De prépa MP à hypokhâgne

La filière littéraire

45 réponses · Page 2 / 3

Bonjour,

Quand j'étais au collège, il y avait une initiation obligatoire au latin, puis, en quatrième et en troisième, le latin était facultatif.
Ensuite, au lycée, les classes étaient différenciées dès la seconde, c'est-à-dire qu'il y avait à l'époque une seconde littéraire et une seconde "scientifique". J'étais en seconde scientifique. (Le terme "scientifique" me gêne beaucoup car je trouve que l'histoire, la philo ou le grec sont des sciences tout autant que les maths et la physique.) Toujours est-il que dans la seconde scientifique, il y avait 5 heures de maths par semaine et que ça paraissait beaucoup à nombre d'élèves ! Eh bien il y avait un cours facultatif de grec qui s'enseignait aussi à raison de 5 heures par semaine. C'était un cours commun aux élèves scientifiques et aux élèves littéraires. Très peu d'élèves le suivaient mais enfin il existait. J'en étais et je faisais donc autant de grec que de maths, ce qui peut paraître curieux. C'était un très bon cours.
Ensuite j'ai changé de ville et forcément de lycée ; le cours de grec de première était bien moins intéressant. La prof avait autant envie de montrer ses jolies jambes qu'enseigner le grec. Je m'y ennuyais. Et comme je voulais préparer le bac de français qui me faisait un peu peur, j'ai laissé tomber le grec à Pâques. Avec la prof que j'avais eue en seconde, je n'aurais pas laissé tomber.

Et j'ai des questions : cette initiation au latin était-elle obligatoire partout en France et y avait-il partout un cours de grec Si non, comment était-il décidé s'il y aurait du latin et du grec au programme et à quel rythme ?
Il se trouve que jusqu'à la seconde j'habitais dans une ville au patrimoine antique très important : Arles. Pour un prof intéressé par l'histoire, ça devait représenter un grand intérêt.
Cela a-t-il pu entrer en ligne de compte pour la décision d'enseigner le latin et le grec ?
J'ai l'impression que ce type de choix se fait en fonction de la politique de l'établissement (liée forcément à son bassin de recrutement et à sa réputation) et aussi de la disponibilité de professeurs qualifiés.

"De mon temps", si on était bon élève, on faisait obligatoirement du latin. Pour le grec, il fallait qu'il y ait un professeur. Mon frère en a fait, moi non.

Ceci dit tout cela a bien évolué et les matières scientifiques ont pris le dessus. Je vais faire hurler - mais, je prends mes précautions, je me bouche les oreilles - ce sont des filières à larges choix d'études et de professions, ce qui n'est pas le cas des filières littéraires, qui enferment.
Bonjour Perluète,

Que veux-tu dire par
"De mon temps", si on était bon élève, on faisait obligatoirement du latin. ?

Si on avait une moyenne supérieure à un seuil, il était obligé de faire du latin ???
Dans quelle classe ?
En fait, on pouvait ne pas faire de latin, mais c'était très mal considéré. On commençait en 6ème.
Pour ma part il n'y avait même pas assez d'élèves qui souhaitaient faire latin ou grec, donc ça n'était même plus proposé.
Je pense que c'est vraiment culturel. Ce premier collège était assez populaire, ce qui fait que même au niveau des langues on ne pouvait pas faire allemand. Anglais et espagnol, rien d'autre. Alors qu'ensuite j'ai été dans un privé et cette fois le choix a été un peu plus conséquent.
De fait, le lycée proposait le latin (grec je ne suis pas sûr), mais il devait y avoir une dizaine d'élèves, guère plus.
Je trouve cela vraiment dommage. J'ai découvert le latin cette année et j'aime beaucoup.
perluète a écrit : Ceci dit tout cela a bien évolué et les matières scientifiques ont pris le dessus. Je vais faire hurler - mais, je prends mes précautions, je me bouche les oreilles - ce sont des filières à larges choix d'études et de professions, ce qui n'est pas le cas des filières littéraires, qui enferment.
Personne n'a hurlé.

Il m'arrive parfois de dire à des jeunes gens français que, pour eux, la matière la plus importante est le français. Même s'ils n'aiment pas l'étudier. Ils pensent en effet que le français ne sert qu'à étudier des romans ou des poésies ou des pièces de théâtre, choses qui les ennuient (pas tous les jeunes, heureusement). Je leur fais remarquer que seul le français leur permet d'étudier les maths, l'histoire, l'anglais, le dessin, la musique (quand j'étais en sixième, j'avais un cours de musique ! nous avions tous une flûte), le sport, l'ébénisterie, la plomberie et les autres matières. C'est en français que les profs des différentes matières enseignent.
Par exemple, une mauvaise connaissance du français est un handicap pour étudier les maths et autres matières, ce qui surprend certains des jeunes à qui j'en parle.
La filière littéraire au lycée donne peut-être accès à moins de métiers que d'autres (je dis bien "peut-être", peut-être que oui, peut-être que non, je ne lance pas un débat là-dessus) mais la bonne connaissance du français est le savoir le plus important. Même pour ceux qui visent autre chose que le bac L.
Idem pour les Allemands avec l'allemand, les Norvégiens avec le norvégien…

(Quant à moi, j'ai eu de la chance : la langue française est la seule que je maîtrise et c'est justement en France que je suis né.)
Personne n'a hurlé.
Non, parce ce que dit Perluète est vrai en général.
Les matières scientifiques ont pris le dessus et les mathématiques par exemple sont devenus outil de sélection en première année de médecine.
mais la bonne connaissance du français est le savoir le plus important. Même pour ceux qui visent autre chose que le bac L.
Ce que tu dis, Hippocampe est également frappé au coin du bon sens.
Cependant, même les élèves qui visent le bac L ne sont pas ceux qui ont la meilleure connaissance du français.
Quand on commence à dévaloriser une discipline au profit d'autres, évidemment, c'est fâcheux.
Tu veux dire que si on faisait passer une épreuve de français identique à tous les élèves de terminale, une épreuve qui ne demanderait pas de connaître de nombreux livres ou auteurs (car je suppose que c'est tout de même en L qu'on étudie le plus la littérature) ce n'est pas en L qu'on trouverait la meilleure moyenne ?
Je ne peux pas me prononcer sur ce point, mais c'est bien possible.
Aujourd'hui, on retrouve en khâgne des élèves qui ont passé un bac S, tout en faisant du latin et/ou du grec, mais n'avaient pas de véritable vocation scientifique, et étaient plutôt polyvalents. Et en terminale L, à côté de vrais littéraires, des élèves se retrouvent dans cette série, parce qu'ils ont été refusés dans d'autres.
Ce que je dis là n'est pas original, il y a plus de trente ans qu'on a fait du bac C d'abord, S ensuite, celui qui ouvrait le plus de portes, et que l'on envoie en S les meilleurs élèves qui le demandent.
Il y a d'ailleurs plus de S que de L à faire du latin :
https://enseignement-latin.hypotheses.org/10366
Ils sont très intéressants, tes tableaux, Anne.

Ahh, le bac C, c'était le bon vieux temps (à l'époque il existait aussi le bac D, les élèves moyens en maths en seconde C allaient en première D, les bons allaient en première C. Je me demande quelles ont été les conséquences de la fusion des séries C et D en l'unique filière scientifique S.

Savez-vous quand ont été mises en place les bacs de l'époque : A, B, C, D, E ?
Ont-ils remplacé les bacs "philosophie", "sciences expérimentales" et "maths élémentaires" d'un coup ou y a-t-il eu entre les deux un autre système ?
https://fr.wikipedia.org/wiki/Baccalaur%C3%A9at_en_France#Baccalaur.C3.A9at_de_l.27enseignement_du_second_degr.C3.A9
Ouh là là! Je ne m'étais pas aperçue qu'il y avait autant de sous-sections… Comment font les élèves pour s'y retrouver? En plus, il ne doivent pas avoir le choix dans tous les lycées.

Ah, le tragique de "Math aima Tique et l'aime en terre"! 😉
Elle est bien bonne, Perluète, je ne l'avais jamais entendue nulle part.

Mais les élèves de maintenant ne doivent rien y comprendre.

À propos de mots amusants, quand j'étais en prépa nous avions pour le sport une sorte de sweat-shirt sur lequel était écrit,
si ma mémoire ne me trahit pas :
"Qui semper chiadet integret
Qui nunquam chiadet bene valet"

(Pour les gens qui n'ont jamais fait de latin :
"Qui chiade tout le temps intègre
Qui ne chiade jamais se porte bien")
Puisque cette conversation part dans tous les sens…
Ouh là là! Je ne m'étais pas aperçue qu'il y avait autant de sous-sections… Comment font les élèves pour s'y retrouver?
Je pense que, de fait, la complexité du système français (tant au lycée qu'après, avec ce double système grandes écoles / universités) est une source d'inégalité, parce que ceux qui s'y retrouvent ont soit bénéficié de profs qui ont su leur expliquer, soit viennent de milieux informés.
Hippocampe a écrit :Ils sont très intéressants, tes tableaux, Anne.

Ahh, le bac C, c'était le bon vieux temps (à l'époque il existait aussi le bac D, les élèves moyens en maths en seconde C allaient en première D, les bons allaient en première C. Je me demande quelles ont été les conséquences de la fusion des séries C et D en l'unique filière scientifique S.


Je suis de la même génération que toi Hippocampe. J'ai fait une seconde scientifique et après une première et une terminale littéraires. Dans mon lycée (privé), les latinistes étaient déjà plus nombreux dans les classes scientifiques que dans les littéraires. Les secondes scientifiques étaient classées en 3 catégories et les meilleurs élèves étaient en Seconde C3 qui regroupaient les latinistes. Il n'y avait qu'une seule élève qui faisait du grec et elle était en seconde littéraire. Le Bac C était le top, mais il fallait quand même s'accrocher pour l'obtenir et ne pas se retrouver en série D (qui n'était pas mal, mais considéré comme un sous bac C); le programme de maths en terminale C était autrement plus corsé que celui du bac S de nos jours (un de mes neveux a eu son bac S avec mention assez bien l'an dernier et n'était pourtant pas une lumière dans les matières scientifiques). C'est sans doute une des raisons pour lesquelles on avait quand même quelques bons élèves en littéraire, qui préféraient cette filière plutôt que s'accrocher à faire un bac C. J'ai aussi l'impression que les parents étaient moins regardants pour les filles que pour les garçons, même quand ces dernières avaient la capacité d'aller en C. De nos jours, ceux qui peuvent faire S choisissent presque systématiquement cette filière.

Je pense qu'il faudrait réformer ce système de séries, complexe et relativement rigide et de ce fait de moins en moins adapté aux exigences des études supérieures (en France comme à l'étranger).
J'ai lu que le ministre de l'éducation veut promouvoir les langues mortes au lycée, ce qui serait une très bonne chose; mais attendons de voir ce que ça donne…
Bonsoir Scipione,

Oui, Scipione, tu n’interviens pas souvent ici mais je me souviens que nous sommes du même millésime.

C'est une évidence, à mes yeux, qu'on ne fait que faire régresser le système méritocratique.

J'ai un ami qui a des enfants. Quand son aînée avait dans les quinze ans, il voulait comprendre le système scolaire actuel pour aider sa fille. Mon ami n'est pas débile mais lui et l'informatique, ça fait trois. Alors je me suis renseigné pour lui sur le sujet via Internet. Ce que j'ai trouvé m'a presque effaré.
Si un élève est d'évidence bon, il ira dans une filière générale. C’est simple a priori mais pourtant c’est déjà cafouilleux à cause de ces idioties d’options et de spécialités. Pourquoi demander à un élève de terminale S s’il veut un supplément de maths ou de physique ? Ça sert à quoi ? S’il va en maths sup, dès le premier jour, ces trucs à la con n’auront plus aucun intérêt, les maths et la physique seront enseignées à un niveau supérieur à ce qu’auront vu les élèves en terminale, qu’ils aient choisi telle ou telle option ou je ne sais quelles autres fantaisies. Ce qu’ils auront vu ou non en terminale sera balayé tout de suite. Je me souviens qu’en maths sup ou spé, les préliminaires de rentrée (« bonjour ♥, je vais faire l’appel » et ce genre de choses) duraient dix minutes. À la onzième minute, ça devenait difficile. Et tel ou tel chouïa vu en terminale n'y aurait rien changé.
Mais si un élève n’est pas d’évidence bon, ou moyen avec des chances de succès dans une des filières générales, alors il doit entrer dans la voie des classes technologiques ou dans celle des classes professionnelles. Et là on tombe dans un univers incompréhensible où seuls les parents profs ou CSP+ (comme on dit dans les sondages : catégories socio-professionnelles supérieures) peuvent comprendre quelque chose et en tirer le meilleur parti pour leurs enfants.

C’est une dégueulasserie qu’on fait aux enfants qui n’ont pas l’entourage leur permettant de s’orienter convenablement.

Pour moi, c’est un crime d’État.
Scipione a écrit : J'ai aussi l'impression que les parents étaient moins regardants pour les filles que pour les garçons, même quand ces dernières avaient la capacité d'aller en C.
Remarque : l’année où l’École polytechnique a ouvert ses portes aux filles, c’est justement une fille qui a été reçue major (Anne Chopinet).
Scipione a écrit : le programme de maths en terminale C était autrement plus corsé que celui du bac S de nos jours (un de mes neveux a eu son bac S avec mention assez bien l'an dernier et n'était pourtant pas une lumière dans les matières scientifiques)
Les mentions assez bien sont devenues très courantes et pas trop prestigieuses vu le nombre de mentions bien ou très bien.
À la demande d’une connaissance commune, j’ai donné un cours particulier de maths à un élève de première année de prépa commerciale à Henri IV. Henri IV est connu pour ses classes littéraires mais l’est sans doute moins pour ses classes commerciales.
L’élève disait qu’il voyait bien qu’il lui manquait en maths les bases qu’on voit au lycée. Alors qu’Il avait eu son bac ES avec 19,5 de moyenne !!!
Il était dans une classe réservée aux bacheliers ES (je ne sais pas si c'est important).

Il ne savait pas à quoi était égal (a+b)² ou a²-b², choses que j’avais apprises au collège.

19,5 de moyenne au bac !
Ça laisse rêveur.
Bonjour Médée87 !
J'arrive un peu après la bataille haha, et je ne sais pas si tu cherches encore des infos 🙂
Mon parcours est un peu similaire au tien, je suis entrée en hypokhâgne après une première année de prépa HEC. Je l'ai fait parce que je ne me voyais pas (et je ne me vois toujours pas) ailleurs qu'en philo, et je suis aujourd'hui dans une khâgne Ulm option philo. Et franchement je n'ai pas regretté mon choix une seule fois !
En tout cas si tu veux des infos concernant la prépa, les cours (passionnants!), l'ambiance (absolument géniale!), la réorientation etc je serais ravie d'en discuter avec toi 🙂
Bonjour Irene0.
Merci pour ta réponse et désolée de te répondre aussi tardivement je ne suis plus allée sur le forum depuis un certain temps.

Je suis ravie de savoir que tu as un profil similaire au mien, ça me rassure. Tout comme toi je me vois davantage dans la philo que dans les sciences de l'ingénieur.
Mon projet de réorientation a bien avancé depuis mon premier message sur ce forum. J'en ai parlé au CPE et aux professeurs hypokhâgne qui me soutiennent et m'accompagnent dans ma reorientation. J'irai d'ailleurs à la rentrée en immersion dans un cours de philo pour voir l'ambiance, j'ai hâte!

Pour ce qui est de l'option je suis intéressée par l'option philo. Pourrais tu me dire en quoi elle consiste? Il me semble que l'on y apprend à faire des commentaires de textes mais ton avis m'intéresse. J'envisage également de prendre la spécialité lettres classiques. C'est ma professeur de français de MPSI (qui est prof de grec en hk et kh) qui m'a proposée de coupler l'option philo et les lettres classiques car je suis également passionnée de grec ancien et de culture antique. Je sais que ça me fera une charge colossale de travail mais j'aurais déjà deux ans de classes prepa à mon effectif qui m'auront apportées efficacité et rigueur dans mon travail. En plus j'envisage après la prepa littéraire d'aller en fac donc autant en profiter pendant ces deux ans pour apprendre un maximum de choses!

J'aimerais savoir si le fait d'avoir été en prepa avant ton hypokhâgne t'a été bénéfique. Certains de mes camarades de classes disent que c'est dommage que je me reorientente parceque j'aurais perdu deux ans mais je pense plutôt que ça va me permettre d'arriver l'année prochaine avec une expérience de la prepa et une méthodologie qui me seront, j'espère, profitables.
J'aimerais aussi avoir des infos sur les colles. J'ai discuté avec les hk de mon lycée qui m'ont dit qu'ils avaient trois colles par matière sur l'année. J'ai trouvé que ça faisait peu. En MP j'ai deux à trois colles par semaine. Mais je pense que les colles en hk demandent une préparation plus intense d'où les trois colles par an par matière.

En tout cas n'hésite pas à me partager ton expérience et ce que tu fais en cours ça m'intéresse! Les hk de mon lycée m'ont dit qu'ils faisaient la poésie en français ça a l'air génial! 🙂


Médée
Et on est loin d'être des cas rares, j'ai vu passé des gens qui avaient fait une L1 (autre que des lettres), une première année de supérieur à l'étranger…

Pour l'option philo, je ne peux te parler que celle d'Ulm (je ne sais pas si ton lycée propose une khâgne Ulm ou Lyon). En Ulm ce sont 3h par semaine, sur un programme défini : un auteur mineur (une seule oeuvre pour l'écrit) et un auteur majeur (une œuvre pour l'écrit + plusieurs autres de ses œuvres boire toutes pour l'oral). Cette année nous avons Leibniz en majeur et James en mineur. Et effectivement, l'option n'est que commentaire de texte en Ulm. En Lyon il me semble qu'ils ont deux œuvres + 1 ou 2 thèmes, donc commentaire plus dissertation mais je n'en sais pas vraiment plus 🙂
Le souci en couplant les options en khâgne à mon avis c'est qu'elles vont se recouper :/ en Ulm les lettres classiques sont à 4h de grec + 4h de latin (tronc commun) + 2h d'histoire ancienne + 2h de thème latin (option). Mais les cours d'option (histoire ancienne et thème) tombent souvent en même temps que les cours d'option de philo. Et en cours commun nous avons 4h sur le programme d'écrit (la morale) et 2h dites d'oral (toutes les autres thématiques de la philo)
En Lyon, c'est 4h de grec + 4h de latin mais en option seulement. Mais je pense que tu auras le même problème : les heures d'option vont de recouper puisque ce n'est pas pensé pour qqn qui ferait 2 options.
Après si ce qui t'intéresse c'est que le grec, sache qu'une langue ancienne est obligatoire en Ulm à raison de 4h par semaine, et que les LC n'en font pas plus que nous. Donc pourquoi cumuler les 2 options si seul le grec t'intéresse ? 😉
En HK c'est différent, et il est possible de faire lettres classiques en HK puis plus en khâgne, d'ailleurs ça peut aider pour choisir stratégiquement si tu vises le concours de l'ENS 😉 Je ne sais pas si tu comptes passer les concours de l'enseignement après ? Mais en tout cas passer par l'ENS c'est vraiment un énorme plus

Pour ce qui est de l'avantage ou non : je suis arrivée avec l'avantage d'être sûre de ce que je voulais (beaucoup de mes camarades ne savent pas encore ce qu'ils veulent faire de leur vie après la khâgne), et ce qui m'a aidé ce n'est pas tant la prépa (mon année d'EC a été horrible, donc je n'en ai pas tiré grand chose) mais la rigueur mathématique 🙂 c'est un énorme avantage pour les dissertations mais aussi, de manière étonnante, pour les commentaires. Donc je pense que tu auras aussi cet avantage par rapport aux ''vrais'' L !

En HK, nous n'avions que 2 colles par matière par semestre (et 3 en langues). J'étais aussi à 2colles/semaine en EC, ça change ! Mais la préparation d'une colle en hypokhâgne demande beaucoup d'investissement… L'année dernière nous n'étions pas obligés de le faire en conditions d'oral, nous avions entre 1 semaine et 1 mois selon les matières pour préparer la colle. En khâgne c'est 1h de préparation pour 20min 😉

En français en HK nous avons fait un peu de tout 😉 on a commencé sur le Chevalier au lion, on a enchainé sur le Roman Comique, un peu de rhétorique, du théâtre avec Cinna et Les fausses confidences puis de la poésie 🙂 en philo pareil, un peu de tout. Elsa profs sont libres en HK donc ils font ce qu'ils veulent, et généralement ce qu'ils aiment 😉 en khâgne par contre c'est un peu différent, moins épanouissant. On vit concours, respire concours, lit concours… Exit la liberté intellectuelle de l'HK 😞
Hésite pas si tu as des questions ou si je suis confuse sur un point 😉 et bon courage pour ta reorientation et ta fin d'année !