Bonjour, je souhaite vous faire part d'un problème que je rencontre dans la redaction de mon corpus qui composé de 4 textes:
-"Pour moi donc j'aime la vie" Montaigne
-"Le philosophe scythe" de Jean de la Fontaine
- Le chapitre XXX de Candide écrit par Voltaire
- Discours sur la misère de Victor Hugo
Montaigne:
La question étant:
Dans quelle mesure les textes du corpus contribuent-ils à la quête du bonheur ?
Le problème que je rencontre dans ce corpus est l'interprétation "Dans quelle mesure" ce qui me met en difficulté dans la recherches de mes idées directrices et le développement du corpus et j'ai l appréhension de faire un hors-sujet à cause de ça…
Mes recherches se portent sur ça:
Idée directrice: Interprétation du bonheur
. Montaigne Voltaire et Jean de la Fontaine: textes basés chacun sur une vision philosophique
. Victor Hugo: vision personnelle
Idée directrice 2: vision du bonheur
. Victor Hugo et Montaigne > argumentation direct a travers un essai et discours pour partager leur vision
. Jean de la Fontaine et Voltaire > argumentation indirecte à travers un apologue basé sur un schéma narratif pour partager leur vision
-"Pour moi donc j'aime la vie" Montaigne
-"Le philosophe scythe" de Jean de la Fontaine
- Le chapitre XXX de Candide écrit par Voltaire
- Discours sur la misère de Victor Hugo
Montaigne:
Ce sont gens qui passent vraiment leur temps; ils outrepassent le présent et ce qu'ils possèdent, pour servir à l'espérance et pour des ombrages et vaines images que la fantaisie leur met devant,Le Philosophe Scythe
Semblables à ces fantômes qui voltigent, dit-on, après la mort
Ou à ces songes qui trompent nos sens endormis,
Lesquelles hâtent et allongent leur fuite à même qu'on les suit. Le fruit et but de leur poursuite, c'est poursuivre, comme Alexandre disait que la fin de son travail, c'était travailler,
Croyant n'avoir rien fait tant que quelque chose restait à faire.
Pour moi donc, j'aime la vie et la cultive telle qu'il a plu à Dieu de nous l'octroyer. Je ne vais pas désirant que soit supprimée la nécessité de boire et de manger, et me semblerait faillir non moins excusablement de désirer qu'elle l'eût double (" Le sage recherche avec beaucoup d'avidité les richesses naturelles"), ni que nous nous sustentissions mettant seulement en la bouche un peu de cette drogue par laquelle Epiménide se privait d'appétit et se maintenait ni qu'on produisît stupidement des enfants par les doigts ou les talons, mais, parlant en révérence, plutôt qu'on les produise encore voluptueusement par les doigts et par les talons, ni que le corps fût sans désir et sans chatouillement. Ce sont plaintes ingrates et iniques. J'accepte de bon cœur et reconnaissant ce que nature a fait pour moi, et m'en agrée et m'en loue. On fait du tort à ce grand tout puissant donneur de refuser ce don, l'annuler et défigurer. Tout bon, il a fait tout bon. « Tout ce qui est selon la nature est digne d'estime.
Un philosophe austère, et né dans la Scythie,Excipit de candide
Se proposant de suivre une plus douce vie,
Voyagea chez les Grecs, et vit en certains lieux
Un Sage assez semblable au vieillard de Virgile,
Homme égalant les Rois, homme approchant des Dieux,
Et comme ces derniers, satisfait et tranquille.
Son bonheur consistait aux beautés d’un jardin.
Le Scythe l’y trouva, qui la serpe à la main,
De ses arbres à fruit retranchait l’inutile,
Ebranchait, émondait, ôtait ceci, cela,
Corrigeant partout la nature,
Excessive à payer ses soins avec usure.
Le Scythe alors lui demanda
Pourquoi cette ruine ? Etait-il d’homme sage
De mutiler ainsi ces pauvres habitants ?
Quittez-moi votre serpe, instrument de dommage.
Laissez agir la faux du temps :
Ils iront assez tôt border le noir rivage.
J’ôte le superflu, dit l’autre, et l’abattant,
Le reste en profite d’autant.
Le Scythe, retourné dans sa triste demeure,
Prend la serpe à son tour, coupe et taille à toute heure,
Conseille à ses voisins, prescrit à ses amis
Un universel abattis.
Il ôte de chez lui les branches les plus belles,
Il tronque son verger contre toute raison,
Sans observer temps ni saison,
Lunes ni vieilles ni nouvelles.
Tout languit et tout meurt. Ce Scythe exprime bien
Un indiscret stoïcien ;
Celui-ci retranche de l’âme
Désirs et passions, le bon et le mauvais,
Jusqu’aux plus innocents souhaits.
Contre de telles gens, quant à moi, je réclame.
Ils ôtent à nos coeurs le principal ressort :
Ils font cesser de vivre avant que l’on soit mort.
Vous n'avez rien fait, j'insiste sur ce point, tant que l'ordre matériel raffermi n'a point pour base l'ordre moral consolidé ! (Très-bien ! très-bien ! – Vive et unanime adhésion.) Vous n'avez rien fait tant que le peuple souffre ! (Bravos à gauche.) Vous n'avez rien fait tant qu'il y a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère ! Vous n'avez rien fait, tant que ceux qui sont dans la force de l'âge et qui travaillent peuvent être sans pain ! tant que ceux qui sont vieux et qui ont travaillé peuvent être sans asile ! tant que l'usure dévore nos campagnes, tant qu'on meurt de faim dans nos villes (Mouvement prolongé), tant qu'il n'y a pas des lois fraternelles, des lois évangéliques qui viennent de toutes parts en aide aux pauvres familles honnêtes, aux bons paysans, aux bons ouvriers, aux gens de cœur ! (Acclamation.) Vous n'avez rien fait, tant que l'esprit de révolution a pour auxiliaire la souffrance publique ! vous n'avez rien fait, rien fait, tant que dans cette œuvre de destruction et de ténèbres, qui se continue souterrainement, l'homme méchant a pour collaborateur fatal l'homme malheureux. !Discours de Victor Hugo:
Vous le voyez, messieurs, je le répète en terminant, ce n'est pas seulement à votre générosité que je m'adresse, c'est à votre sagesse, et je vous conjure d'y réfléchir. Messieurs, songez-y, c'est l'anarchie qui ouvre les abîmes, mais c'est la misère qui les creuse. (C'est vrai ! c'est vrai !) Vous avez fait des lois contre l'anarchie, faites maintenant des lois contre la misère ! (Mouvement prolongé sur tous les bancs. - L'orateur descend de la tribune et reçoit les félicitations de ses collègues.)"
Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société tout entière ; que je m'en sens, moi, qui parle, complice et solidaire (Mouvement), et que de tels faits ne sont pas seulement des torts envers l'homme, que ce sont des crimes envers Dieu ! (Sensation prolongée.)
Voilà pourquoi je suis pénétré, voilà pourquoi je voudrais pénétrer tous ceux qui m'écoutent de la haute importance de la proposition qui vous est soumise. Ce n'est qu'un premier pas, mais il est décisif. Je voudrais que cette assemblée, majorité et minorité, n'importe, je ne connais pas, moi, de majorité et de minorité en de telles questions ; je voudrais que cette assemblée n'eût qu'une seule âme pour marcher à ce grand but magnifique, à ce but sublime, l'abolition de la misère ! (Bravo ! – Applaudissements.) […]
Vous n'avez rien fait, j'insiste sur ce point, tant que l'ordre matériel raffermi n'a point pour base l'ordre moral consolidé ! (Très-bien ! très-bien ! – Vive et unanime adhésion.) Vous n'avez rien fait tant que le peuple souffre ! (Bravos à gauche.) Vous n'avez rien fait tant qu'il y a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère ! Vous n'avez rien fait, tant que ceux qui sont dans la force de l'âge et qui travaillent peuvent être sans pain ! tant que ceux qui sont vieux et qui ont travaillé peuvent être sans asile ! tant que l'usure dévore nos campagnes, tant qu'on meurt de faim dans nos villes (Mouvement prolongé), tant qu'il n'y a pas des lois fraternelles, des lois évangéliques qui viennent de toutes parts en aide aux pauvres familles honnêtes, aux bons paysans, aux bons ouvriers, aux gens de cœur ! (Acclamation.) Vous n'avez rien fait, tant que l'esprit de révolution a pour auxiliaire la souffrance publique ! vous n'avez rien fait, rien fait, tant que dans cette œuvre de destruction et de ténèbres, qui se continue souterrainement, l'homme méchant a pour collaborateur fatal l'homme malheureux. !
Vous le voyez, messieurs, je le répète en terminant, ce n'est pas seulement à votre générosité que je m'adresse, c'est à votre sagesse, et je vous conjure d'y réfléchir. Messieurs, songez-y, c'est l'anarchie qui ouvre les abîmes, mais c'est la misère qui les creuse. (C'est vrai ! c'est vrai !) Vous avez fait des lois contre l'anarchie, faites maintenant des lois contre la misère ! (Mouvement prolongé sur tous les bancs. - L'orateur descend de la tribune et reçoit les félicitations de ses collègues.)"
La question étant:
Dans quelle mesure les textes du corpus contribuent-ils à la quête du bonheur ?
Le problème que je rencontre dans ce corpus est l'interprétation "Dans quelle mesure" ce qui me met en difficulté dans la recherches de mes idées directrices et le développement du corpus et j'ai l appréhension de faire un hors-sujet à cause de ça…
Mes recherches se portent sur ça:
Idée directrice: Interprétation du bonheur
. Montaigne Voltaire et Jean de la Fontaine: textes basés chacun sur une vision philosophique
. Victor Hugo: vision personnelle
Idée directrice 2: vision du bonheur
. Victor Hugo et Montaigne > argumentation direct a travers un essai et discours pour partager leur vision
. Jean de la Fontaine et Voltaire > argumentation indirecte à travers un apologue basé sur un schéma narratif pour partager leur vision



