Cendrars, La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France - Tous les visages entrevus da

Entraide scolaire

3 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,
je crée ce post pour vous demander votre aide à propos de ce texte que je trouve extrêmement compliqué.
Le problème c'est que je ne comprends pas très bien les enjeux de ce texte. Cependant, j'ai compris que le temps jouait un rôle très important. Mais aussi l'évolution de la sonnerie et de la mort d'Archimède. Bien sûr, il y a une absence de ponctuation mais je ne sais pas comment l'interpréter.
Merci d'avance pour votre aide.
Prose du Transsibérien et de la petite Jeanne de France de Blaise Cendrars (1950)

Tous les visages entrevus dans les gares 
Toutes les horloges 
L’heure de Paris l’heure de Berlin l’heure de Saint-Pétersbourg et l’heure de toutes les gares 
Et à Oufa, le visage ensanglanté du canonnier 
Et le cadran bêtement lumineux de Grodno 
Et l’avance perpétuelle du train 
Tous les matins on met les montres à l’heure 
Le train avance et le soleil retarde 
Rien n’y fait, j’entends les cloches sonores 
Le gros bourdon de Notre-Dame 
La cloche aigrelette du Louvre qui sonna la Barthélemy 
Les carillons rouillés de Bruges-la-Morte 
Les sonneries électriques de la bibliothèque de New-York 
Les campanes de Venise 
Et les cloches de Moscou, l’horloge de la Porte-Rouge qui me comptait les heures quand j’étais dans un bureau 
Et mes souvenirs 
Le train tonne sur les plaques tournantes 
Le train roule 
Un gramophone grasseye une marche tzigane 
Et le monde, comme l’horloge du quartier juif de Prague, tourne éperdument à rebours. 

Effeuille la rose des vents 
Voici que bruissent les orages déchaînés 
Les trains roulent en tourbillon sur les réseaux enchevêtrés 
Bilboquets diaboliques 
Il y a des trains qui ne se rencontrent jamais 
D’autres se perdent en route 
Les chefs de gare jouent aux échecs 
Tric-trac 
Billard 
Caramboles 
Paraboles 
La voie ferrée est une nouvelle géométrie 
Syracuse 
Archimède 
Et les soldats qui l’égorgèrent 
Et les galères 
Et les vaisseaux 
Et les engins prodigieux qu’il inventa 
Et toutes les tueries 
L’histoire antique 
L’histoire moderne 
Les tourbillons 
Les naufrages 
Même celui du Titanic que j’ai lu dans le journal 
Autant d’images-associations que je ne peux pas développer dans mes vers 
Car je suis encore fort mauvais poète 
Car l’univers me déborde 
Car j’ai négligé de m’assurer contre les accidents de chemin de fer 
Car je ne sais pas aller jusqu’au bout 
Et j’ai peur. 
Malgré le titre, ce texte est un poème en vers libres.
Le thème du voyage, du départ, de la gare revisité par Cendrars (dont il convient de relire la biographie réelle ou réinventée)
Relever les champs lexicaux dominants. Les termes "modernes", les lieux …
Importance du rythme qui va créer le mouvement du train, l'avance du train, le bruit du train.
Kaléidoscope d'images captées par les vitres du wagon.
Les bruits du monde, les musiques du monde.
La rose des vents : voyages du monde E/O/N/S
Se mélangent les visions géométriques (Archimède : astronomie-géométrie) et les évocations d'eau
Une poésie moderne. Hier/Aujourd'hui.
Le jeu du langage, la fantaisie : caramboles/paraboles.
Et en filigrane, des éléments personnels : JE (Et mes souvenirs /Même celui du Titanic que j’ai lu dans le journal
Autant d’images-associations que je ne peux pas développer dans mes vers
Car je suis encore fort mauvais poète
Car l’univers me déborde
Car j’ai négligé de m’assurer contre les accidents de chemin de fer
Car je ne sais pas aller jusqu’au bout
Et j’ai peur. )
Le jeu de la vie , les aiguillages inattendus : Les chefs de gare jouent aux échecs
Merci beaucoup pour votre aide !