Bonjour,
Comme cela peut arriver parfois avec Saint-Simon, j'ai quelque difficulté à dégager le sens précis de ce passage tiré des chroniques de 1693 (Tome I, p. 67 pour l'édition Pléiade) :
Quelqu'un pourrait-il m'éclairer?
Comme cela peut arriver parfois avec Saint-Simon, j'ai quelque difficulté à dégager le sens précis de ce passage tiré des chroniques de 1693 (Tome I, p. 67 pour l'édition Pléiade) :
Il eut encore deux chirurgiens domestiques qui se rendirent célèbres et riches : Bienaise, par l’invention de l’opération de l’anévrisme ou de l’artère piquée ; Arnaud, pour celle des descentes. Sur quoi je ne puis me tenir de raconter que depuis qu’il fut revenu chez lui, et devenu considérable dans son métier, un jeune abbé fort débauché alla lui en montrer une qui l’incommodoit fort dans ses plaisirs. Arnaud le fit étendre sur un lit de repos pour le visiter, puis lui dit que l’opération étoit si pressée qu’il n’y avoit pas un moment à perdre, ni le temps de retourner chez lui. L’abbé, qui n’avoit pas compté sur rien de si instant, voulut capituler, mais Arnaud tint ferme et lui promit d’avoir grand soin de lui. Aussitôt il le fait saisir par ses garçons et avec l’opération de la descente lui en fit une autre qui n’est que trop commune en Italie aux petits garçons dont on espère de belles voix. Voilà l’abbé aux hauts cris, aux fureurs, aux menaces. Arnaud, sans s’émouvoir, lui dit que s’il vouloit mourir incessamment il n’avoit qu’à continuer ce vacarme, que s’il vouloit guérir et vivre il falloit surtout se calmer et se tenir dans une grande tranquillité. Il guérit et vouloit tuer Arnaud, qui s’en gara bien, et le pauvre abbé en fut pour ses plaisirs.Je vois bien les allusions d'ordre sexuel dans ce passage, puisque Saint-Simon insiste fort sur le caractère débauché de cet abbé, une opération qui concernerait donc ses parties intimes, mais j'ai du mal à saisir sa nature exacte et notamment l'allusion aux garçons de chorale italiens.
Quelqu'un pourrait-il m'éclairer?



