Bonjour à tous !
Un de mes textes pour l'oral de français est un extrait de la scène 8 de la pièce de théâtre "La cantatrice chauve". Je n'ai pas d'analyse et ne trouve rien de précis sur internet… Si vous avez déjà étudié cet extrait ou si vous ave des idées pour que je puisse tenir les 10 min face au jury ça serai super sympa !
Merci d'avance !!
Un de mes textes pour l'oral de français est un extrait de la scène 8 de la pièce de théâtre "La cantatrice chauve". Je n'ai pas d'analyse et ne trouve rien de précis sur internet… Si vous avez déjà étudié cet extrait ou si vous ave des idées pour que je puisse tenir les 10 min face au jury ça serai super sympa !
Merci d'avance !!
Dans le salon de M. et Mme Smith, la conversation entre les hôtes et leurs invités, M. et Mme Martin, languit. L'arrivée d'un pompier en quête d'incendie relance l'échange.
LE POMPIER – Voulez-vous que je vous raconte des anecdotes ?
MME SMITH – Oh, bien sûr, vous êtes charmant.
Elle l'embrasse.
M. SMITH, MME MARTIN, M. MARTIN – Oui, oui, des anecdotes, bravo !
Ils applaudissent.
M. SMITH – Et ce qui est encore plus intéressant, c'est que les histoires de pompier sont
vraies, toutes, et vécues.
LE POMPIER – Je parle de choses que j'ai expérimentées moi-même. La nature, rien que la nature.
Pas les livres.
M. MARTIN – C'est exact, la vérité ne se trouve d'ailleurs pas dans les livres, mais dans la vie.
MME SMITH – Commencez !
M. MARTIN – Commencez !
MME MARTIN – Silence, il commence.
LE POMPIER, toussote plusieurs fois – Excusez-moi, ne me regardez pas comme ça. Vous me gênez.
Vous savez que je suis timide.
MME SMITH – II est charmant !
Elle l’embrasse.
LE POMPIER – Je vais tâcher de commencer quand même. Mais promettez-moi de ne pas écouter.
MME MARTIN – Mais, si on n'écoutait pas, on ne vous entendrait pas.
LE POMPIER – Je n'y avais pas pensé !
MME SMITH – Je vous l'avais dit : c'est un gosse.
M. MARTIN, M. SMITH – Oh, le cher enfant !
Ils l'embrassent.
MME MARTIN – Courage.
LE POMPIER – Eh bien, voilà. (Il toussote encore, puis commence d'une voix que l'émotion fait
trembler.) « Le Chien et le bœuf » , fable expérimentale : une fois, un autre bœuf demandait à un autre chien : « Pourquoi n'as-tu pas avalé ta trompe ? – Pardon, répondit le chien, c'est parce que j'avais cru que j'étais éléphant. »
MME MARTIN – Quelle est la morale ?
LE POMPIER – C'est à vous de la trouver.
M. SMITH – II a raison.
MME SMITH, furieuse. – Une autre.
LE POMPIER – Un jeune veau avait mangé trop de verre pilé. En conséquence, il fut obligé
d'accoucher. Il mit au monde une vache. Cependant, comme le veau était un garçon, la vache ne pouvait pas l'appeler « maman ». Elle ne pouvait pas lui dire « papa » non plus, parce que le veau était trop petit. Le veau fut alors obligé de se marier avec une personne et la mairie prit alors toutes les mesures édictées par les circonstances à la mode.
M. SMITH – A la mode de Caen.
M. MARTIN – Comme les tripes.
LE POMPIER – Vous la connaissiez donc ?
MME SMITH – Elle était dans tous les journaux.
MME MARTIN – Ça s'est passé pas loin de chez nous.
LE POMPIER – Je vais vous en dire une autre. « Le Coq ». Une fois, un coq voulut faire le chien.
Mais il n'eut pas de chance, car on le reconnut tout de suite.
MME SMITH – Par contre, le chien qui voulut faire le coq n'a jamais été reconnu.
M. SMITH – Je vais vous en dire une, à mon tour : « Le Serpent et le renard ». Une fois, un serpent s'approchant d'un renard lui dit : « II me semble que je vous connais ! ». Le renard lui répondit : « Moi aussi. – Alors, dit le serpent, donnez-moi de l'argent. – Un renard ne donne pas d'argent », répondit le rusé animal qui, pour s'échapper, sauta dans une vallée profonde pleine de fraisiers et de miel de poule. Le serpent l'y attendait déjà, en riant d'un rire méphistophélique. Le renard sortit son couteau en hurlant : « Je vais t'apprendre à vivre ! » puis s'enfuit, en tournant le dos. Il n'eut pas de chance. Le serpent fut plus vif. D'un coup de poing bien choisi, il frappa le renard en plein front, qui se brisa en mille morceaux, tout en s'écriant : « Non ! Non ! Quatre fois non ! Je ne suis pas ta fille. »



