C'est une trouvaille de Marcello Marchesi, l'un des premiers traducteurs italiens d'Astérix, dans les années 60… 😉
Par quel(s) mot(s) les Latins désignaient-ils leurs abréviations / sigles / acronymes ?
27 réponses · Page 2 / 2
Merci de l'info ! 🙂
Pas si vite !Bonsoir Jacques,
- sigla ne vient pas de singulae litterae, comme il est dit sur le document, mais de sigilla (cf sceau), lui-même issu de signum qui a une origine incertaine, différente en tout cas de celle de singuli, formé sur la racine indo-européenne de l'unité *sem (cf semel).
- Il est tout à fait possible que Cicéron ait utilisé l'expression singulae litterae, mais j'aimerais qu'on m'en trouve une occurrence dans le sens qui nous intéresse.
Je m'en tiens à nota(e), à la rigueur signa, "signes", "marques" (pourquoi pas ?), en dernier lieu sigilla ou sigla, qui appartiennent au "bas-latin". (VIème siècle).
Tout dépend du latin que l'on veut utiliser. Si on est "vita latina", autant forger le mot acronymon sur le modèle de synonymon, comme Hippocampe le proposait initialement.
Je suis tout à fait d'accord avec vous quant au problème étymologique "singulae litterae" ---> "sigla". Je n'y connais pas grand chose, mais la transition me semble osée et je vois plutôt la chose descendre de signum/sigillum ou diminutifs.
Je vais farfouiller pour "singulae litterae".
Je n'ai rien contre "acronymon"… mais n'ayant jamais fait de grec… il faudrait me souffler le génitif pluriel à utiliser en latin.
Mais, et j'élargis la question, quand un mot "manque" , en thème académique, on fait quoi ?
- on choisit le mot qui existe, mais qui n'est pas classique ?
- on "forge"
- on met une périphrase ?
On met une périphrase. (Signé : une malheureuse forte en thème 😜 )
Oui, mais les concepteurs de sujets évitent les gageures…
Attention, *acronymon n'existe même pas en grec, où pourtant les termes "techniques" sont beaucoup plus nombreux qu'en latin.
En fait avec ce genre de mots, on ne garde qu'exceptionnellement la déclinaison grecque, et encore pas à tous les cas. C'est ainsi que synonymon n'apparaît qu'au nominatif, concurrencé d'ailleurs par synonymum ; son génitif est toujours synonymi ; il a donc en fait une déclinaison latine.
Sur ce modèle, on peut donc former en néo-latin : acronymon (acronymum), i, neutre.
Attention, *acronymon n'existe même pas en grec, où pourtant les termes "techniques" sont beaucoup plus nombreux qu'en latin.
En fait avec ce genre de mots, on ne garde qu'exceptionnellement la déclinaison grecque, et encore pas à tous les cas. C'est ainsi que synonymon n'apparaît qu'au nominatif, concurrencé d'ailleurs par synonymum ; son génitif est toujours synonymi ; il a donc en fait une déclinaison latine.
Sur ce modèle, on peut donc former en néo-latin : acronymon (acronymum), i, neutre.
Il y a bien ce passage mais il ne répond pas plus à la question… 🙂 …
[17,9] CAPITVLVM IX : De notis litterarum, quae in C- Caesaris epistulis reperiuntur; deque aliis clandestinis litteris ex uetere historia petitis; et quid g-skytaleh sit Laconica. (1) Libri sunt epistularum C- Caesaris ad C- Oppium et Balbum Cornelium, qui res eius absentis curabant. (2) In his epistulis quibusdam in locis inueniuntur litterae singulariae sine coagmentis syllabarum, quas tu putes positas incondite; nam uerba ex his litteris confici nulla possunt. (Aulu-Gelle)
…en effet:
“ De notis litterarum” MAIS “verba ex his litteris confici nulla possunt”
[17,9] CAPITVLVM IX : De notis litterarum, quae in C- Caesaris epistulis reperiuntur; deque aliis clandestinis litteris ex uetere historia petitis; et quid g-skytaleh sit Laconica. (1) Libri sunt epistularum C- Caesaris ad C- Oppium et Balbum Cornelium, qui res eius absentis curabant. (2) In his epistulis quibusdam in locis inueniuntur litterae singulariae sine coagmentis syllabarum, quas tu putes positas incondite; nam uerba ex his litteris confici nulla possunt. (Aulu-Gelle)
…en effet:
“ De notis litterarum” MAIS “verba ex his litteris confici nulla possunt”
Bonsoir,
Après moult recherches… et comme le suggérait déjà Jacques, c'est "notae' qui semble s'imposer.
Une épigraphiste latiniste de profession m'a même indiqué que c'était le terme à utiliser également pour désigner les tatouages que se faisaient tatouer les soldats romains, et typiquement SPQR.
Après moult recherches… et comme le suggérait déjà Jacques, c'est "notae' qui semble s'imposer.
Une épigraphiste latiniste de profession m'a même indiqué que c'était le terme à utiliser également pour désigner les tatouages que se faisaient tatouer les soldats romains, et typiquement SPQR.