Saint-John Perse, La Ville

Entraide scolaire

3 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,
Je n'ai pas vraiment de plan pour le texte de Saint John Perse et sur internet je ne trouve pas trop l'extrait qu'on a etudié donc c'est un peu compliqué si quelqu'un peut m'aider svp
En attendant j'ai trouvé un axe sur la caractérisation de la ville qui est presenté negativement mais a part ça je bloque vraiment
merci et voici le texte:
L'ardoise couvre leurs toitures, ou bien la tuile où vegetent les mousses.
Leur haleine se deverse par le canal des cheminées.
Graisses!
Odeur des hommes pressés, comme d'un abattoir fade ! aigres corps des femmes sous les jupes !
O Ville sur le ciel!
Graisses! haleines reprises, et la fumée d'un peuple très suspect - car toute ville ceint l'ordure.
Sur la lucarne de l'echoppe - sur les poubelles de l'hospice - sur l'odeur du vin bleu du
quartier des matelots - sur la fontaine qui sanglote dans les cours de police - sur les statues de
pierre blette et sur,les chiens errants - sur le petit enfant qui siffle, et le mendiant dont les joues
tremblent au creux des mâchoires,
sur la chatte malade qui a trois plis au front,
le soir descend, dans la fumée des hommes…
-La Ville par le fleuve coule à la mer comme un abcès…
LA VILLE

L’ardoise couvre leurs toitures, ou bien la tuile où végètent les mousses.
Leur haleine se déverse par le canal des cheminées.
Graisses !
Odeur des hommes pressés, comme d’un abattoir fade ! aigres corps des femmes sous
les jupes !
Ô Ville sur le ciel !
Graisses ! haleines reprises, et la fumée d’un peuple très suspect – car toute ville ceint
l’ordure.

Sur la lucarne de l’échoppe – sur les poubelles de l’hospice – sur l’odeur de vin bleu du
quartier des matelots – sur la fontaine qui sanglote dans les cours de police – sur les statues de pierre
blette et sur les chiens errants – sur le petit enfant qui siffle, et le mendiant dont les joues tremblent
au creux des mâchoires,
sur la chatte malade qui a trois plis au front,
le soir descend dans les fumées des hommes…
– La Ville par le fleuve coule à la mer comme un abcès…
Crusoé ! – ce soir près de ton Ile, le ciel qui se rapproche louangera la mer, et le silence
multipliera l’exclamation des astres solitaires.
Tire les rideaux ; n’allume point :
C’est le soir sur ton Ile et à l’entour, ici et là, partout où s’arrondit le vase sans défaut de
la mer ; c’est le soir couleur de paupières, sur les chemins tissés du ciel et de la mer. […]

Saint-John Perse, 1887-1975, « La Ville », Éloges, 1960, © Gallimard.
Tu pourrais chercher comment le thème de la ville est ici traité non comme un "éloge" ainsi qu'on pourrait s'y attendre avec le titre du recueil, mais comme un contre éloge.

Des pistes :
Poésie libre, pas de vers vraiment, des versets peut-être.

Le décor : relève tous les éléments et les métaphores visuelles.
Des lueurs.
La laideur/La maladie
Les personnages.
Les odeurs. Les bruits/le silence
Robinson, l'île, vision cosmique.
Pause de l'éternel voyageur.
Il est dommage que ce poème, tiré du sous-recueil "Images à Crusoé", ait été amputé d'une bonne moitié…

[…]
Joie ! ô joie déliée dans les hauteurs du ciel !
… Crusoé ! tu es là ! Et ta face est offerte aux signes de la nuit, comme une paume renversée.


Il y a là un écho à :

Ô Ville sur le ciel !