Transformer un texte de Chateaubriand en poème

Entraide scolaire

25 réponses · Page 2 / 2

je viens de regarder l'enoncé et c'est indiqué alexandrins et/ou decasyllabes 🙂

concernant les rimes pouvez vous m'aider ? lesquelles ne sont pas bonnes je ne vois pas ….
Pouvez vous m'aider pour la dernière phrase ?
Merci beaucoup
J'ai expliqué pourquoi, si l'on suit strictement les règles classiques, certaines de tes rimes ne sont pas bonnes (singulier rimant avec pluriel).
nepenthes a écrit :
comme feuilles mortes au vent tourbillonnent (10)
= 11 syllabes car on doit prononcer mor-te-zau-vent
Très moyen. L'absence d'article est artificielle ici.


L'écho de mon coeur solitaire résonne (10)
= 11 syllabes car on doit prononcer so-li-tai-re-ré-zonne
AB.

comme un chant de la na//ture dans l'espace temps (12)
Ça fait bien 12, mais l'alexandrin classique a une césure à l'hémistiche (après les six première syllabes) ; or le premier hémistiche finit au milieu d'un mot.
Très très mauvais à cause de "espace temps".


c'est une chance appréciée on le peint vainement (12)
= 13 syllabes : u-ne-chan-sa-ppré-ciée
Incompréhensible.


- Essaie de n'écrire que des alexandrins correctement césurés :
Ex J'aime à me promener // dans les bois solitaires (1-2-3-4-5-6 // 7-8-9-10-11-12)

- Le e dit "muet" se prononce devant une consonne.
Bonjour,
Je te propose de considérer quatre parties dans ce texte, et d'y faire correspondre à chaque fois un quatrain.
c'est un peu mathématique, mais je ne vois pas comment on peut faire autrement pour ne pas trop trahir ce que dit Chateaubriand.
Bien que, je le répète, l'exercice me semble difficile et vain. Mais si c'est la mode de torturer les élèves de seconde…

I."Mais comment exprimer cette foule de sensations fugitives, que j'éprouvais dans mes promenades ? Les sons que rendent les passions dans le vide d'un coeur solitaire ressemblent au murmure que les vents et les eaux font entendre dans le silence d'un désert ; on en jouit, mais on ne peut les peindre.

Outre les remarques déjà formulées, pour ce premier passage, à mon humble avis, trois idées à exprimer dans ton premier quatrain et qui n'apparaissent pas dans ce que tu as écrit :
1. La difficulté à traduire en mots des sensations…
2… Eprouvées lors de promenades. C'est important. L'auteur n'est pas assis à un bureau, il erre, agité, à travers la campagne. C'est le propre du héros romantique.
2. La comparaison entre l'humain et la nature. La référence à la nature est essentielle. romantisme encore.

II. L'automne me surprit au milieu de ces incertitudes : j'entrai avec ravissement dans les mois des tempêtes.
De la réflexion "philosophique ou sentimentale, on passe au récit.
L'auteur y évoque ses goûts paradoxaux (?) peut-être…Pas forcément. on peut aimer se faire malmener par la tempête comme un marin affrontant le cap Horn.

III. Tantôt j'aurais voulu être un de ces guerriers errant au milieu des vents, des nuages et des fantômes, tantôt j'enviais jusqu'au sort du pâtre que je voyais réchauffer ses mains à l'humble feu de broussailles qu'il avait allumé au coin d'un bois. J'écoutais ses chants mélancoliques, qui me rappelaient que dans tout pays le chant naturel de l'homme est triste, lors même qu'il exprime le bonheur.
L'état d'esprit contradictoire, exprimé avec une sorte d'enthousiasme au début, puis l'attirance vers la mélancolie. romantisme toujours.

IV. Notre coeur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes, et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs.
On en revient au début, la difficulté à communiquer ses sentiments. Ne pas omettre la comparaison avec un instrument de musique brisé, ou plutôt la métaphore.
Bonjour et merci beaucoup pour votre aide. 🙂