Identification d’un vers

Littérature

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour.
Je cherche l'origine d'un vers que Bourget cite et qualifie de "célèbre" dans ''L'Emigré ''(qui est un petit chef-d'œuvre, que nul ne dise plus du mal de Bourget sans l'avoir lu) : "Heureux ceux-là qui mouraient dans ces fêtes ! ". "Les fêtes" sont, bien entendu, les guerres.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6222378v/f207.image


Je ne le trouve pas sur Google.
Ne serait-ce pas une déformation des vers de Charles Péguy ?
Dans Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle ? J'en doute, d'abord car le vers que cite Bourget est conjugué à l'imparfait tandis que le poème de Péguy est au passé composé, ensuite car le mot "fête" n'apparaît pas chez Péguy.
Il n'existe pas d'édition critique de ce texte, je sens que cette histoire va continuer à me plomber.
Merci quand même.
Il est curieux tout de même qu'il soit dit qu'il s'agit d'un vers célèbre.
Je suis bien d'accord !
Après vérification, ce vers ne peut absolument pas venir de Péguy : Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle est un morceau de l'Eve, publié dans les Cahiers de la Quinzaine en 1913-14 ; l'Emigré date de 1907.
Bourget aurait-il l'inélégance de citer un de ses vers de jeunesse ?
Ce vers célèbre, où se cache-t-il donc ? On va le traquer…
Heureux celui qui mourut dans ces fêtes !
Chansons, Le vieux sergent de Pierre-Jean de Béranger
Hourra pour Anne !!!!
Hourra pour Anne, oui, sans doute,…mais :
Heureux celui qui mourut dans ces fêtes !
n'est pas exactement le vers cité par Bourget…
Le vers a peut-être été cité de tête, d'où la déformation ?
Merci beaucoup, Anne, je crois bien que tu l'as trouvé.
Il est très possible que Bourget n'ait connu la chanson que dans cette version altérée (qui ne change rien à la métrique). Le phénomène est courant.
Jolie chanson, d'ailleurs, moins que le T'en souviens-tu ? mais jolie.
Bonjour,

Pourriez-vous me dire pourquoi "encore" s'écrit "encor" dans certains poèmes ? Est-ce le cas pour d'autres mots ("mil" pour "mille" ?) ?
Bonjour [lien invalide]/930199stickeroceanhyppocampe.png[/img]
En poésie, on écrit indifféremment encore et encor, suivant le besoin. L'ancienne prose écrivait aussi encores.
Dictionnaire Littré.
Mil ou mille : https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca//bdl/gabarit_bdl.asp?id=1322
encor est une forme archaïque ; en AF, on trouve encore et encor. Normalement, le -e, issu du -a latin final, devrait de conserver, mais celui-ci est parfois tombé à cause du caractère proclitique du mot : comme il fait corps avec le mot suivant, le -e se trouvant en position faible, il s'est amuï et n'a parfois plus été noté.
Il est à signaler que la même chose s'est produite pour la conjonction or, écrite ore en AF, mais dans le cas présent, le -e ne s'est pas maintenu en FM.
Merci Jacques,

Le FM est le français moderne ?
Ça m'étonnerait qu'il s'agisse de la FM. 😀
Bonjour les amis !

Je cherche, cette fois, l'origine d'un distique :
Thersis, il est temps de faire la retraite
La course de mes jours est plus qu'à moitié faite.
Cité par feu Jean d'Ormesson.
Bonsoir,
Tircis, il faut penser à faire la retraite: - La course de nos jours est plus qu'à demi faite, - L'âge insensiblement nous conduit à la mort. - Nous avons assez vu sur la mer de ce monde - Errer au gré des flots notre nef vagabonde; - Il est temps de jouir des délices du port.
Poésies diverses, Stances à Tircis sur la retraite de Honorat de Bueil, seigneur de Racan
Merci.
Superbe poème.
Des années que je veux lire Racan.