Bonjour,
Comme beaucoup de gens de nos jours, je tente d’écrire un roman. Plus j’avance et plus je me rends compte de mes lacunes en grammaire. J’arrive généralement à les combler en faisant des recherches sur l’Internet, mais le 3e paragraphe du texte en italique ci-dessous résiste à tous mes efforts.
Je sollicite votre aide parce que je n’en peux plus !
Je ne parviens pas à déterminer le temps correct pour les verbes « prendre », « offrir » et « devenir » dans le 3e paragraphe du texte ci-dessous.
J’utilise généralement le passé simple pour mon roman.
Ici (1er paragraphe), j’utilise le plus-que-parfait. En effet, le narrateur raconte au diable (le narrateur vient d'arriver en enfer) un cours de mathématique qui l’a traumatisé quand il était enfant.
Au 2e paragraphe, le diable lui demande ce qui s’est passé « après » ce cours.
Si le narrateur avait répondu (au 3e paragraphe) en parlant de ce qui s’est passé tout de suite après le cours, j’aurais continué à utiliser le plus-que-parfait. Mais le narrateur a élargi « l’après » : il parle des conséquences de ce cours sur toute son adolescence. On est toujours dans le passé, mais un passé différent qui décrit l’évolution du narrateur sur plusieurs années.
Pour compliquer le problème, les parents du narrateur lui ont offert un ordinateur pendant ce passé étalé. Et, ça, c’est une action instantanée.
Pour l’instant, j’utilise le passé simple. Et, je trouve que le résultat n’est pas fluide, il se peut même qu’il soit erroné !
Si vous pouviez me dire le temps qui vous paraît correct pour « prendre », « offrir » et « devenir » dans le 3e paragraphe, je vous en serais infiniment reconnaissant. Bien entendu, j'écouterai toutes les critiques que vous pourriez émettre sur d'autres sujets que le temps de ces verbes.
Bien cordialement,
Colinparis
LE TEXTE :
Je repris mon récit au moment où j’avais averti la maîtresse – c’est vrai, d’une manière assez discourtoise – de mon sentiment de révolte : la vioque nous expliquerait comment calculer Pi, sinon je ne répondrais plus de rien !… ennemie de ceux qui veulent s’élever, masse indistincte de médiocrité, la classe s’était alors mise à scander : « Oh !… le crâneur !… Oh !… le crâneur !… » Et, Madame Prat, au lieu de faire son travail, de maîtriser cette meute d’ignorants, s’en était prise à moi. Elle m’avait traité de mégalomane incapable de calculer Pi !… j’avais évidemment rué dans les brancards, pulvérisant au passage le nez de Gonzales, son chouchou.
– Que s’est il passé après ? – m’a interrogé le diable qui semblait fasciné par mon récit.
Après – lui narrai je –, je pris le parti de ne plus m’intéresser aux gens, car ils m’avaient humilié avec leurs cris, au point qu’interagir avec eux me donnait des fourmis ; mes parents, le voyant, m’offrirent un ordinateur Oric. Cette formidable machine disposait d’un programme qui, par dénombrement des pixels d’un cercle, approximait la valeur de Pi. Et, Oric devint mon meilleur ami, ex aequo avec mon chien Bistrot, un loup d’Alsace ; je précisai au diable que la race n’existait pas, ce n’était pas prudent d’essayer de le gruger.
Comme beaucoup de gens de nos jours, je tente d’écrire un roman. Plus j’avance et plus je me rends compte de mes lacunes en grammaire. J’arrive généralement à les combler en faisant des recherches sur l’Internet, mais le 3e paragraphe du texte en italique ci-dessous résiste à tous mes efforts.
Je sollicite votre aide parce que je n’en peux plus !
Je ne parviens pas à déterminer le temps correct pour les verbes « prendre », « offrir » et « devenir » dans le 3e paragraphe du texte ci-dessous.
J’utilise généralement le passé simple pour mon roman.
Ici (1er paragraphe), j’utilise le plus-que-parfait. En effet, le narrateur raconte au diable (le narrateur vient d'arriver en enfer) un cours de mathématique qui l’a traumatisé quand il était enfant.
Au 2e paragraphe, le diable lui demande ce qui s’est passé « après » ce cours.
Si le narrateur avait répondu (au 3e paragraphe) en parlant de ce qui s’est passé tout de suite après le cours, j’aurais continué à utiliser le plus-que-parfait. Mais le narrateur a élargi « l’après » : il parle des conséquences de ce cours sur toute son adolescence. On est toujours dans le passé, mais un passé différent qui décrit l’évolution du narrateur sur plusieurs années.
Pour compliquer le problème, les parents du narrateur lui ont offert un ordinateur pendant ce passé étalé. Et, ça, c’est une action instantanée.
Pour l’instant, j’utilise le passé simple. Et, je trouve que le résultat n’est pas fluide, il se peut même qu’il soit erroné !
Si vous pouviez me dire le temps qui vous paraît correct pour « prendre », « offrir » et « devenir » dans le 3e paragraphe, je vous en serais infiniment reconnaissant. Bien entendu, j'écouterai toutes les critiques que vous pourriez émettre sur d'autres sujets que le temps de ces verbes.
Bien cordialement,
Colinparis
LE TEXTE :
Je repris mon récit au moment où j’avais averti la maîtresse – c’est vrai, d’une manière assez discourtoise – de mon sentiment de révolte : la vioque nous expliquerait comment calculer Pi, sinon je ne répondrais plus de rien !… ennemie de ceux qui veulent s’élever, masse indistincte de médiocrité, la classe s’était alors mise à scander : « Oh !… le crâneur !… Oh !… le crâneur !… » Et, Madame Prat, au lieu de faire son travail, de maîtriser cette meute d’ignorants, s’en était prise à moi. Elle m’avait traité de mégalomane incapable de calculer Pi !… j’avais évidemment rué dans les brancards, pulvérisant au passage le nez de Gonzales, son chouchou.
– Que s’est il passé après ? – m’a interrogé le diable qui semblait fasciné par mon récit.
Après – lui narrai je –, je pris le parti de ne plus m’intéresser aux gens, car ils m’avaient humilié avec leurs cris, au point qu’interagir avec eux me donnait des fourmis ; mes parents, le voyant, m’offrirent un ordinateur Oric. Cette formidable machine disposait d’un programme qui, par dénombrement des pixels d’un cercle, approximait la valeur de Pi. Et, Oric devint mon meilleur ami, ex aequo avec mon chien Bistrot, un loup d’Alsace ; je précisai au diable que la race n’existait pas, ce n’était pas prudent d’essayer de le gruger.



