Orientation - Master, Capes, professorat des écoles ?
12 réponses
Bonjour
J'entre en 3ème année de Lettres modernes et même si je commence à me fixer sur une orientation, ce n'est pas toujours très clair dans ma tête.
Quand je suis entrée à la fac, je souhaitais devenir professeur de français. Puis au fil du temps et malgré mes très bons résultats, je me suis mise à douter de mes capacités à le devenir.
En effet, les épreuves du Capes me semblent insurmontables après 2 ans en lettres! Comment être calée sur la littérature deu moyen - âge à nos jours en si peu de temps? J'entre déjà en 3ème année et j'ai l'impression de ne rien avoir lu, de ne rien savoir, malgré mon travail. C'est une situation angoissante. Par ailleurs, je suis un peu (bcp!) timide et les épreuves orales me font un peu peur. Et puis les questions se bousculent. Serais-je à l'aise face à des élèvesde 12 à 18ans? Généralement, je me sens mieux avec les plus jeunes. Et puis le nombre de candidats est tellement important que je me dis que face à ceux venant de prépas et ceux doués à l'oral, je n'ai aucune chance!
Pendant un certain temps, j'ai pensé à faire un master. L'idée de plancher sur un mémoire a quelque chose d'attirant: on se concentre sur un sujet qu'on a choisi, c'est passionnant de s'intéresser à un auteur qu'on apprécie, à une oeuvre particulière, c'est ce que je trouve passionnant en littérature. Et puis ça repousse l'échéance d'éventuels concours, ça prolonge les études et éloigne le moment où il faudra se décider à choisir un métier.
Mais d'un autre côté, le professorat des écoles m'attire également, car j'ai un bon niveau général, j'ai eu 20 en spé maths au bac, ce ne serait pas dur de se remettre dans le bain. Il paraît aussi que le concours est plus facile que celui du capes et l'idée de travailler avec des enfants de3 à 12 ans ne me déplaît pas, au contraire.
C'est cette dernière idée que je retiens comme objectif en ce moment, mais j'avoue qu'abandonner la littérature (car même en école primaire, ça reste très restreint) me chagrine un petit peu. Toutefois, cette dernière solution me paraît la plus accessible.Difficile de faire un vrai choix bien définitif, mais le temps presse, cette année est tout de même décisive.
Peut-être avez vous connu ces tiraillements, peut-être avez vous des conseils à me donner, je l'espère en tout cas!
Merci d'avance!
Bonjour Sof. C'est impressionnant. Tout ce que tu as écrit, j'aurais pu l'écrire aussi!! J'ai toujours plus ou moins hésité entre devenir professeur de français et devenir professeur des écoles. Tout comme toi, j'ai l'impression de ne pas en savoir assez pour prétendre réussir le capes de lettres modernes, et le nombre de postes proposés se réduisant comme peau de chagrin, j'ai également très peur de me retrouver sur le banc de touche face à ceux qui sont passés par une prépa.
J'aime beaucoup la littérature (logique quand on sait que je me prépare à faire un master de lettres…), et l'idée d'enseigner le français me plaît plus que celle de faire faire des coloriages et des poèmes aux primaires. Mais je me demande vraiment si j'ai les capacités pour obtenir le capes et surtout, si j'aurai l'autorité nécessaire face à des adolescents pas toujours réceptifs. S'impliquer corps et âme dans un concours difficile, l'obtenir et se rendre compte que ce métier n'est pas fait pour soi… Je n'aimerais vraiment pas que cela m'arrive!
Donc, je doute toujours, et si j'ai décidé de faire une première année de master, c'est pour cela. J'espère ainsi accroître ma culture littéraire (même si j'ai conscience qu'un an ne sera pas suffisant), et me donner du temps pour prendre ma décision. Je pense faire quelques stages en milieu scolaire, en primaire et en secondaire, afin de me départager. Peut-être pourrais-tu en faire de même? Malheureusement, je n'ai pas d'autres conseils à te donner car, comme tu peux en juger, je suis dans la même situation que toi, avec seulement un an d'avance.
C'est rassurant de rencontrer quelqu'un qui est dans la même galère que moi!!!
Je n'imaginais pas être confrontée à ce problème il y a un ou deux ans car ce que je savais des concours était assez vague finalement.
En troisième année, comment as-tu vécu l'arrivée des élèves de prépa à la fac? Les as-tu sentis beaucoup plus forts? Je suis impatiente de reprendre les cours pour apprendre à connaître ces nouveaux venus et me faire une idée de leur niveau, de leurs méthodes. A vrai dire j'ai un peu peur de me prendre une grosse claque si je découvre qu'il sont vraiment très forts car je n'ai aucune idée du décalage qu'il peut y a voir entre eux et nous.
Merci pour ta réponse en tout cas!
A bientôt
En espérant que nous trouverons notre voie!
J'oubliais: De qui faut-il se rapprocher pour faire des stages en milieu scolaires?
Car ça m'intéresserait.
Merci
sof a écrit :En troisième année, comment as-tu vécu l'arrivée des élèves de prépa à la fac? Les as-tu sentis beaucoup plus forts?
À vrai dire, je n'ai pas beaucoup côtoyé les étudiants venant de prépa, étant donné que j'ai gardé à peu près les mêmes fréquentations depuis la première année. Et puis, il y en a certains (une minorité heureusement) qui nous snobaient purement et simplement! Il m'est donc difficile de dire s'ils étaient vraiment "forts", mais leurs exposés oraux auxquels j'ai pu assister me semblaient plus que corrects, sans pourtant crier au génie. Disons qu'ils ont moins de chances que nous de râter complètement un devoir.
En outre, je pense qu'ils ont de meilleures capacités dans la rédaction des commentaires composés, dans l'analyse des textes. Mais leur grande force réside dans le fait qu'ils sont bien plus formés que nous à passer des concours. Ils sont déjà habitués à la masse de travail que demande l'obtention du capes, à la compétitivité, à la performance. Enfin je crois. Il faut dire aussi que ce sont souvent les professeurs au lycée, parfois à la fac, qui nous disent: sans prépa, point de concours. C'est assez décourageant, et je ne sais pas si c'est à force d'entendre ce genre de choses que j'ai finis par y croire. En tous cas, même si je n'ai pas senti un gros décalage en troisième année face aux khâgneux, je persiste à penser qu'un étudiant ayant fait une prépa a bien plus de chances d'obtenir le capes qu'un étudiant lambda.
Cependant, j'ai également fait la rencontre d'étudiants talentueux qui ne sont jamais passés par une prépa!
sof a écrit :De qui faut-il se rapprocher pour faire des stages en milieu scolaires?
Il faut prendre contact auprès du bureau des stages de ta fac. Normalement, il y en a dans toutes les universités. Tu as deux possibilités. Soit ce stage est intégré dans ton cursus (en effet, certaines universités proposent des stages en milieu scolaire dans le cadre d'une U.E de préprofessionnalisation aux métiers de l'enseignement), soit il n'est pas intégré dans ton cursus, et donc tu n'as pas de rapport de stage à rendre.
J'espère t'avoir aidée!
Merci beaucoup!
Salut!
J'ai lu ton texte et j'ai pensé qu'il fallait répondre.
J'ai une licence de lettres modernes. Incertaine à l'époque, choix difficile entre prof de français et prof des écoles, j'ai fait une année d'IUFM pour préparer le CRPE mais j'ai vite été deboussolée par toutes les matières après 3 ans de littérature et d'études dans un domaine que j'adore!
Du coup, je me suis orientée vers le CAPES. Malgré les difficultés de ce concours, je le prépare seule. Après 2 échecs, des remises en question, on m'a proposé un poste de prof remplaçante pour cette année. Mon "rêve", mon "objectif à atteindre"…je le touche enfin. Mais ce n'est qu'un avt gout…il faut repasser le CAPES…mais quel avt gout! Je n'ai donné que mes 2 premières heures de cours et déjà je retrouve le plaisir que procure la littérature (les recherches pour préparer les cours…). Même si, tout comme toi je suis de nature timide, ma première confrontation avec des élèves de BAC PRO ne m'a pas intimidée…c'est là que tu sais que tu es fait pour ce métier!!!!!
J'espère que ça t'aura un peu aidé.
Bye
Merci pour ce témoignage qui m'apporte un peu de lumière!
Un élément pratiquo-pratique pour t'aider dans ta réflexion.
J'ai fait des remplacements comme professeur des écoles avant de m'orienter vers l'enseignement secondaire.
Les métiers sont très différents, et la charge de travail aussi. En primaire, tu passes six heures par jour devant les enfants et tu dois assurer tes préparations de cours en plus à la fin de ta journée, sans compter les corrections de copies, cahiers, etc… En début de carrière, tu as vite fait de dépasser les dix heures de travail dans ta journée. Le tout pour des enfants qui peuvent être très remuants.
Au collège, la charge de travail n'est pas forcément moindre (cela dépend du temps que tu veux y passer en fait…) et les enfants tout aussi remuant mais le service est tout de même réduit (18 heures devant les élèves) et tu peux bénéficier de pauses dans ton emploi du temps.
C'est aussi le genre de paramètres qu'il te faudra prendre en compte avant de faire un choix définitif.
Effectivement, la différence des emplois du temps est notable, mais ce n'est pas vraiment ce qui me préoccupe pour faire un choix.
Ce sont avant tout mes capacités à passer tel ou tel concours, mais aussi le choix d'enseigner telle ou telles matières qui me posent problème.
Quel que soit le choix que je ferai, j'ai peur de le regretter, ne sachant pas quelle est la voie qui me convient le mieux.
Je me suis récemment (cet après-midi!!) renseignée sur le déroulement d'un master de lettres dans ma fac, et c'est assez impressionnant, presque autant que les concours!!!! Je ne savais pas que le mémoire devait compter 120 pages et que son sujet devait être choisi avant la fin du mois de novembre en M1. En même temps, c'est normal que le travail demandé soit plus conséquent que pour un master professionnel: il n'y a pas les stages!
Je me laisse le 1er semestre de ma 3ème année pour mes décider! S'il se passe bien et que j'ai envie de continuer en littérature, je me laisserai peut-être tenter par le master, ou tout au moins la maîtrise. De toute façon, ça ne peut-être que bénéfique.
Bonjour,
J'ai eu ma licence en Lettres Modernes l'année dernière à
Tours. Pour cette rentrée, je commence un Master 1, avec un
mémoire qui m'intéresse sur Villiers de l'Isle-Adam… Mais,
entre-temps, je me suis inscrit pour un Capes Lettres
Modernes, en externe, ce qui est assez désagréable car les
emplois du temps se chevauchent…
Je peux toujours envisager le Capes dès le Master 2… Je
devine qu'il va être assez difficile de préparer mon
mémoire, en plus du capes pour cette année. Ainsi, je peux
toujours, j'espère, me retirer du Capes pour cette année.
Avec étonnement, je constate que je suis l'un des plus
jeunes de ma classe à le passer ; quelques étudiants m'ont
conseillé de terminer mon M1 + M2 sagement, pour
sérieusement passer le Capes. J'hésite, sachant que
j'aimerais aussi passer l'agreg d'ici le Master 2.
Que me conseillez-vous ? J'aimerais avoir votre sentiment
pour ce parcours car il déterminera mon orientation en
Lettres. Je vous remercie d'avance.
sof a écrit :Je me suis récemment (cet après-midi!!) renseignée sur le déroulement d'un master de lettres dans ma fac, et c'est assez impressionnant, presque autant que les concours!!!!
Ce que tu oublies Sof, c'est que le nombre d'heures de cours en master est largement inférieur à celui de la préparation au capes! Alors oui, ça a l'air impressionnant comme cela, mais je sais que pour ma part par exemple, je n'aurai que 5 heures de cours au deuxième semestre de cette année, ce qui me laissera largement le temps de rédiger mon mémoire. En plus, il n'y a pas du tout de pression, et la majorité des étudiants s'en sort très très bien! Et puis, tu n'es pas toute seule. Le directeur de mémoire est là pour te guider et te remettre sur le droit chemin si besoin est. Du coup, tu es à peu près sûre de ne pas avoir fait quelque chose de raté.
En tous cas, je sais ce que c'est que d'avoir peur de se tromper. On passe quand même un concours, cela demande un maximum d'investissement personnel. Ce serait alors dommage de se rendre compte, après avoir tout donner, que non, finalement, on aurait fait un meilleur professeur de français ou un meilleur professeur des écoles…