Je n’ai pas modifié tes phrases : j’ai simplement corrigé deux ou trois tournures qui ne me paraissaient pas très claires et j’ai modifié ça et là des éléments de ponctuation et de typographie. Cela dit, on pourrait faire plus simple : par endroits certaines formules sont un peu alambiquées. Cependant, le risque de la simplification serait d’élaguer les efforts que tu as fournis pour écrire en style soutenu. Cher destinataire, bonjourJ’ai mis du temps à vous répondre. Veuillez m’en excuser, car j’ai été incommodée par la chaleur caniculaire qui m’assomme et m’empêche d’écrire.Merci d’avoir pris le temps de lire mes réflexions et d’y avoir répondu. Je pensais susciter votre colère et vos reproches, mais je n’ai reçu que des éloges.Je ne suis ni une féministe, ni une misandre et je ne défends ni la beauté de l’âme ni celle du corps. J’ai partagé ma réflexion sur les tares et les perversions de la société contemporaine, que j’ai voulue neutre et rationnelle. Mais il paraît que mon impulsivité a triomphé de pris le pas sur mon impartialité.Je suis en accord avec tous vos propos. Il est évident que homme et femme sont tous deux sous pression. Je dirais même que, dans l’ère actuelle, les hommes sont plus soucieux du regard qu’on porte sur eux car leurs attributs physiques ne suffisent pas à les rendre séduisants. Ils doivent aussi correspondre au fantasme du prince charmant charismatique et fortuné…C’est ridicule ! Je sais !Les femmes, de leur côté, apprennent petit à petit à se libérer du poids pesant du regard masculin. Il y en a même celles qui instrumentalisent leur puissant attrait pour se faciliter la vie. Ainsi font-elles de leur corps une arme de séduction redoutable. Elles en usent pour conquérir et manipuler ceux qui adulent la chair… d’abord, elles tendent leurs rets, ensuite elles attendent le moment opportun pour piéger la proie qui s’empêtrerait sottement dans leurs filets, pour enfin lui retirer toute vitalité. Je parle bien sûr des séductrices à l’ambition dévorante qui calculent parfaitement tous leurs mouvements.Il y en a d’autres qui sont plus cérébrales et plus exigeantes. Elles Celles-ci adoptent une attitude virile vis-à-vis de l’homme qu’elles désirent surpasser dans tous les domaines. Elles lui imposent des exigences qui dépassent de loin son corps et son âme, pour qu’il corresponde à leur idéal de perfection tant glorifié. Ces femmes subversives quêtent l’égalité et aspirent à l’indépendance. Elles vivent orgueilleusement comme des amazones libres qui refusent d’être de simples femelles.La génération moderne est donc une génération déchue. Elle subit en continu la pression sociale qui reconstruit les différentes facettes de son identité et la contraint à faire des choix rationalistes aux niveaux professionnel et personnel, fût-ce au détriment de la stabilité des rapports humains qu’entretiennent les deux sexes. Nous aurons souvent des hommes et des femmes frustrés qui mentent, s’affrontent et rivalisent entre eux en multipliant les amourettes et les conquêtes (pas tous, heureusement !). Puis, coup sur coup, ils s’immolent en cherchant à triompher dans ce jeu de force malsain et épuisant.Mais ne généralisons pas. Il y a aussi ceux qui voient que « chaque personne brille de sa propre lumière au milieu de toutes les autres » (comme l’affirme un certain Eduardo Galeano). Il y a aussi ceux qui suivent leur cœur et qui refusent de voir en autrui un adversaire à abattre dans un duel. Bref, le rapport homme-femme est un sujet épineux. Les deux campent sur leurs positions pour défendre leurs idéaux (progressistes ou passéistes)…Pour clore Qu’on close ce sujet, et qu’on garde gardons l’espoir qu’un jour nos différences seront estimées à leur vraie valeur, au lieu d’être le point qui attise les discordes.
Demande de correction d’un texte
45 réponses · Page 3 / 3
Je rectifie un autre petit détail.
Il est évident qu’ homme et femme….
Bonjour freddy
Merci beaucoup pour les corrections.
Est-ce que vous pouvez m’indiquer les formules alambiquées pour que je puisse les modifier?
Rien de méchant dans mon « alambiqué »… Disons que certaines phrases pourraient être plus simples, toutefois au risque d’abîmer votre style. Mais ne vous laissez pas trop influencer, conservez votre style épistolaire : il est riche, ce qui n’est plus très habituel actuellement. Je souligne juste quelques exemples qui ne me paraissent plus très naturels :J’ai partagé ma réflexion sur les tares et les perversions de la société contemporaine, que j’ai voulue neutre et rationnelle. Le « que » se rapporte à la réflexion mais il est peut-être un peu loin dans la phrase ? Avec qui avez vous partagé ?Peut-être : Après avoir [longuement] réfléchi sur les tares et les perversions de notre société contemporaine tout en essayant d’être la plus neutre et la plus rationnelle possible, j’ai souhaité partager avec vous le fruit de mes réflexions. Je dirais même que, dans l’ère actuelle, les hommes sont plus soucieux du regard qu’on porte sur eux car leurs attributs physiques ne suffisent pas à les rendre séduisants. Peut-être : « Puisqu’il semble que leur seul physique ne suffise pas à les rendre suffisamment séduisants (ou : à affirmer leur séduction), les hommes d’aujourd’hui sont de plus en plus soucieux du regard que l’on porte sur… (sur quoi, d’ailleurs ? leur comportement, leur attitude,…. ?)Elles lui imposent des exigences qui dépassent de loin son corps et son âme, pour qu’il corresponde à leur idéal de perfection tant glorifié. Là, c’est peut-être plus un problème de sens : des exigences ne « dépassent » pas le corps et l’âme. À la rigueur des exigences peuvent dépasser des capacités, des possibilités, etc. D’autre part qu’y a-t-il au delà de l’âme et du corps ? Elle subit en continu la pression sociale qui reconstruit les différentes facettes de son identité et la contraint à faire des choix rationalistes aux niveaux professionnel et personnel, fût-ce au détriment de la stabilité des rapports humains qu’entretiennent les deux sexes. Je mettrais peut-être tout simplement « en permanence » à la place de « en continu ».Ensuite, je ne suis pas certain que l’on puisse dire que la pression sociale « reconstruit » les facettes d’une personnalité. À la rigueur elle contrarie une personnalité, elle la remodèle, elle la contraint…De même, on pourrait peut-être écrire des choix « rationnels » plutôt que « rationalistes »Ce ne sont que des propositions. Faites comme vous le sentez…
Merci freddy. Je prendrai en considération vos remarques et vos suggestions.
Merci à Jean-Luc, à Jehan et a Ricardo qui m’ont aidée à corriger certaines tournures …
Bonne journée à vous tous 🙏🏼