J'ai lu un texte de Descartes où il utilise des conjugaison étrange.
Ex: "persuadoit, pouvoit, j'avois, etc.".
Je voudras savoir sur ce sujet.
Est-ce que quelqu'un peut m'aider expliquer de quoi s'agit-il ?
Bonjour,
Moi aussi, j'en ai déjà lu un avec ces graphies :
[…] Je dis qu’il ne l’ayme pas de la bonne sorte ; car s’il avoit une vraye Amour pour elle, il n’auroit aucune inclination à s’en défier. […]
L’orthographe évolue et, en orthographe modernisée, cela donne :
[…] Je dis qu'il ne l'aime pas de la bonne sorte, car, s'il avait un vrai amour pour elle, il n'aurait aucune inclination à s'en défier. […]
Ici : https://www.hs-augsburg.de/~harsch/gallica/Chronologie/17siecle/Descartes/des_pa03.html
J'ai trouvé quelques infos pour vous.
Sur le site
La langue des XVIe et XVIIe siècles - quelques conseils pratiques :
L'imparfait et le conditionnel s'écrivent avec O et non pas A (j'avois, tu ferois, ils diroient, etc.) jusqu'au début du XIXe siècle (emploi recommandé par l'Académie française en 1835).
En effet, sur le
site de l’Académie française, on peut lire :
Ainsi adopta-t-elle en 1835, dans la sixième édition de son Dictionnaire, l’orthographe -ais pour les mots terminés jusqu’alors en -ois mais prononcés depuis longtemps è (le françois, j’étois, etc.), réforme réclamée au siècle précédent par Voltaire.
Les pages suivantes pourront également vous intéresser :
Pour finir, voici ce que vous pouvez lire chez
Vaugelas (dans ses
Remarques sur la langue françoise française, sur
Gallica) :

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k84316s/f150.tableDesMatieres
Je vous souhaite de bonnes lectures !
Bonjour.
D'abord, merci pour votre aide. À moi cela a été jusqu'au moment un problème parce que je suis Brésilien. J'ai appris la langue Française à 2 ans. Aujourd'hui je suis professeur de langue Française. Mais nous travaillons avec la langue moderne.
Quand j'ai vu le texte, je me suis imaginé qu'il s'agissait d'une conjugaison que je ne connaissait pas. Mais comment savoir quel était le temps verbaux correcte ?
Maintenant vous m'avez donné la réponse correcte avec ce petit morceau de texte : "L'imparfait et le conditionnel s'écrivent avec O et non pas A (j'avois, tu ferois, ils diroient, etc.) jusqu'au début du XIXe siècle (emploi recommandé par l'Académie française en 1835)."
Merci bien.
Ainsi adopta-t-elle en 1835, dans la sixième édition de son Dictionnaire, l’orthographe -ais pour les mots terminés jusqu’alors en -ois mais prononcés depuis longtemps è (le françois, j’étois, etc.), réforme réclamée au siècle précédent par Voltaire.
Vive les réformes orthographiques !
Certaines rimes des tragédies de Racine ou de Corneille (ou des poèmes), nécessitent qu'on garde cette ancienne forme de l'imparfait.