est-ce que de mon propre gré est un pléonasme?
Est-ce que "de mon propre gré" est un pléonasme ?
8 réponses
Bonjour
voici la définition donnée par ATILF :
Gré : Assentiment, satisfaction qu'une personne trouve chez quelqu'un ou dans quelque chose qui est conforme à son goût, à sa volonté.
On peut en déduire que écrire "son propre gré" est un pléonasme.
Par contre parmi les différentes définitions données dans certaines expressions où figure le terme "gré" on relève :
De bon, mauvais gré. Contre son gré…
Force est toutefois de constater que l'expression "contre son propre gré" est retnue dans de nombreux textes et que son utilisation semble courante.
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voici la définition donnée par ATILF :
Gré : Assentiment, satisfaction qu'une personne trouve chez quelqu'un ou dans quelque chose qui est conforme à son goût, à sa volonté.
On peut en déduire que écrire "son propre gré" est un pléonasme.
Par contre parmi les différentes définitions données dans certaines expressions où figure le terme "gré" on relève :
De bon, mauvais gré. Contre son gré…
Force est toutefois de constater que l'expression "contre son propre gré" est retnue dans de nombreux textes et que son utilisation semble courante.
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En fait, ce n'est pas avec "gré" que "propre" pourrait entrer en redondance, mais avec "mon" : en effet, gré = convenance, guise, puis par extension volonté, assentiment. Le mot vient en effet du latin gratum = ce qui est agréable.
Ainsi, pourrait-on dire "à ma propre convenance" ?
L'adjectif propre est utilisé comme renforçateur dans différentes locutions : mes biens propres, ma propre fille (mon propre père) ; mais est-ce licite ?
Pour Grevisse (§ 593), aucun doute, qui note cependant une différence de sens selon qu'il est placé avant ou après le nom : votre propre opinion / mon affaire propre.
Mais de pléonasme, point.
Ainsi, pourrait-on dire "à ma propre convenance" ?
L'adjectif propre est utilisé comme renforçateur dans différentes locutions : mes biens propres, ma propre fille (mon propre père) ; mais est-ce licite ?
Pour Grevisse (§ 593), aucun doute, qui note cependant une différence de sens selon qu'il est placé avant ou après le nom : votre propre opinion / mon affaire propre.
Mais de pléonasme, point.
Bonjour
Restons sur la question : de mon propre gré
et moi je maintiens qu'il y a pléonasme.
"Mon" est un déterminant possessif et sans rapport avec l'analyse que vous proposez.
On peut écrire : son gré, comme de bon gré, de son plein gré…
Pierrot vous dites : gré = convenance, guise
Convenance = Ce qui convient à quelqu'un, goût. Choisissez le moment à votre convenance. Il sera difficile de lui trouver un logement à sa convenance.
Ajouter à ces exemples le terme "propre" revient à former des pléonasmes.
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Restons sur la question : de mon propre gré
et moi je maintiens qu'il y a pléonasme.
"Mon" est un déterminant possessif et sans rapport avec l'analyse que vous proposez.
On peut écrire : son gré, comme de bon gré, de son plein gré…
Pierrot vous dites : gré = convenance, guise
Convenance = Ce qui convient à quelqu'un, goût. Choisissez le moment à votre convenance. Il sera difficile de lui trouver un logement à sa convenance.
Ajouter à ces exemples le terme "propre" revient à former des pléonasmes.
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Bonsoir…
"De mon propre gré"
Un pléonasme, oui. Un pléonasme par souci d'expressivité. Il n'est donc pas forcément à bannir, puisqu'il cherche à modifier (de façon légère et subtile) le sens de l'énoncé. Mais, en effet, c'est regrettable, quand de telles constructions finissent par devenir des automatismes, involontaires.
Le tout est de choisir…
"De mon propre gré"
Un pléonasme, oui. Un pléonasme par souci d'expressivité. Il n'est donc pas forcément à bannir, puisqu'il cherche à modifier (de façon légère et subtile) le sens de l'énoncé. Mais, en effet, c'est regrettable, quand de telles constructions finissent par devenir des automatismes, involontaires.
Le tout est de choisir…
"de mon propre chef" en est-il aussi un ? (comme ça tout de go, je dirais non)
et est-ce qu'on ne confond pas "de mon propre gré" et "de mon plein gré" ?
et est-ce qu'on ne confond pas "de mon propre gré" et "de mon plein gré" ?
Bonsoir Léah!
"Qui appartient exclusivement ou en particulier à (une personne ou une chose). "
Vue cette définition de "propre", je dirai que la chose me paraît - mais il y a peut-être un aspect que je n'ai pas encore remarqué - relativement simple.
En effet, je pense que tout emploi de "propre" dans ce sens pour qualifier un nom déjà introduit par un possessif me semble automatiquement pléonastique.
Mais, je le répète, ce n'est pas là un jugement de valeur de cet emploi. Inutile à mon avis de chercher à substituer à chaque "mon propre gré" "mon gré". Le tout étant de rester maître de ses pléonasmes qui sont en fait des figures de rhétorique afin de ne pas créer une mauvaise évolution de la langue avec une perte sémantique, par certains emplois automatiques…
"Qui appartient exclusivement ou en particulier à (une personne ou une chose). "
Vue cette définition de "propre", je dirai que la chose me paraît - mais il y a peut-être un aspect que je n'ai pas encore remarqué - relativement simple.
En effet, je pense que tout emploi de "propre" dans ce sens pour qualifier un nom déjà introduit par un possessif me semble automatiquement pléonastique.
Mais, je le répète, ce n'est pas là un jugement de valeur de cet emploi. Inutile à mon avis de chercher à substituer à chaque "mon propre gré" "mon gré". Le tout étant de rester maître de ses pléonasmes qui sont en fait des figures de rhétorique afin de ne pas créer une mauvaise évolution de la langue avec une perte sémantique, par certains emplois automatiques…
Bonsoir, Bâ 🙂
Comme si on disait « mon propre livre » pour mon livre.
Mais dans la mesure où le gré, le chef (signifiant de sa propre initiative –décidemment, c'est très naturel de l'écrire ainsi !– , à son initiative) sont des abstractions et non des objets réels, ils sont partagés par tous. D'où l'envie de bien distinguer sa volonté parmi toutes les autres. Un livre peut avoir un marqueur physique d'appartenance, une volonté non. C'est en fait un marqueur perso, MA volonté et pas celle du voisin. Enfin, quelque chose comme ça.
Je suis venu à l'insu de mon plein gré Coluche
Comme si on disait « mon propre livre » pour mon livre.
Mais dans la mesure où le gré, le chef (signifiant de sa propre initiative –décidemment, c'est très naturel de l'écrire ainsi !– , à son initiative) sont des abstractions et non des objets réels, ils sont partagés par tous. D'où l'envie de bien distinguer sa volonté parmi toutes les autres. Un livre peut avoir un marqueur physique d'appartenance, une volonté non. C'est en fait un marqueur perso, MA volonté et pas celle du voisin. Enfin, quelque chose comme ça.
Je suis venu à l'insu de mon plein gré Coluche



