Bien le bonjour à vous,
Je ne parviens pas à trouver de réponse à mon probème, que voici :
Je suis donc dans une prépa' parisienne n'offrant qu'une khâgne LSH (soit Lyon); or voilà, à la lecture de mon parcours et mon profil, ainsi que de la situation concrète, le concours A/L (Classique/Ulm, donc) m'attire bien plus (l'école de même). D'autre part les "chances" d'admission sont plus importantes que pour Lyon : ~5% contre ~3%.
Cependant ma professeure de latin propose des cours de latin optionnels, mais aussi ce qu'elle appelle une préparation à l'épreuve de langue ancienne de l'ENS (Paris/Ulm, donc).
Je n'ai rien pu tirer d'elle que ceci : cela permet de bien entendu passer le concours Lyon dans mon lycée actuel, structure que j'aime beaucoup; mais aussi, et là vient le flou, de passer l'épreuve de langue ancienne (écrite et latin, donc), ce qui résulte par l'envoi de cette copie seule à la correction par le jury de l'ENS (Ulm toujours).
Est-ce que le passage de cette épreuve compte comme une sorte d'"équivalence" ENS via le concours LSH ? Ou bien apporterait-ce un comptage comme candidat A/L (à la place ou en plus du concours LSH) ?
Les khâgneux et autres ex-kh comme professeurs etc. , n'ont pu me donner de réponse; et le site de l'ENS semble uniquement indiquer que la candidature aux deux ENS se fait lorsqu'inscrit au groupe d'épreuves A/L…
Cependant, il est vrai que les choses bougent ces dernières années concernant l'hermétisation des deux écoles l'une vis-à-vis de l'autre… C'est pourquoi je m'adresse à vous qui suivez de près toutes ces actualités.
Enfin, hors-sujet, mais je ne parviens à comprendre comment le système d'internats fonctionne (sur région IdF donc); le site du CROUS ne donne que peu d'infos; hors des contrats passés de façon interne par les lycées, comment fait-on pour les autres structures ?
Sachant que si je change de lycée (et que je suis pris^^) ce sera dans un établissement ne proposant pas d'internat / de foyer.
Merci (beaucoup !) par avance de m'éclairer une bonne fois pour toutes, je vois très flou dans tout cela, et les échéances se rapprochent,
Bonne soirée/journée,
Ajacc
Ta question est floue. Je ne la comprends pas. Le concours est commun. Ce qui te permet de le passer n'est pas d'avoir suivi des cours mais plus simplement de t'y inscrire. Tu vas t'inscrire, tu vas passer les 4 épreuves communes, et toutes les épreuves d'option. Ce que devient ta copie pour Ulm, après, on s'en moque, non ? De même, je ne vois pas l'intérêt de savoir comment tu es considéré(e) par l'administration quand tu candidates aux deux concours…
Quelle option vas-tu choisir?
Si je ne me trompe, la prépa A/L est la prépa littéraire en général (en tous cas, c'est plus logique comme ça même si on trouve effectivement l'appellation khâgne A/L la khâgne classique. Bref). Ulm ou Lyon, ça ne change rien. Fais attention, LSH n'existe plus.
Les pourcentages d'admission ne veulent rien dire et la difficulté dépend du profil de chacun. Si tu es très fort dans une matière, va en Lyon, tu auras plus de chances de "hacker" le concours en faisant le forcing sur une ou deux matières, quitte à avoir de mauvaises notes ailleurs. Ulm recrute des élèves plus polyvalents (qui doivent être à peu près très bon partout). En ce qui me concerne, je trouve le concours de Paris plus difficile, et mieux fait aussi, mais c'est une autre histoire.
Pourquoi exactement te poses-tu cette question? J'ai du mal à comprendre. Tu veux passer les deux concours. Tu t'inscris aux deux concours, tu passes les épreuves communes (français, histoire, philo, LV1), l'épreuve de géographie, de latin, d'option Lyon ET d'option Ulm (que tu ne mentionnes pas). Les épreuves communes te donneront des notes qui, additionnées aux notes d'options après pondération par les coefficients, etc, t'attribueront le rang qui te permettra ou pas d'aller aux oraux. Chaque concours fonctionne de façon indépendante, avec des coefficients différents, ce sont juste 4 épreuves qui sont communes pour permettre aux candidats de passer les 2 concours.
De plus, indépendamment de cette question affective (importante, j'entends, mais il faut aussi penser stratégique si tu veux le concours), passer Ulm en venant de khâgne Lyon est risqué. Sûrement pas impossible, mais plus risqué que la situation inverse à mon sens. Sachant que l'épreuve de latin est difficile bien que pas impossible (j'espère, sans vouloir te stresser outre mesure, que tu en as fait 4h par semaine cette année), avec la version sans dictionnaire à l'oral. Le latin doit se bosser au moins 1h (sans compter les cours) par jour en khâgne pour ne pas plomber tes chances !
Une question que je me pose à mon tour, qui me trotte dans la tête depuis un bout de temps et que je n'ai jamais réussi à résoudre concerne l'épreuve de français. Quand j'ai passé le concours (en 2013, ça a pu changer), le consignes pour la dissert de français étaient différentes entre Ulm et Lyon quant aux exemples: Lyon demandait 100% d'exemples du programme, Ulm 50% de hors-programme. Or l'épreuve est commune: comment les correcteurs font-il, notamment pour les candidats qui passaient les deux concours? Ou je dis n'importe quoi?
Bonjour !
Comme l'a expliqué mattlev, tu peux passer les 2 ens, même sans avoir reçu les cours que ta prof de latin est disposée à donner. De ce fait, tu ne seras pas obligé de quitter ton établissement. Cependant, cela peut te porter préjudice auprès des professeurs si tu négliges la géographie pour le latin, parce qu'ils s'attendent probablement à un bon investissement dans toutes les matières quelles que soient tes ambitions.
Pour répondre à mattlev sur l'épreuve de littérature française : aujourd'hui (d'après mes professeurs de khâgne) c'est un mix des deux ou plutôt un alignement sur Ulm, mais les demandes sont les mêmes pour tous puisque les copies sont distribuées parmi les correcteurs des 2 ens. Donc il faut absolument mettre les œuvres du programme qui correspondent au sujet, mais il faut aussi apporter d'autres exemples. Le seul pépin c'est quand des correcteurs sont encore dans leurs anciennes attentes et pénalisent les étudiants qui ne sont pas dans les "cases", mais bon normalement tout le monde est d'accord pour dire qu'il faut diversifier les exemples (mais en soi l'important est de rendre une excellente copie, ce qui peut être relativement indépendant des exemples choisis).
Ok merci ! L'année ou j'ai passé le concours est relativement proche de la création du concours commun je crois, ils devaient encore être en rodage !
Je suis d'accord avec tout ce qui a été dit.
Juste un détail, mais c'est vraiment digne du musée de la khâgne et ça n'a aucun intérêt au-delà : mattlev, il y avait en effet un flou sur l'équilibre des exemples, mais déjà au début, le système de double correction Ulm/Lyon a été mis en place et tranchait en faveur du profil ulmien. Du moins, c'est ce qui m'a été dit et ce dont j'ai fait l'expérience un peu avant toi (de 2010 à 2012).
Merci pour ta réponse, Artz. C'était une question sans grand intérêt mais ça me perturbait quand même.
Arrivant un peu tard après la bataille, voici tout de même quelques éléments que j'ai glané à ce sujet :
Jusqu'à il y a 3 ans (je crois) l'intitulé comprenait "vous pouvez avoir recours à d'autres exemples".
Et désormais "on ne pourra se passer" d'exemples tiers, littéraires mais aussi artistiques de tous genres.
(Et pas de bile, je ne délaisse pas du tout la géographie pour le concours LSH, je tente juste de me charger d'un peu plus de latin pour Ulm^^)
Le seul pépin c'est quand des correcteurs sont encore dans leurs anciennes attentes et pénalisent les étudiants qui ne sont pas dans les "cases", mais bon normalement tout le monde est d'accord pour dire qu'il faut diversifier les exemples (mais en soi l'important est de rendre une excellente copie, ce qui peut être relativement indépendant des exemples choisis).
J'étais en Lyon pour ma part et on a eu énormément d'exemples en dehors du programme pour "muscler" nos dissertations. Je suis plutôt ravi que cela prenne cette forme aujourd'hui. 😉
@Ajacc gare à l'oral, au-delà du latin en histoire par exemple le programme est plus large, sans préparation suffisante la réussite me semble compromise. Je regarde les sujets pour mon année, alors que le programme était la question des nations en Europe entre 1814 et 1871 à l'écrit, celui de l'oral était la France de 1939 à 1995. Les sujets à l'oral demandent de bonnes connaissances au niveau économique, politique, social… avec des sujets sur le socialisme entre 1939 et 1975, sur les cohabitations, sur la chanson française et sur "les français et l'argent".
À ce sujet, le jury d'histoire à la confession des oraux d'Ulm m'a dit "c'est pas mal, mais il faudra penser à travailler plus l'an prochain".
Moi qui me disais à ce moment précis que je n'avais jamais autant travaillé de ma vie… 😂
Allez, au boulot !
Hello à tous,
Je réécris parce que déjà, ayant passé le concours, je puis préciser pour ce qui est du programme/hors programme en dissert' française : grosso merdo, le rapport est de 30/70% (un tiers/deux tiers, en somme) environ… Visiblement les consignes sont identiques pour ce qui est de la correction. En fait les copies d'épreuves communes sont toutes corrigées ensemble, Lyon et Ulm mélangés…
Du reste, je me permets de donner des nouvelles (au cas où, 😀 ) ; j'ai passé les deux concours, malgré un cafouillage réel dans le choix des options (j'ai pris Lyon en option Ulm, et visiblement mon option histoire-géo' Lyon n'était pas compatible…) : bref je me suis retrouvé avec deux épreuves d'allemand ( 😂 ) sur ma convoc' !
Fort heureusement le thème Lyon ne m'a qu'été profitable, j'ai eu l'impression d'une épreuve beaucoup plus facile que les anciens sujets préparés dans mon coin, avec mon professeur (après, je suis honnêtement assez bon en allemand).
En revanche l'épreuve version-thème Ulm était vraiment difficile (ce fut la seule vraie grande difficulté des 8 jours, pour moi en fait) : version très dense, thème à s'arracher les cheveux.
Quant au latin, justement j'ai perdu beaucoup de niveau dans l'année, je crois (même !), mais un texte du Satiricon m'a enchanté à la version sèche : j'ai eu une vraie impression de…facilité ? Malgré une rigueur réelle, j'ai vraiment vu où étaient les pièges, ou du moins en avais-je l'impression 😂
Bref, oui, étonnante expérience, je ne m'attendais pas à être heureux de moi sur ces quelques jours : mais par exemple, j'ai fini ma version au propre 45 minutes (sur 4h) avant la fin pour le thème Lyon, un quart d'heure (sur 4h aussi) pour le latin ! J'étais vraiment surpris, vraiment.
Enfin voilà, je finis de raconter (un peu quand même) ma vie : désormais je constate que clairement je n'ai pas du tout travaillé de l'année ; loin de m'en vanter ni rien, hein. Mais j'ai le sentiment, comment dire… ? D'être passé au travers du carcan prépa'… Et le pire : ne pas avoir, finalement, pu goûter le plaisir du dépassement réel de soi, quoi, je ne me suis pas challengé, si ce n'est pour tenir mes devoirs et le minimum d'obligations… Bref ! Ajouter à cela le fait d'avoir une bonne impression par rapport au concours, lors même que…ben je ne sais pas du tout ce que je vaux, dans le fond ! Je ne veux pas dire que “j'aurais pu mieux faire blablabla …” mais tout simplement que, par exemple, peut-être que j'ai eu cette impression parce que, somme toute, je suis plus clair quand je blablate ? En tout cas sur la rhétorique du discours, j'ai quasiment toujours eu de bons résultats, (avec une nette progression en hypo' bien sûr)…
Mais là, ambition posée à part, réussirais-je même l'admissibilité voire l'admission à l'une ou même les deux ENS que j'aurais vraiment ce sentiment… de gâchis, d'incomplet, d'inaccompli… Ce serait vraiment injuste, quelque part ; à la fois pour les autres, mais même pour moi.
Bref, je nourris l'espoir de briguer une sous-a' (mon espoir à peu près réaliste le plus haut avant la session des écrits) et surtout une khûbe (de préférence en Ulm ?), dans un lycée où, aussi, les gens auraient réellement une appétence, l'envie du challenge, enfin où les khâmarades aimeraient, tout simplement, ce qu'ils font, auraient cette sorte d'exaltation par rapport au fait des concours ENS… Pour être franc je souhaite surtout cela : une ambiance khâgne ; les "résultats", ces fameux, que m'importe : ce ne sont que des évènements, qu'on ne maîtrise pas assurément. Mais voilà, j'espère, j'aimerais, vraiment, faire une année de khâgne.
Je présume que je vais faire un nouveau sujet pour demander des conseils, des avis… Je ne sais ? Mes prof's, auxquels j'ai un peu parlé m'ont donne diverses réponses : les uns suggérant de simplement rester sur la préparation des oraux (sachant que je dois faire seul pour les oraux d'Ulm…), les autres de commencer à regarder, me renseigner, d'autres encore de rester khûber dans ce même lycée…
Mais j'ai peur que, mettons que je sois admissible, je sois libre seulement vers le 25 juin, et n'aie que très peu de temps pour me renseigner. Enfin, j'espère ne pas être obligé de faire une croix sur ce rêve avorté, et devoir bosser une L3 l'an prochain… Mais bon, les éventualités sont ouvertes.
Bref, à bientôt peut-être sur un autre fil, en tout cas au plaisir de vous lire et écrire, 🙂
(EDIT : pardon pour le pavé^^)