Transformer un texte de Chateaubriand en poème

Entraide scolaire

25 réponses · Page 1 / 2

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Je dois transformer le texte de chateaubriand ci dessous en poésie de 4 quatrains et comportant des alexandrins ou décasyllabes.
Je peux sectionner certaines phrases ou enlever certains mots. Cela doit rester lyrique et il doit y avoir des figures de styles. Je bloque….pouvez vous m'aider ? merci
"Mais comment exprimer cette foule de sensations fugitives, que j'éprouvais dans mes promenades ? Les sons que rendent les passions dans le vide d'un coeur solitaire ressemblent au murmure que les vents et les eaux font entendre dans le silence d'un désert ; on en jouit, mais on ne peut les peindre.

L'automne me surprit au milieu de ces incertitudes : j'entrai avec ravissement dans les mois des tempêtes. Tantôt j'aurais voulu être un de ces guerriers errant au milieu des vents, des nuages et des fantômes, tantôt j'enviais jusqu'au sort du pâtre que je voyais réchauffer ses mains à l'humble feu de broussailles qu'il avait allumé au coin d'un bois. J'écoutais ses chants mélancoliques, qui me rappelaient que dans tout pays le chant naturel de l'homme est triste, lors même qu'il exprime le bonheur. Notre coeur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes, et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs."
Bonjour.

C'est vrai que ce n'est pas trop facile…
Mais essaie de proposer d'abord un petit début de travail, nous essaierons ensuite de l'améliorer ensemble.
Merci pour votre réponse.
Je commencerais par :

Mais comment exprimer cette foule
De sensations fugitives que j'éprouvais (j'enlèverai "dans mes promenades")
Les sons que rendent les passions dans le vide
d'un coeur solitaire ressemblent au murmure ( je crois qu'il y a 13 syllabes :/ )

Que les vents et les eaux font entendre
Dans le silence d'un désert ; on en jouit,
mais on ne peut les peindre (je n'arrive pas à 10 syllabes 😞 dans ce vers )
Bonjour,
Cela m'étonnerait que l'on attende seulement de toi que tu recopies la prose éminemment poétique de Chateaubriand sous forme de vers sans rien y changer. Un travail de copie me paraît peu correspondre à l'entraînement au sujet d'invention (Dans quelle classe es-tu ?)
Si tu es au au lycée, ce que tu as écrit me paraît insuffisant du point de vue de la recherche.
De plus, c'est bien beau d'enlever mes promenades, mais ce mot est quand même essentiel dans le texte.
Ce sont ses errances dans la nature qui permettent à l'écrivain d'éprouver ces sensations indescriptibles.
Je crois que comme il est dit dans la consigne, tu dois transformer tout en conservant le sens.
Promenades d'automne et rêves romantiques
Un cœur bien solitaire instrument incomplet
Ressemble à cette lyre aux vieux accents lyriques
Mais elle a fui la joie et ses sons de fausset.

L'automne et ses broussailles amènent la tempête
On réchauffe ses mains aux flammes du brasier
Le vent les nuages tournent bien dans ma tête
Je ressemble au fantôme ou à un vieux guerrier.
Ah, je me doutais bien que Floreale allait tenter quelque chose ! 😉


Pour la diction et la scansion, plutôt Les nuages le vent tournent bien dans ma tête
Floréale est poète, moi non.

Mais j'imagine que j'ai ce devoir à faire.
Je raisonne en scientifique. Je suis en première S.
Il faut que je rende tout (ou à peu près tout faut pas pousser quand même…) ce que dit Chateaubriand.
Déjà si je considère les premières lignes, je note deux hexasyllabes et deux octosyllabes. Manque de bol, à première vue pas d'alexandrins, et pourtant cela sonne comme de la poésie, tout de même, des vers libres.

Mais comment exprimer (6)
cette foule de sensations fugitives, (11)
que j'éprouvais dans mes promenades ? (9)
Les sons que rendent les passions (8)
dans le vide d'un coeur solitaire (9)
ressemblent au murmure (6)
que les vents et les eaux font entendre (9)
dans le silence d'un désert ; (8)
on en jouit, (4)
mais on ne peut les peindre. (6)

…et voilà qu'il me faut pondre des quatrains (quatre … en alexandrins)
Je tente un premier quatrain, je me lance dans le vide…

Mettre en en couleurs les mille sentiments fugaces
Qui assaillaient ma solitaire errance, comment ?
Ecoutez le murmure du vent dans l'espace !
C'est bonheur de l'ouïr, on le peint vainement.
Pour la diction et la scansion, plutôt Les nuages le vent tournent bien dans ma tête…
Pour Jehan
OK. On partage les droits d'auteur. 20%/80% 🙂
En l'occurrence, je me contenterai de 1 % ! 😉
J'admire, floréale, mais il ne faudrait pas que l'élève n'ait plus qu'à recopier… 🙂
Il lui reste encore deux quatrains à écrire, au malheureux élève, et comme l'exercice de tordre et de déformer la prose poétique de Chateaubriand en des formes figées est en lui-même condamnable, je ne vois pas pourquoi la copie devrait l'être. 🙂
C'est drôle, du reste, on ne peut pas dire que Chateaubriand ne soit pas "inspiré" ni que sa prose ne soit pas poétique, et pourtant, il avouait qu'il ne pouvait pas écrire de la poésie et il n'a rien laissé en vers (je crois, à vérifier). La poésie ne serait-elle alors qu'une question de mètres et de rimes ? Je ne le crois pas.
Et c'est ce qui fait la difficulté du sujet, car ce texte, s'il est incontestablement "poétique", n'est pas un poème : sa fonction est tout autre, d'où l'extrême difficulté de l'exercice.
Absolument d'accord avec toi. Ce type d'exercice est très difficile;
Chateaubriand a écrit des poèmes, mais je ne les connais pas.
Ah ! bon ? Je croyais qu'il regrettait de ne pas avoir fait de poésie, mais j'avoue le connaître assez mal.
Quelques poèmes de Chateaubriand :
https://www.bonjourpoesie.fr/lesgrandsclassiques//lesgrandsclassiques/poemes/francois_rene_de_chateaubriand/francois_rene_de_chateaubriand.html
Bonjour,

Merci à tous pour votre grande aide.
Je suis en classe de seconde.
Je travaille sur vos propositions cet après-midi.
Je vous fais un compte rendu en fin de journée sur mon travail.
Encore merci.
Merci Jehan. On ne peut pas tout connaître !
bon j'ai eu beaucoup de mal…je ne sais pas si cela est bon.
J'ai repris juste quelques points de vos réponses.
Par contre je pense qu'il n'y a pas assez de figures de style, les rimes c'est ok ? les syllabes ?

comme feuilles mortes au vent tourbillonnent (10)
L'écho de mon coeur solitaire résonne (10)
comme un chant de la nature dans l'espace temps (12)
c'est une chance appréciée on le peint vainement (12)

L'automne m'amène ces fragilités (10)
j'aborde avec enchantement la froideur (10)
je m'apparentai au fantôme ou guerroyeur (12)
ou pâtre chauffant ses mains au brasier (10)

j'entendais ses éloges pessimistes (10)
m'évoquant dans le total l'equateur (10)
le chant naturellement mélancolique, triste, (12)
De l'humain mais affirmait le bonheur (10)

un coeur bien solitaire instrument incomplet (12)
Ressemble à cette lyre ébréchée au fil du temps (12)

ensuite je n'arrive pas à faire la dernière phrase du texte "et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs."
Les rimes ne sont pas bonnes et il manque des syllabes pour arriver aux alexandrins.
Oui, il fallait, je suppose, que tout soit en alexandrins ou que tout soit en décasyllabes.
Pas un mélange des deux.

Quant aux rimes, il ne me semble pas qu'il y ait eu de disposition imposée.
Mais c'est vrai qu'elles ne sont pas bonnes si l'on s'en tient strictement aux règles classiques : on ne doit pas faire rimer un mot au pluriel avec un mot au singulier…