De prépa MP à hypokhâgne

La filière littéraire

45 réponses · Page 1 / 3

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous.
Je suis étudiante en MP et j'aimerais savoir s'il est possible de me réorienter en hypokhâgne pour la rentrée prochaine. Théoriquement je sais que je peux, il faut passer par ABP et mes résultats au lycée étaient très bons (j'étais première dans les matières littéraires) donc j'ai mes chances. Après je me demande si c'est vraiment raisonnable de tout reprendre à zero.

Pour ce qui est de mes études, les sciences de l'ingénieur et l'informatique me déplaisent et j'ai de très mauvaises notes dans ces matières. Les maths et la physique me plaisent déjà plus (je trouve malgré tout là physique trop orientée vers les sciences de l'ingénieur). La physique théorique par exemple me passionne et l'idée d'utiliser les mathématiques pour décrire le monde m'émerveille. Je me suis ainsi rendue compte que ce qui me plaît dans les maths et la physique c'est leur côté philosophique…Je dévore les ouvrages d'epistemologie (en particulier Bachelard, Étienne Klein…) et je me suis même amusée à prolonger la philosphie de Kant sur le temps en utilisant les conséquences de la relativité générale.

Une autre de mes passions est le grec ancien que j'ai appris en autodidacte. Je me suis découvert un penchant pour la tragédie grecque et l'histoire de l'antiquité et je voue un culte à Jacqueline de Romily. 😂 D'ailleurs l'Odyssée est une de mes oeuvres au programme de français de cette année et j'en suis ravie! (Pour ce qui est du francais, l'année dernière j'étais troisième et je majorais les dissertations et les colles mais j'avais du mal pour le résumé j'étais aussi dans le top 10 en anglais et première en espagnol).
J'ai également une bonne base littéraire (que j'ai acquis par moi même là aussi). J'aime beaucoup le théâtre et l'opéra et j'ai lu beaucoup d'essais de philosphie que je complète à chaque fois avec mes connaissances scientifiques.
J'eprouve depuis l'année dernière déjà l'envie de faire des études littéraires et de faire du grec ma vocation. J'aimerais beaucoup me spécialiser dans la culture de l'antiquité en général et pourquoi pas devenir philosophe des sciences ce qui me permettrait de rejoindre les deux bouts en sciences et littérature.
En tout cas devenir ingénieur ne me plaît pas. Faire de la recherche me plairait déjà plus mais il y a peu de debouchés et il faut être dans les meilleurs pour espérer obtenir une thèse.

J'aimerais savoir donc si vous pensez que c'est raisonnable de ma part de vouloir faire ça et si j'ai mes chances de réussite en hypokhâgne sachant que je suis scientifique et que la plupart des étudiants viennent de L. J'aimerais aussi avoir des témoignages de personnes qui sont en hypokhâgne pour me donner une idée de l'ambiance et des cours. 😉
Merci d'avance à tous ceux qui prendront le temps de me lire, de me répondre et de me conseiller.
Bonjour,

Alors, oui, c'est possible, à la fois d'y rentrer et surtout, d'y réussir en venant de S. Je dirais même que le fait que tu sois déjà en prépa devrait t'aider en termes de méthodes et de discipline de travail. Ca arrive d'ailleurs régulièrement, ces changements de voie.

Ensuite, oui, tu sembles avoir un profil tel que tu pourrais t'épanouir en prépa littéraire. Donc je pense que c'est raisonnable d'y réfléchir.

Deux questions, cependant : la prépa littéraire dans quel but ? En effet, la recherche dans les matières littéraires est aussi moins aussi difficile que dans les matières scientifiques (sans doute même plus, parce que les fonds privés ne sont pas aussi conséquents, mais je n'en suis pas sûr), donc quel serait ton projet professionnel ? Préférerais-tu être professeur en grec plutôt qu'ingénieur ? Auquel cas, oui, tu as raison de changer de filière.
Autre question, veux-tu aller vers une A/L, ce qui te permettrait de t'enfoncer dans les lettres classiques, la philosophie, voire même le théâtre ? Ou préfères-tu aller vers une B/L qui, certes, te laissera moins de temps pour travailler les matières purement littéraires, mais te permettra de garder les mathématiques et t'ouvrira des débouchés plus importants ?

Comme tu vois, les deux questions sont liées !

Bon courage pour faire face à ces questions et au début d'année ! 🙂
Bonjour,
Artz t'a déjà donné un bon nombre de réponses.
Après je me demande si c'est vraiment raisonnable de tout reprendre à zero.
Pour ma part, je crois que ce n'est pas très raisonnable, même si cela est possible.
Il faut vraiment réfléchir au métier futur que tu aimerais faire.
Les maths et la physique me plaisent déjà plus (je trouve malgré tout là physique trop orientée vers les sciences de l'ingénieur). La physique théorique par exemple me passionne et l'idée d'utiliser les mathématiques pour décrire le monde m'émerveille.
Tu peux dire bye bye à tout ça en allant en hypokhâgne.
Il faut aussi savoir que le métier d'ingénieur a de multiples facettes, et offre une variété infinie de déclinaisons dont la recherche vers laquelle tu me sembles pencher.
Bref, réfléchis bien. 🙂
Pour continuer avec ce que dit Laoshi, la prépa MP n'offre pas que les écoles d'ingé comme débouchés !

Tu as aussi pour ce qui est plus théorique les ENS et l'Université…

Mais ce n'est pas une façon pour moi de te décourager à aller vers les lettres ! (Par contre, si tu veux faire de la recherche, c'est le parcours du combattant jusqu'au doctorat, et c'est encore pire pour entrer en fac… Je crois que la situation en sciences dures ou pratiques est un peu plus enviable.)
Merci à tous pour vos réponses!

Artz : merci pour les précisions. Idéalement j'aimerais aller vers une A/L. Ce qui me plaît vraiment (et de plus en plus) c'est la littérature et le grec. Et devenir professeur dans ces disciplines me plairait davantage que d'enseigner la physique (sauf à un très haut niveau, par exemple la physique quantique ou l'astrophysique mais très peu de postes sont disponibles et c'est réservé aux meilleurs). Et je préfère franchement galérer sur un cours d'histoire ou de français que sur des sciences de l'ingénieur…

Laoshi et mattlev : je sais que le métier d'ingénieur offre beaucoup de possibilités mais je ne me sens pas à ma place dans ce domaine j'ai ce sentiment étrange de ne pas être là où je devrais être et ce depuis l'année dernière déjà et plus le temps passe plus je souhaite me diriger vers les lettres… Et après rien ne m'empêche de continuer à lire des ouvrages de philosphie des sciences et à me tenir au courant de l'actualité scientifique. De plus il existe un master à l'université Paris 7 en histoire et philosphie des sciences qui dispense des cours pointus en physique quantique et en philosphie, ça me semble un bon compromis et il est possible d'y entrer en ayant fait des études scientifiques ou littéraires. Mon profil pourrait alors s'avérer intéressant si j'ai fait une prepa scientifique et une prepa littéraire après.
Je sais qu'il y a l'ENS mais c'est reservé aux meilleurs ce qui n'est pas mon cas. Et j'ai l'intention, ne voulant pas intégrer d'écoles d'ingé, d'aller en L3 de physique après ma MP mais subsiste toujoirs cette envie, voire ce regret, de ne pas étudier la littérature.

Pour la recherche je sais que c'est très difficile d'aboutir et d'avoir une thèse mais ça me plairait. En tout cas j'adorerai me plonger dans les auteurs de l'antiquité et pourquoi pas faire de la recherche dans ce domaine, tel Victor Berard cherchant les traces d'Ulysse, et analyser les grandes oeuvres qui ont résisté au passage du temps 🙂.

Mais effectivement tout ça reste à mediter et je suis ouverte à vos conseils et témoignages sur le sujet car je dois bien reconnaître que je suis un peu perdue… :/

Médée
Il y a des aspects concrets que nous n'avons pas (en gros, peux-tu te permettre financièrement de changer de voie ?), et qu'il faut que tu prennes en compte.

Une possibilité serait peut-être d'essayer de voir si tu peux intégrer des Masters de philosophie des sciences et d'épistémologie, par exemple. Bon, ça n'est pas tout à fait proche de la littérature, ça peut l'être du grec, en revanche, selon tes centres d'intérêt. Je ne sais pas dans quelle mesure c'est faisable, mais peut-être que la question mériterait d'être posée…
Et après rien ne m'empêche de continuer à lire des ouvrages de philosphie des sciences et à me tenir au courant de l'actualité scientifique.
Je crois que faire l'inverse est moins difficile.
Mais c'est un avis personnel et si tu veux te tourner vers de études littéraires, et si tu te sens prête pour ça, je ne vais pas aller à l'encontre de tes vœux. Je te renouvelle toutefois mon conseil de bien te renseigner sur les débouchés qui t'attendent au sortir des études que tu auras choisies.
Bonsoir Médée87,

1
Ce qui comptera dans ta vie, ce sera ta carrière professionnelle, bien plus que tes quelques années d'études.
Quand tu exerceras tel ou tel métier depuis dix ans, que penseras-tu de ce métier et que penseras-tu de tes hésitations de 2017 ?
Débrouille-toi, maintenant que tu es au printemps de ta vie, pour faire un choix qui te conviendra pour l'été et l'hiver. Ces deux dernières saisons dureront bien plus que le printemps.
Prends une balance, mets à gauche tes quelques années d'études et le bonheur (ou l'ennui) qui les accompagneront, mets à droite les trente ou quarante années de carrière qui t'attendent avec le bonheur (ou l'ennui) qui les accompagneront.
Et réfléchis.

2
Sache bien que quand on exerce du côté "scientifique", il est faisable de revenir vers les sciences humaines. Plus faisable en amateur qu'en professionnel, bien sûr, mais un peu quand même en professionnel. Un historien que j'aime bien est un ancien officier de la marine marchande.

Dans l'autre sens, c'est infaisable.
Tu parles de physique quantique. J'ai moi-même suivi une formation "scientifique".
Tu connais l'équation de Newton qui régit la mécanique classique, on l'étudie au lycée. Je l'ai étudiée, je m'en souviens et sais encore m'en servir (bien que je n'aie jamais eu à le faire).
L'équation qui régit la mécanique quantique est l'équation de Schrödinger (tu la trouveras dans Wikipédia). Je l'ai étudiée. Je ne sais plus la lire, je n'arrive même pas à la prononcer. Quant à savoir ce qu'elle veut dire…
Alors que je sais lire un livre sur Henri IV, bien sûr je le comprendrai moins bien que quelqu'un ayant étudié l'histoire mais je peux quand même le lire à mon niveau. Il se trouve même que je figure dans la liste des personnes remerciées, comme amateur, dans un livre d'histoire écrit récemment par un ancien d'Ulm. Alors que j'étais complètement nul en histoire à l'école. Je m'y suis intéressé avec l'âge.
Mais après des années d'études littéraires puis dix années de carrière littéraire, tu ne comprendras jamais l'équation de Schrödinger. À moins qu'on l'étudie maintenant en prépa ou que tu sois un génie.

Pense à mes paragraphes 1 et 2 pour faire ton choix.

3
Tu devrais lister les métiers où tu te sentirais bien. Ça t'aiderait à réfléchir. C'est ça qui compte.

4
Si tu es super-doué, tu peux aussi suivre deux formations totalement différentes à la fois. Jacques Attali a eu le bac scientifique avant d'aller en maths sup. Pendant sa maths sup, il a passé le bac littéraire ! Bon, par la suite il est sorti major de Polytechnique. J'ai bien dit "super-doué".
J'ai un copain, enfin je l'ai plutôt perdu de vue ces derniers temps, qui était assez bon en maths pour faire maths sup mais qui a préféré aller en khâgne. Il est entré à Ulm avec la philo en matière principale. Comme il était intéressé par la philo des sciences, et pour préparer je ne sais plus quel mémoire sur la logique, si je me souviens bien, il est allé faire un tour à la fac pour passer une licence d'informatique. Il est maintenant prof de philo à la Sorbonne.
Tu as parlé de la philo des sciences ; si tu es bon partout, tu peux t'intéresser à la scolarité de ces deux spécimens.
@Hippocampe


Il serait peut-être pertinent que tu accordes tous tes adjectifs et substantifs au féminin concernant Médée87 ; )
En tout le message, lui, est fort pertinent.
Et j'abonde en son sens.
Mais après des années d'études littéraires puis dix années de carrière littéraire, tu ne comprendras jamais l'équation de Schrödinger. À moins qu'on l'étudie maintenant en prépa ou que tu sois un génie.
Sache bien que quand on exerce du côté "scientifique", il est faisable de revenir vers les sciences humaines. Plus faisable en amateur qu'en professionnel, bien sûr, mais un peu quand même en professionnel.
Dans l'autre sens, c'est infaisable.
Merci à tous pour vos réponses.

Effectivement je sais qu'il est plus simple de continuer à faire des sciences et d'apprendre en parallèle et par soi même la littérature, c'est ce que j'ai toujours fait jusqu'à maintenant. Cependant, si je souhaite essayer de faire une prépa littéraire c'est justement pour essayer la littérature, l'histoire et la philosophie à un haut niveau (tout comme je l'ai fait avec les maths et la physique). Cela me permettrait de comparer et de choisir au terme de ces deux ans de prepa littéraire si je continue sur une licence de lettre ou bien si je repars en science avec une licence de physique (je pourrais à ce moment là utiliser mes équivalences de MP pour aller en L3 même si en sortant de deux ans de lettres je me doute que ça doit faire bizarre de retourner en science (quoique mon prof de physique à cependant dit que les équations restent en mémoire et que ça revient très vite quand on s'y replonge même après plusieurs années)).

Si je vais directement en L3 de physique après ma MP j'ai peur de rester avec ce regret de ne pas avoir essayé les études littéraires et de me dire "et si j'avais fait de ma passion pour le grec et la littérature ma vocation?…" En allant en hypokhâgne je pourrais me faire une idée et peut être au final m'orienter vers les lettres. Je trouve dommage de ne pas essayer surtout que j'ai toujours été très bonne dans les matières littéraires (au lycée et encore maintenant où je majore les dissertations ce qui en maths spé n'est pas si mal).
Alors oui ça me rajoute deux ans supplémentaires mais au moins je serais fixée et si ces deux ans peuvent me permettre de me dire si du grec ou de la physique je fais mon métier j'estime que ça n' est pas une perte de temps.

Pour ce qui est de mon avenir je me vois bien professeur mais comme je l'ai déjà dit avant je m'identifie davantage dans l'enseignement littéraire. À la limite devenir professeur de physique théorique à un haut niveau me plairait aussi mais à ce niveau là ce qui m'attire c'est tout le côté philosophique de la discipline (surtout lorsque l'on fait de la mécanique quantique par exemple où l'on va littéralement sonder le réel à son niveau le plus fondamental).

Enfin voilà, j'ai beaucoup de doutes mais j'ai très envie de découvir le monde litteraire.
N'hesitez pas à continuer de commenter je lis tous vos avis avec attention. Et si des personnes veulent raconter leur expérience en prepa littéraire je suis également intéressée!
Bonne soirée 🙂
Médée.
Médée87 a écrit : Cependant, si je souhaite essayer de faire une prépa littéraire c'est justement pour essayer la littérature, l'histoire et la philosophie à un haut niveau (tout comme je l'ai fait avec les maths et la physique).
Il m'arrive d'aller voir ce que veut dire tel truc que j'ai appris en maths, en prépa, dans Wikipédia (je préférais les maths à la physique). La définition renvoie à une autre et ainsi de suite. Je m'aperçois alors que les trucs que j'ai vus en prépa dans cette matière n'étaient que les rudiments des maths (c'est d'ailleurs déprimant doublement : j'ai oublié un tas de choses que je maîtrisais quand j'étais étudiant et ce tas de choses n'était seulement que des introductions aux vraies maths. "Maths sup" devrait s'appeler "maths inf".
Alors que si tu as étudié Louis XI dans une prépa littéraire, il t'en reste quelque chose trente ans après. Tout est relatif, bien sûr, mais je ne considère pas qu'en prépa scientifique, on étudie les maths ou la physique à un niveau élevé. Deux années de prépa ne font que deux années. Ce sont deux années bien mieux remplies que les deux premières années de fac, il suffit pour s'en convaincre de passer l'exam de fin de première année de fac en sortant de maths sup (en fac, c'est à partir du master que les choses deviennent sérieuses, je crois, d'après ce qu'on m'a dit plusieurs fois). Je parle de l'époque des dinosaures en tout cas. Mais ce ne sont quand même que deux années.
Ces deux années qui, pour les très bons élèves, permettent d'entrer à l'X, ou mieux : d'entrer dans une ENS. Et là, oui, on approfondit.
Médée87 a écrit : mon prof de physique à cependant dit que les équations restent en mémoire et que ça revient très vite quand on s'y replonge même après plusieurs années.
Bof… Ton prof de physique est probablement un normalien, il est donc particulièrement réceptif à la physique. Il a étudié cette matière longtemps, il est spécialement doué et exerce le métier de prof de physique. Pour un élève lambda qui intègre une école lambda, je n'y crois pas trop.
Médée87 a écrit : Alors oui ça me rajoute deux ans supplémentaires mais au moins je serais fixée et si ces deux ans peuvent me permettre de me dire si du grec ou de la physique je fais mon métier j'estime que ça n' est pas une perte de temps.
Là-dessus, je suis d'accord, je l'avais d'ailleurs dit.
Médée87 a écrit : À la limite devenir professeur de physique théorique à un haut niveau me plairait aussi
Fais d'abord l'X ou une ENS, ensuite tu parleras de physique théorique.


Et sinon, milexcus pour mes fautes d'orthographe.
Merci Hippocampe pour ta réponse.
Je suis entièrement d'accord sur le fait qu'en prepa on ne fait pas des maths d'un niveau exceptionnel. Mon prof de maths de spé nous a d'ailleurs dis à la rentrée que l'on était que des "novices" en mathématiques. Mais il a aussi ajouté que l'on commençait vraiment les maths qu'à partir de la maths sup et que ça permettait déjà de "sentir" l'ampleur et l'étendue des maths. J'aurais peut être du reformuler ma phrase en disant que grâce à la prepa j'ai acquis de bonnes bases en sciences et que j'aimerais faire pareil en lettres.
Après, effectivement, on commence les choses sérieuses dans les très grandes écoles style ENS ou dans les master/doctorat à la fac.

Mon prof de physique est un centralien. 😉 Après ce qu'il a voulu dire aussi c'est qu'il y a souvent des élèves qui en sortant de leur école d'ingé se rendent compte qu'ils veulent faire des maths ou de la physique et qui vont à l'université et selon lui il n'est pas rare que lesdits élèves resortent leurs cours de spé (notamment ceux de quantique et d'electromagnetisme) pour se replonger dans la physique théorique qu'ils n'ont pas forcément pu exercer dans leur école et selon mon prof les "réflexes" reviennent assez vite.
Dans une moindre mesure, les 5/2 de ma classe m'ont dit que pendant les revisons avant les concours les cours de début d'année et de l'année de sup revenaient assez vite en faisant des exos et en relisant le cours.
Pour ma part quand j'apprends un cours de physique souvent ça me marque (pour peu que le cours soit un minimum théorique et pas trop orienté sciences de l'ingénieur). D'ailleurs (et c'est là que mon côté littéraire resort 😂 ) j'aime beaucoup apprendre l'histoire des formules, les scientifiques qui y sont rattachés et les implications que ça peut avoir. Ainsi, en contextualisant le cours je le retiens beaucoup mieux.
Bon, ben continue comme ça si ça te plaît. Enfin si ça te plaît pour le côté scientifique. Pour ton choix à faire entre les sciences et les lettres, je crois que je ne sais que ce que je t'ai déjà dit.

"Faites le bon choix", comme le dit un jour un éminent homme politique. Tu n'étais même pas née ! Comme le temps passe vite.

On étudie la physique quantique en prépa, maintenant ?

Autre chose : il me revient que des élèves ingénieurs passent l'agrégation mais il ont perdu plus ou moins trois années en école d'ingénieurs (sauf pour leur culture générale scientifique) et je suppose qu'ils ont quelque chose comme deux années de fac à faire après leur école d'ingénieur, ça fait long. À moins qu'ils n'aient continué à faire des maths pendant leur séjour en grande école. Mais aucun de mes copains ne l'a fait alors je ne sais pas trop comment ça marche.
Cependant, si je souhaite essayer de faire une prépa littéraire c'est justement pour essayer la littérature, l'histoire et la philosophie à un haut niveau (tout comme je l'ai fait avec les maths et la physique). Cela me permettrait de comparer et de choisir au terme de ces deux ans de prepa littéraire si je continue sur une licence de lettre ou bien si je repars en science avec une licence de physique
Les classes préparatoires sont surtout destinées à préparer un ou des concours.
Tout comme les classes préparatoires scientifiques.
On n'essaye pas, on bosse.
Ce qui rend le niveau élevé, c'est le niveau des cours bien sûr, des concours préparés, mais surtout celui des élèves qui s'y trouvent.
Alors oui ça me rajoute deux ans supplémentaires mais au moins je serais fixée et si ces deux ans peuvent me permettre de me dire si du grec ou de la physique je fais mon métier j'estime que ça n' est pas une perte de temps.
Si tu as la possibilité de te payer quatre ans d'études avant d'arriver à Bac + 3, pourquoi pas ?
Pour ce qui est de mon avenir je me vois bien professeur mais comme je l'ai déjà dit avant je m'identifie davantage dans l'enseignement littéraire.
Si tu souhaites devenir enseignante dans une matière littéraire, alors effectivement, le choix de l'hypokhâgne est judicieux, il t'y conduira tout droit.
Hippocampe : oui la physique quantique s'étudie en prépa. Là on est en train de préparer le terrain avec la physique statistique 😉. En maths aussi il y a des chapitres assez poussés avec la théorie des groupes et la topologie.
Pour les écoles d'ingé effectivement il faut passer par la fac si on veut faire des maths ou de la physique et ça fait partir de la L3 je crois avec les équivalences.

Laoshi : pour le côté économique je suis en prépa, donc en lycée, et je ne paye que le self. Je suis de plus exonérée des frais de concours et de l'inscription en fac qui est obligatoire. Et avec les aides financières je m'en sors très bien. Je suis de plus dans une prepa provinciale où là vie n'est pas très chère donc de ce côté là je n'ai pas de soucis à me faire.
Les métiers dans le littéraire me conviendraient mieux je pense et j'y ai mûrement réfléchi. D'ailleurs j'ai passé, pas plus tard qu'hier, une colle de français et ma professeure à la fin m'a dit qu'elle me verrait bien dans une grande khâgne parisienne. Je lui ai alors parlé de mon projet de réorientation qu'elle a approuvé. Elle m'a même suggérée de rentrer directement en khâgne l'année prochaine car elle trouve que j'ai une culture littéraire très supérieure aux élèves qu'elle a pu voir en prepa littéraire. Mais honnêtement je préfère aller en hypokhâgne. Si je me réoriente je veux bien faire les choses et pas arriver directement en deuxième année et puis il me manque des bases que la première année me permettra d'acquérir. Donc un avenir dans la littérature me plairait vraiment. Reste à savoir si je serais prise, c'est ce qui me fais peur…
Reste à savoir si je serais prise, c'est ce qui me fait peur…
Il n'y a plus de limite d'âge à l'heure actuelle. Alors, pourquoi pas ?
De toute façon, tu sembles déjà avoir pris ta décision. 🙂
Tu ne parles pas du latin. Si tu ne l'as pas étudié, il est impossible que tu "sautes" l'hypokhâgne.
Attention quand même à ta bourse, le nombre de droits n'est pas illimité.

Pour ne faire que du grec, il te faudra être enseignant-chercher, donc aller jusqu'au doctorat. Dans le secondaire l'enseignement du grec devient rare et on enseigne quasiment exclusivement le français et le latin.
En khâgne moderne, le latin n'est pas obligatoire.

Mais c'est surtout que l'hypokhâgne sert de socle méthodologique et culturel. Sauter cette année me paraîtrait une très mauvaise idée.
Effectivement je pense être sûre de ma réorientation. Je sais qu'il n'y a pas limite d'âge mais j'ai quand même peur ne pas être prise. J'avais un très bon dossier au lycée donc à priori pas de souci. Cependant j'ai remarqué que je ne pouvais pas passer par APB car il est écrit sur le site que les réorientations ne sont possibles que lorsqu'on postule pour un autre établissement que celui où l'on est. Ce qui n'est pas mon cas car je souhaite rester dans le lycée où je suis. Le site précise que si l'on se réoriente dans une filière du même établissement alors il faut donner son dossier directement à l'administration mais ils ne donnent pas plus de précisions. Je verrai donc avec mon lycée mais ça m'embête un peu, je trouvais que c'était plus simple de passer par APB…

Concernant le saut de classe, j'ai répondu exactement vos arguments à ma professeure qui à parfaitement compris mais elle soutient que mes connaissances sont très supérieures aux étudiants de khâgne qu'elle a pu voir (elle est prof de soutient latin dans cette classe) et que je risque de m'ennuyer. Je pense, pour ma part, qu'avec le travail et le rythme je n'aurais pas le temps de m'ennuyer et que j'aurais des lacunes à combler (étant donné que je viens d'une filière scientifique) donc ça ira.

Anne345: merci pour l'avertissement pour les bourses je me reseignerai mais je touche les bourses sur critères sociaux donc à priori ça ne dépend que de mes origines sociales et de la distance entre mon lieu d'étude et la ville où réside ma famille et pas de la filière où j'étudie. Le seul cas où là bourse peut m'etre enlevée c'est si je ne suis pas assidue (trop d'absences) et si je ne me présente pas au examens. Donc ça devrait aller normalement 🙂
Quel dommage que le grec se perde dans le secondaire… Ça me fait de la peine quand je vois la portée et la beauté du grec. Sans compter que certaines personnes comme Jacqueline de Romilly se sont battues toute leur vie pour que grec ne se perde pas. Jacqueline de Romilly n'a -t- elle pas d'ailleurs dit qu'"en ce début de siècle nous vivons encore du grec"? 😉