sonnent bien à l' oreille. Sans le "se refléter" la question ne se pose pas, on dira le plaisir d' y voir mon visage. C' est d' ailleurs là que j' avais mis le Y avant qu' un doute apparaisse.
Pour la première, j'écrirais plutôt : Je regarde le miroir pour le plaisir d'y voir le reflet de mon visage.
La seconde me convient telle qu'elle est.
Merci paulang, donc selon toi la 2eme est plus pertinente.

J' ai omis de préciser le contexte de la phrase, c' est à l' intérieur d' une poésie, j' ai besoin de garder la tournure en l' état. D' ailleurs le miroir et le reflet sont des exemples. Ce qui me chagrine c' est :

1) d'y voir se refléter
2) de voir s'y refléter
ou même en allant plus loin
3) de voir se refléter
4) d' y voir s' y refléter

Est-ce que ces phrases sont grammaticalement justes ? Et pourquoi préférer l' une par rapport à l' autre ? :/
Les tournures sont correctes.
Mais la (3) ne renvoie à aucun lieu de reflet, et la (4) qui au contraire y renvoie deux fois, est un peu pléonastique bien sûr, mais cela peut créer un effet d'instance.
Quant à choisir… Choisis les sonorités qui te semblent les plus harmonieuses, en fonction des sonorités voisines. C'est un choix subjectif; difficile de choisir à ta place.

(1) Je regarde le miroir pour la joie d'y voir s'y refléter mon visage
, disait Narcisse.

= Je regarde le miroir pour la joie de voir dans celui-ci se refléter mon visage dans ce dernier, disait Narcisse.

==> Narcisse voit dans le miroir le reflet de son visage. Où voit-il ce reflet ? dans ce même miroir. (!)

Je ne dirais pas la phrase (1), ou alors il faudrait que je jouisse de la licence qui appartient au poète ou de la liberté dont bénéficie les grands écrivains. 🙂
Si je comprends bien, ta phrase (1) correspond en fait à la formulation (4) de Fredericc d'y voir s'y refléter.

Parce que je ne trouve rien à redire à sa formulation (1) d'y voir se refléter.
Toi non plus, je suppose ? 😉
Oui, elle correspond à d'y voir s'y refléter, que je considère comme pléonastique et que je n'écrirais pas.
Merci à vous.

Je vais garder d' y voir se refléter qui était ma première intention et qui me chante mieux à l' oreille. Même si à l' oral on peut entendre d' ivoire ou bien dit voir ! 🙂
Eh oui… Difficile en français d'éviter qu'on puisse "entendre" des homonymes.
Ce qui permet parfois de savoureux à-peu-près… ou des vers holorimes ! 😉

Étonnamment monotone et lasse
Est ton âme en mon automne, hélas !

(Louise de VILMORIN)