Trouver un plan à l’aide d’une problématique donnée.

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Alors je suis en 1re ES et j'ai un problème à trouver mon plan. On a étudié en cours trois textes qui sont "La Princesse de Clèves" de Mme de La Fayette, "Discours sur le bonheur" d'Emilie du Châtelet et "Sonnets" de Louise Labé. Pour chacun des textes, la prof nous a donné 3 problématiques différentes et nous devons trouver un plan détaillé mais je n'y arrive pas du tout et pourtant je comprends plus ou moins le texte.

Pour "La Princesse de Clèves" les problématiques sont : "En quoi la situation du personnage est-elle tragique?" "En quoi la Princesse de Clèves fait-elle preuve de force morale?" "Qu'est ce qui fait la force de conviction de ce discours?"

Pour "Discours sur le bonheur" les problématiques sont : "Qu'est ce qui fait la force de conviction de ce discours?" "En quoi cet extrait témoigne-t-il de l'esprit des Lumières?" "En quoi ce point de vue sur les passions est-il novateur?"

Pour "Sonnets" les problématiques sont : "En quoi l'amour est-il présenté comme une force négative?" "En quoi les antithèses expriment-elles les désordres amoureux?" "Comment Louise Labé exploite-t-elle les ressources de la poésie pour exprimer son trouble?"

Mon gros problème c'est vraiment de trouver les axes, donc si vous pouvez m'aider un peu ce serait super, merci.
Juste un conseil : dis-nous quels extraits sont concernés. La Princesse de Clèves est un roman entier, de quel extrait parles-tu ? Même question pour les autres.
Oui exact, j’aurais dû préciser les extraits. Alors il n’y a pas vraiment de titre spécifique pour chaque extrait mais pour “La Princesse de Clèves” c’est lorsqu’elle fait ses aveux au duc de Nemours et qu’elle finit par y renoncer, pour “Discours sur le Bonheur” c’est lorsqu’elle explique pourquoi les passions nous rendent heureux en comparant avec les moralistes classiques qui pensent le contraire et pour “Sonnets” je ne sais pas comment expliquer mais c’est là qu’elle explique ses sensations, ses émotions et ses pensées sur l’amour. Dans tous les cas, c’est des textes extraits de l’anthologie “Paroles de femmes”. J’espère que ça pourra vous éclairer.
Si pour chaque extrait tu nous donnais la première et la dernière phrase, cela nous éclairerait davantage.
Nous pourrions essayer ensuite de retrouver ces textes sur Internet.
J’aurais préféré envoyer une photo mais je ne crois pas que l’on puisse alors bon.

Alors pour “La Princesse de Clèves” : “je veux vous parler encore avec la même sincérité que j’ai déjà commencé, reprit-elle, et je vais passer par dessus toute la retenue et toutes les délicatesses que je devrais avoir dans une première conversation, mais je vous conjure de m’écouter sans m’interrompre. […] J’en aurais une douleur mortelle, et je ne serais pas même assurée de n’avoir point le malheur de la jalousie.”

Pour “Discours sur le Bonheur” : “Il faut, pour être heureux, s’être défait des préjugés, être vertueux, se bien porter, avoir des goûts et des passions, être susceptible d’illusions, car nous devons la plupart de nos plaisirs à l’illusion, et malheureux est celui qui la perd. […] C’est à nous de les faire servir à notre bonheur, et cela dépend souvent de nous.”

Pour “Sonnets” : “Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ; […] Il me remet en mon premier malheur.”
Pour "La Princesse de Clèves" les problématiques sont : "En quoi la situation du personnage est-elle tragique?" "En quoi la Princesse de Clèves fait-elle preuve de force morale?" "Qu'est ce qui fait la force de conviction de ce discours?"
Extrait de la Princesse de Clève :
Je veux vous parler encore avec la même sincérité que j’ai déjà commencé, reprit-elle, et je vais passer par-dessus toute la retenue et toutes les délicatesses que je devrais avoir dans une première conversation, mais je vous conjure de m’écouter sans m’interrompre.

« Je crois devoir à votre attachement la faible récompense de ne vous cacher aucun de mes sentiments, et de vous les laisser voir tels qu’ils sont. Ce sera apparemment la seule fois de ma vie que je me donnerai la liberté de vous les faire paraître ; néanmoins je ne saurais vous avouer, sans honte, que la certitude de n’être plus aimée de vous, comme je le suis, me paraît un si horrible malheur, que, quand je n’aurais point des raisons de devoir insurmontables, je doute si je pourrais me résoudre à m’exposer à ce malheur. Je sais que vous êtes libre, que je le suis, et que les choses sont d’une sorte que le public n’aurait peut-être pas sujet de vous blâmer, ni moi non plus, quand nous nous engagerions ensemble pour jamais. Mais les hommes conservent-ils de la passion dans ces engagements éternels ? Dois-je espérer un miracle en ma faveur et puis-je me mettre en état de voir certainement finir cette passion dont je ferais toute ma félicité ? Monsieur de Clèves était peut-être l’unique homme du monde capable de conserver de l’amour dans le mariage. Ma destinée n’a pas voulu que j’aie pu profiter de ce bonheur ; peut-être aussi que sa passion n’avait subsisté que parce qu’il n’en aurait pas trouvé en moi. Mais je n’aurais pas le même moyen de conserver la vôtre : je crois même que les obstacles ont fait votre constance. Vous en avez assez trouvé pour vous animer à vaincre ; et mes actions involontaires, ou les choses que le hasard vous a apprises, vous ont donné assez d’espérance pour ne vous pas rebuter.

Ah ! Madame, reprit monsieur de Nemours, je ne saurais garder le silence que vous m’imposez : vous me faites trop d’injustice, et vous me faites trop voir combien vous êtes éloignée d’être prévenue en ma faveur.

J’avoue, répondit-elle, que les passions peuvent me conduire ; mais elles ne sauraient m’aveugler. Rien ne me peut empêcher de connaître que vous êtes né avec toutes les dispositions pour la galanterie, et toutes les qualités qui sont propres à y donner des succès heureux. Vous avez déjà eu plusieurs passions, vous en auriez encore ; je ne ferais plus votre bonheur ; je vous verrais pour une autre comme vous auriez été pour moi. J’en aurais une douleur mortelle, et je ne serais pas même assurée de n’avoir point le malheur de la jalousie.
Pour "Discours sur le bonheur" les problématiques sont : "Qu'est ce qui fait la force de conviction de ce discours?" "En quoi cet extrait témoigne-t-il de l'esprit des Lumières?" "En quoi ce point de vue sur les passions est-il novateur?"
Extrait de "Discours sur le bonheur" :
Il faut, pour être heureux, s’être défait des préjugés, être vertueux, se bien porter,
avoir des goûts et des passions, être susceptible d’illusions, car nous devons la plupart
de nos plaisirs à l’illusion, et malheureux est celui qui la perd. Loin donc de chercher à la
faire disparaître par le flambeau de la raison, tâchons d’épaissir le vernis qu’elle met sur
la plupart des objets ; il leur est encore plus nécessaire que ne le sont à nos corps les
soins de la parure.
II faut commencer par se bien dire à soi-même et par se bien convaincre que nous
n'avons rien à faire dans ce monde qu'à nous y procurer des sensations et des
sentiments agréables. Les moralistes qui disent aux hommes : réprimez vos passions, et
maîtrisez vos désirs, si vous voulez être heureux, ne connaissent pas le chemin du
bonheur. On n'est heureux que par des goûts et des passions satisfaites ; je dis des
goûts, parce qu'on n'est pas toujours assez heureux pour avoir des passions, et qu'au
défaut des passions, il faut bien se contenter des goûts. Ce serait donc des passions qu'il
faudrait demander à Dieu, si on osait lui demander quelque chose et Le Nôtre avait
grande raison de demander au pape des tentations au lieu d’indulgences .
Mais, me dira-t-on, les passions ne font-elles pas plus de malheureux que d'heureux ?
Je n'ai pas la balance nécessaire pour peser en général le bien et le mal qu'elles ont faits
aux hommes ; mais il faut remarquer que les malheureux sont connus parce qu'ils ont
besoin des autres, qu'ils aiment à raconter leurs malheurs, qu'ils y cherchent des remèdes et du soulagement. Les gens heureux ne cherchent rien, et ne vont point avertir
les autres de leur bonheur ; les malheureux sont intéressants, les gens heureux sont
inconnus. […] On connaît donc bien plus l'amour par les malheurs qu'il cause, que par le
bonheur souvent obscur qu'il répand sur la vie des hommes. Mais supposons, pour un
moment, que les passions fassent plus de malheureux que d'heureux, je dis qu'elles
seraient encore à désirer, parce que c'est la condition sans laquelle on ne peut avoir de
grands plaisirs ; or, ce n'est la peine de vivre que pour avoir des sensations et des
sentiments agréables ; et plus les sentiments agréables sont vifs, plus on est heureux. Il
est donc à désirer d'être susceptible de passions, et je le répète encore : n'en a pas qui
veut. C’est à nous de les faire servir à notre bonheur, et cela dépend souvent de nous.
Pour Louise Labbé, les problématiques sont : "En quoi l'amour est-il présenté comme une force négative?" "En quoi les antithèses expriment-elles les désordres amoureux?" "Comment Louise Labé exploite-t-elle les ressources de la poésie pour exprimer son trouble ?"
Poème de Louise Labbé :
Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;
J'ai chaud extrême en endurant froidure :
La vie m'est et trop molle et trop dure.
J'ai grands ennuis entremêlés de joie.

Tout à un coup je ris et je larmoie,
Et en plaisir maint grief tourment j'endure ;
Mon bien s'en va, et à jamais il dure ;
Tout en un coup je sèche et je verdoie.

Ainsi Amour inconstamment me mène ;
Et, quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.

Puis, quand je crois ma joie être certaine,
Et être au haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur.
Oui voilà ce sont ceux-là
J'ai rajouté ce que tu appelles "les problématiques", et qui ne sont en fait que des questions.
As-tu commencé déjà à prendre des notes pour essayer d'y répondre ?
Ce sont bien des problématiques, du moins c'est ma prof qui le dit. Oui j'ai prit des notes pour chaque problématique de chaque texte. En fait, j'y ai totalement répondu, avec les différents procédés etc. C'est justement le plan que je n'arrive pas, j'ai vraiment du mal à trouver les axes malgré que j'ai tous les éléments pour le faire.
Bonjour,

Ce n'est pas très compliqué.
Tu prends une des questions comme problématique et tu te sers des autres comme axes.

Exemple

Pour "Discours sur le bonheur" les problématiques sont : "Qu'est ce qui fait la force de conviction de ce discours?" "En quoi cet extrait témoigne-t-il de l'esprit des Lumières?" "En quoi ce point de vue sur les passions est-il novateur?"

Problématique :
"Qu'est ce qui fait la force de conviction de ce discours?"
Axes
Un témoignage de l'esprit des Lumières
Un point de vue sur les passions novateur

Ou
"En quoi cet extrait témoigne-t-il de l'esprit des Lumières?"
Un point de vue sur les passions novateur
La force de conviction du discours

Certaines combinaisons seront peut-être plus pertinentes que d'autres.
Merci beaucoup, je vais essayer de faire comme ça. Et en sous-partie alors que devrais-je mettre?
Bonjour,

Les résultats précis de ton analyse

Par exemple

"Qu'est ce qui fait la force de conviction de ce discours?"
Axes
Un témoignage de l'esprit des Lumières
- recours à l'expérience,
- méfiance à l'égard des vérités révélées, en particulier dans les religions…
Un point de vue sur les passions novateur
- défiance surprenante à l'égard de la raison
- la passion produit le plaisir plutôt que le malheur (en opposition aux enseignements des moralistes du Grand Siècle)…

C'est à toi de compléter Par tes propres observations.